Saint-Gobain, fleuron historique de notre industrie manufacturière, crée si peu de valeur pour les actionnaires depuis dix ans que la question de son futur est posée. La dernière assemblée générale, le 2 juin 2016, n'a pas permis de rassurer les actionnaires sur la capacité de rebond du cours du titre.
Le silence de l'Etat sur les irradiés de Béryl, catastrophe survenue le 1er mai 1962 dans le Hoggar a suscité pour les témoins le "poison de la méfiance " pour le nucléaire militaire. Le même climat prévaut aujourd'hui à l'annonce des défaillances du nucléaire civil, masquée longtemps par le secret des affaires sous la protection d'un Etat défenseur sans concessions de sa filière.
Nicolas Sarkozy a eu tord de contester la date du 19 mars pour commémorer la fin de la sale guerre d'Algérie. Cette date mémorielle appartient à l'Histoire pour rappeler les sacrifices imposés aux soldats du contingent.
Le livre de Jean-Michel Quatrepoint dévoile le dessous des cartes du jeu très personnel de Patrick Kron, patron de droit divin, qui a permis à General Electric de mettre la main sur l'ensemble des activités énergie de son groupe. Ainsi, comme le souligne l'auteur, " une pièce maîtresse de son industrie échappe à la France. " . N'y avait-il que cela à faire ?
Trois groupes ont perdu leur identité, cédés à des concurrents étrangers avec l'assentiment de l'Etat, par ailleurs défaillant à l'égard d'Areva, le grand architecte-assembleur de notre filière nucléaire en quasi-faillite. Ici, il n'a pas joué son rôle d'autorité de contrôle garant des deniers publics et d'un savoir-faire reconnu. Le citoyen est en droit de lui demander des comptes.
Trois groupes ont perdu leur identité, cédés à des concurrents étrangers avec l'assentiment de l'Etat, par ailleurs défaillant à l'égard d'Areva, le grand architecte-assembleur de notre filière nucléaire en quasi-faillite. Ici, il n'a pas joué son rôle d'autorité de contrôle garant des deniers publics et d'un savoir-faire reconnu. Le citoyen est en droit de lui demander des comptes.
Réformer la France en retenant les leçons de L'étrange défaite, de l'historien Marc Bloch, à propos des raisons du désastre de 1940. Marc Bloch , héros et martyr de la Résistance, dont le grand mérite fut de témoigner sur la débâcle française en analysant, avec pertinence , les maux dont souffre la vie politique de notre pays et qui soixante-quinze ans plus tard retrouvent toute leur actualité.