Témoigner de l'immanence de la transcendance et de la transcendance de l'immanence ("Arrête, où cours-tu donc, le ciel est en toi : et chercher Dieu ailleurs, c'est le manquer toujours." Angelus Silesius)…
Tant qu'on ne tient pas compte de ce que Jésus, comme nous toutes et tous, en tant qu'être humain, a pu, et même dû, évoluer dans sa pensée et les conceptions de son rôle, au cours de sa vie, y compris au cours de son ministère public...
Pourquoi Dieu se limiterait-il à ne s'être incarné qu'en un seul être, une seule personne, un seul humain ? Une telle conception est un certain aboutissement logique d'une notion de Dieu complètement extérieur au monde, mais pourquoi cet a priori ?
Ces questions de respect du shabbat, sans être omniprésentes, reviennent cependant comme une rengaine au travers des évangiles, signifiant ainsi indirectement l'importance de cette institution (bien fondée ou non ?) dans le judaïsme.
Augustin résumera l'ensemble des règles de comportement prônées par le christianisme par cette seule formule quasiment jubilatoire : aime et fais ce que tu veux. À prendre au pied de la lettre ?
Jésus : prolongation ou rupture d'avec le judaïsme ? le christianisme, tenté parfois de s'inscrire dans la rupture, a globalement choisi de se maintenir dans une supposée prolongation de ce dernier, s'en revendiquant héritier...
Jésus était-il attaché à la notion de souveraineté d'Israël sur "sa" terre, était-il attaché à la notion de peuple "élu", unique, parmi toutes les autres nations, lui qui finira par dire que sa royauté n'est pas de ce monde ?
Sommes-nous responsables des malheurs qui peuvent nous frapper dans nos vies ? Les pauvres sont-ils pauvres, les malades sont-ils malades, les handicapés sont-ils handicapés, parce qu'ils ont commis des fautes et en sont donc punis ainsi ?
Quand le lépreux se trouva soudain entièrement guéri de sa maladie, le plus stupéfait des deux, ce ne fut pas le malade mais le "guérisseur", qui, lui, ne s'y attendait absolument pas... Quelle a donc été la source de cette guérison ?
Une fois qu'on a dit "miracle", on n'a rien dit, on s'est juste contenté de classer des faits dans une case, qui pour les uns est équivalente à supercherie et pour d'autres la seule branche à laquelle se rattacher ; et après ?
Nous sommes des "schizophrènes", nous comportant comme si notre psychisme et notre physique étaient deux entités distinctes, sans rapport l'une avec l'autre, comme deux chevaux tirant, l'un à hue, et l'autre à dia.