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La conception wébérienne de l’État a suscité une large adhésion. Il n’y a pas jusqu’aux idéologues réactionnaires qui ne s’autorisent à en user afin de légitimer leur pouvoir (F. Escalona). Si scientifiquement, elle constitue un préalable à toute analyse sur la question, nombre d'intellectuels, parmi lesquels Pierre Bourdieu, l’ont précisé afin d’expliquer l’efficace de tout régime de domination.
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Nombreux sont ceux qui s’étonnent aujourd’hui de l’alliance des droites et de l’extrême-droite. Pourtant, c’est une constante historique. Au sein d’un champ politique triparti, les libéraux entendent maintenir coûte que coûte leur position dominante, quitte à s’appuyer sur l’extrême droite et partant la normaliser.
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Les temps sont au désenchantement ! C’est la version que l’on nous livre depuis des semaines. Il n’y a pas jusqu’à la contestation actuelle qui ne serait favorable à l’extrême droite. Ici s’achève le roman néo-libéral, description du monde qui est aussi énonciation, l’affirmation qui cherche à faire exister ce qu’elle énonce et, partant, à étouffer toute velléité politique.
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Comment expliquer les références récurrentes sur les réseaux sociaux aux évènements révolutionnaires français du dernier tiers du XVIIIe siècle (Louis XVI, Révolution, noblesse, tiers-état). Pareil usage autorise-t-il à qualifier la période de révolutionnaire ? Une insurrection est-elle nécessairement une révolution, en somme un bouleversement de l’ordre social et politique ?
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Au moment où s’opposent vertement deux légitimités, celle « du suffrage » et celle « de la rue », cet article propose de revenir sur les fondements historiques d’un des mythes politiques nationaux les plus efficients : celui de la représentation comme conquête démocratique.
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Dans un article consacré à la stratégie d’opposition mise en œuvre par un parti de gauche à l’Assemblée contre la réforme des retraites, le philosophe G. de Lagesnerie analyse les enjeux de pouvoir qu’enferme la volonté de domestication des oppositions. Cet évènement s’inscrit dans une histoire longue de la conflictualité politique sur laquelle il s’agit de revenir.
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Dans le cadre de mes recherches sur l'immatérialité de la désobéissance je publie cet entretien avec le Secrétaire général de la CGT : Philippe Martinez. Cet entretien s'est tenu en 2017. Il inscrit l'engagement syndical dans une perspective socio-historique qui permet de saisir les dynamiques en cours.
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Que nous dit l'affaire Thomas Portes de notre démocratie ? Tout est-il permis en politique ? Peut-on accepter qu'une majorité instrumentalise le règlement intérieur de l'Assemblée pour des délégitimer l'opposition ? Ce billet entend susciter cette triple interrogation.
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Le 8 novembre 2022, l'association coudes Acoudes organise un meeting consacré à la criminalisation de l'action syndicale et politique (Salle A. Croizat, Bourse du Travail, Paris, 19h). C'est dans ce cadre qu'est publié cet entretien avec P. Christmann, syndicaliste condamné pour avoir jeté des confettis et de la peinture à l’eau dans les locaux d’une organisation patronale lors d’une manifestation.
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Depuis plus de deux siècles, droite radicale et l'extrême droite s'autorisent à qualifier Napoléon Bonaparte de républicain. Pareille falsification historique nécessite une mise au point scientifique.