Passer du statut d’ « oral de rattrapage » à celui de « grand oral » au baccalauréat, voilà qui en dit long sur le début de revalorisation de l’oral en France. Le dernier dossier de la Revue internationale d’éducation sur l’oral en éducation permet de voir, sur quatre continents, la diversité des situations, des lignes de force d’évolution et des questions partagées.
[Archives] Surreprésentés dans une spécialité en terminale, les élèves d’origine sociale très favorisée incitent à passer au crible des valeurs républicaines le curriculum des élèves français, marqué par un impitoyable dualisme plutôt que par le prétendu « élitisme républicain ». « Élite » pour les uns, et « excellence » pour les autres, vaste chantier, chantier vital pour notre République.
N’y aurait-il en France de politique éducative que sectorielle, et la politique éducative se réduirait-elle à la juxtaposition de ces politiques sectorielles portées par des acteurs multiples à différentes échelles territoriales ? L’emploi privilégié du pluriel « politiques éducatives » révèle une conception dominante de l’éducation à la découpe.
Pour connaître la manière dont les élèves ont vécu les semaines de confinement du printemps 2020, une enquête auprès des collégiens, menée pendant le confinement par le Laboratoire BONHEURS de CY Cergy Paris Université, apporte de précieux compléments aux enseignements tirés par la DEPP d’une étude menée à la rentrée 2020 auprès d’élèves écoliers et collégiens lors du confinement.
Enseigner l’éloquence : il ne manquait qu’un tuyau supplémentaire au buffet d’orgue des enseignements au collège, diront les esprits moqueurs. Le rapport consacré par l’inspection générale à cet enseignement est révélateur de la règle du jeu des savoirs scolaires dans l’Ecole française.
Pourquoi dans les propos officiels sur l’éducation, certains mots reviennent-ils fréquemment, quand d’autres en sont soigneusement exclus ? N’y aurait-il pas dans ces choix l’expression d’une vision politique de l’École visant à ce qu’au fond, échappent à la remise en question certaines croyances solidement établies ?
Les « propositions pour l’Ecole et les jeunes » adoptées ce mois-ci par Les Républicains sont l’affirmation d’une orientation éducative propice au rapprochement avec d’autres forces politiques dans la perspective présidentielle de 2022. Souhaitons que le débat national sur l’Ecole sorte résolument de ces profondes ornières.
Demander que l’éducation aux médias et à l’information devienne « une matière à part entière », c’est poser de fait une question jusqu’ici taboue dans l’éducation nationale française : celle de ce qui est réellement enseigné aux élèves et de ce qu’ils ont vraiment acquis au terme de leurs années de formation scolaire.
Est-ce faire progresser l’inclusion à l’université que de ne plus sanctionner orthographe et ponctuation dans les travaux écrits des étudiants ? La réflexion d’universités anglaises semble n’avoir fait qu’une partie du chemin. La lutte contre l’élitisme ne saurait se borner à entériner une inégalité culturelle de fait.
Traiter du dessin de presse et de la caricature, symboles de la liberté de la presse et d’expression, conduit les enseignants à s’interroger sur leur éthique éducative pour dépasser les binarités le plus souvent stériles du débat public : il ne s’agit pas de céder ou ne pas céder devant le fanatisme, mais de faire prévaloir en toute situation le respect et la compréhension de l’autre.