Une femme enceinte refoulée à la frontière par la police française meurt en donnant naissance à son bébé prématurément. De la violence quotidienne qui règne à la frontière franco-italienne, d'une politique assumée par le gouvernement.
Le traité de Sandhurst réassure le partenariat entre la France et le Royaume-Uni. Il présentait comme une avancée humanitaire le regroupement de mineur-e-s isolé-e-s étranger-ère-s avec leur famille au Royaume-Uni. Dans les faits, il s'agissait simplement de respecter la législation européenne. Deux jours plus tard, le ministre français de l'intérieur vidait cette mesure de sa substance.
Le centre de rétention de femmes de Yarl's Wood présente un concentré de violences liées à l'enfermement, au racisme et au genre. Héritières d'une tradition de luttes de l'intérieur, une centaine de femmes y sont en grève de la faim depuis le 21 février.
Le gouvernement espagnol propose un accord entre l'Union européenne et le Maroc sur le modèle de celui qui existe avec la Turquie, pour bloquer les exilé-e-s qui tentent de gagner l'Europe par la Méditerranée occidentale et les stocker sur le territoire d'un État voisin.
Il y a la communication publique de l'Union européenne, pleine de grands principes. Et puis il y a les documents de travail, plus directs. Par exemple la note de projet du 9 février 2018 sur la politique d'expulsion.
Comme l'a révélé Bastamag, le dispositif d'hébergement PRAHDA est financé par un fond rémunéré à 3,5 %. L'une de ses missions est d'accueillir des personnes assignées à résidence et de préparer leur expulsion. Un premier pas, qui pourrait être continué avec les centres de rétention ?
S'il est trop tôt pour savoir si le quinquennat Macron sera pire que les précédents en matière de persécution des personnes identifiées comme rromes, le rapport de la LDH et de l'ERRC pour l'année 2017 montre une parfaite continuité des discriminations et des évacuations de squats et de campements, qui se déroulent sauf exceptions sans solution pérenne de relogement ou sans solution du tout.
La Contrôleure Générale des Lieux de Privation de Liberté s’exprime par rapport au projet de loi sur l’immigration. C’est une condamnation simple, nette, objective, de la part d’une autorité indépendante, qui nous rappelle que quelque chose de grave est en train de se jouer.
Ce 21 février va être présenté en conseil des ministres un projet de réforme du droit d'asile et du droit des personnes étrangères. Les associations impliquées dans l'organisation des États Généraux des Migrations appellent à une journée d'action, tandis que les salarié-e-s de l'OFPRA et de la CNDA, ainsi que les salarié-e-s du secteur de l'asile, se mettent en grève.
L'allongement de la durée d'enfermement dans les centres de rétention va réduire leur efficacité en terme d'expulsion. L'organisation des expulsions va-t-elle reposer plus largement sur l'assignation à résidence, ou sur la construction de nouveaux centres de rétention ?