Les communes ont longtemps été le cœur battant de la République sociale.
Avec Pour un nouveau communalisme, Cécile Gintrac, Manuel Menal, Allan Popelard et Antoine Salles-Papou proposent de relancer ce cœur.
En 2024, 107 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. Une hausse de 11 %. Ce ne sont pas des “drames conjugaux”, ni des “crimes passionnels”.
Elle est franco-israélienne. Elle a perdu un proche dans les combats de 2023, à Gaza. Depuis, elle écrit, parle, crie parfois. Non pas pour venger, mais pour comprendre comment un pays qu’elle aime — et auquel elle appartient — peut en arriver à transformer le chagrin légitime en une machine de destruction massive.
Députée insoumise, féministe et humaniste, Ersilia Soudais subit depuis des semaines une campagne haineuse mêlant sexisme, calomnies et diffamation. Mais derrière la violence politique qu’elle traverse, il y a une femme de convictions, une élue sincère et courageuse, dont le travail mérite d’être entendu.
La République se veut universelle, mais elle a été façonnée par et pour les hommes. L’heure est venue d’en refonder l’âme, de la rendre vraiment égalitaire, inclusive et émancipatrice. Une République féministe, loin d’être un rêve, est une exigence de justice.
Dans les luttes, on parle souvent de stratégie et de programme, rarement de tendresse et de soin. Pourtant, sans camaraderie, la gauche ne tiendra pas. Dans ce texte, je raconte ce que ces liens changent, à La France insoumise comme dans la vie : la certitude que faire société, c’est aussi s’aimer.
Le 7 octobre, le Hamas a attaqué Israël dans une violence inouïe. Des civils massacrés, des otages, des familles brisées — une horreur absolue. Deux ans après, Gaza n’existe plus que sur les cartes. Une terre dévastée. Je pense souvent à mon ami, tombé là-bas. Il n’était ni soldat, ni héros. Juste un homme de convictions, parti aider, témoigner, comprendre.
Moi, je doute. Moi, je mesure mes mots, je m’excuse, je corrige. Eux, ils s’imposent. Et à force, je finis par intérioriser ce déséquilibre : si je me tais, c’est peut-être que je ne suis pas assez sûre de moi. Mais non, la vérité, c’est que je me tais parce qu’ils ne laissent pas de place.
J’ai longtemps cru que les collectifs militants, parce qu’ils portent l’égalité, seraient des espaces plus sûrs, débarrassés des rapports de domination que nous combattons dans la société. L’expérience m’a montré le contraire : le patriarcat s’y glisse subtilement, souvent sous la forme la plus insidieuse, celle de la manipulation masculine.
On parle souvent de la précarité économique en chiffres. Taux de chômage, inflation, pauvreté des ménages : autant d’indicateurs qui nourrissent les discours politiques et médiatiques. Mais derrière ces statistiques se cachent des vies traversées par une autre réalité, moins visible et pourtant ravageuse : l’impact psychologique et émotionnel de la pauvreté.