• Que reste-t-il de la révolution d'Octobre?

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    "L'Humanité" publie un Hors-série consacré à la révolution d'Octobre d'un grande richesse: multiplicité des angles d'attaques, qualité des contributions, conséquences pour notre présent. Le communisme est-il mort? On en sort convaincu que non, si on le distingue radicalement du stalinisme qui a dominé en URSS.
  • Incroyable et ahurissant Badiou!

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    Alain Badiou, dans une incroyable et ahurissante interview, justifie sa défense de l'héritage révolutionnaire de Lénine et de Mao, au nom de son "hypothèse communiste". Il ne se rend pas compte que cet héritage contredit le message de Marx, tant théoriquement que politiquement, et qu'on ne saurait être indifférent aux crimes commis en son nom. Ce n'est pas ainsi que l'on sauvera l'idée communiste.
  • La superbe complexité de Desplechin

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    "Les fantômes d'Ismaël", le nouveau film de Desplechin, nous confirme que celui-ci est un des cinéastes les plus originaux de sa génération. Il déploie la trame complexe d'un cinéaste concevant un film dans lequel il projette ses fantasmes amoureux et familiaux, tout en étant aux prises avec une situation affective inédite. Un film profond, à la fois sombre et et lumineux.
  • Bertrand Russell, le grand démystificateur des religions

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    Bertrand Russell, le plus grand philosophe du 20ème siècle, aura su mettre son intelligence au service de la compréhension rationnelle de la vie sociale et politique, afin de contribuer à l'améliorer. D'où sa critique intransigeante et lucide des religions - de toutes les religions - qui ont fait et font plus de mal que de bien à l'homme. Il faut entendre ce message.
  • Brève réflexion sur la politique selon Macron

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    Macron a une formation de philosophe et il est intéressant d"examiner ce qu'il pense de la politique. Or j'avoue ma déception: coincée entre le court terme et le long terme, insérée dans une mondialisation inévitable, la politique paraît n'avoir qu'un pouvoir faible sur le réel. Pourtant, il revalorise justement l'idéologie. Mais celle-ci n'est qu'un attrape-tout, au service du libéralisme.
  • Doillon et Rodin : quand l'art nous exhausse au-dessus de nous

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    Le film de Doillon sur Rodin est à voir absolument. Évoquant le travail l obstiné d'un grand artiste ainsi que les retombées de son activité sur sa vie amoureuse difficile, il témoigne de la passion que l'art peut susciter chez un créateur. Et il nous permet de contempler nombre de ses chef- d'oeuvre et d’expérimenter le pouvoir de l'art sur nous.
  • Macron, un coup à gauche, un coup à droite: OK ou KO?

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    On a élu, par défaut, un président caméléon. Passé de la gauche à la droite, le voilà qu'il nomme comme premier ministre un homme qui revendique son identité de droite, dans un gouvernement qui mêlera donc la droite et la prétendue gauche. C'est brouiller le clivage gauche/droite qui a un fondement social et oublier tous les progrès obtenus contre la droite. Il n'est pas sûr que cela réussisse.
  • Les chemins difficiles de l'émancipation, livre de Yvon Quiniou (Kimé)

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    Le triomphe mondial du capitalisme aujourd'hui produit des effets aliénants terribles sur les hommes, y compris dans leur vie individuelle. Trop peu sont ceux qui le soupçonnent. Il faut donc éclairer théoriquement cette situation aux multiples visages si l'on veut qu'une politique intelligente et généreuse nous en émancipe, quelle que soit la difficulté de la tâche.
  • Le choix de rupture de Mélenchon: plus qu'une erreur, une faute.

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    Mélenchon vient de rompre avec les communistes pour les législatives. C'est une erreur, car il sous-estime le rôle que les communistes ont joué et pourraient jouer dans son audience. Mais c'est aussi une faute: manque de reconnaissance à l'égard d'un allié et volonté d'occuper tout seul le terrain. Il sera isolé et risque de casser idéologiquement cette nouvelle gauche qui émerge.
  • Macron: voilà clairement le président libéral qu'on va élire, pour éviter le pire.

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    Macron sera élu dimanche. Non sur son programme, qui est clairement libéral sur le plan économique et régressif sur le plan social, et qui s'inscrit dans une vision économiste de la société qui fait fi de ses dégâts sociaux. Il ignore ainsi que la politique doit s'inspirer de la morale en servant les intérêts du peuple tout entier. Pourtant beaucoup vont voter pour lui, pour éviter le pire,