Toute la France le sait, à présent : Hichem Miraoui, le coiffeur de Puget-sur-Argens dans le Var, a été tué par Jun voisin raciste, xénophobe, partisan de l’ultra-droite. Essayons d’aller au-delà de l’événement pour mieux comprendre ce qu’il révèle, comme toutes les violences, des impasses de notre société et de nos états.
Poursuivons la réflexion entreprise la semaine dernière sur la place croissante de l’ego dans l’espace public des médias et de la communication politique.
Dans « Mediapart » du 20 mars dernier, K. Delli critique la vie des Écologistes en évoquant le « tout-ego » qui mène même ce parti dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027. Une piste pour comprendre ?
Après le 1er mai, interrogeons-nous sur le sens du 8 mai, un autre anniversaire. Il y a 80 ans, le 8 mai 1945, l’armistice entre l’Allemagne et les alliés mettait fin à la guerre. À l’Est, c’est le 7 mai, la veille, qu’un armistice semblable avait été conclu entre l’Allemagne et l’Union soviétique et ses alliés.
En juin 1972, André Gorz publie, sous le pseudonyme de Michel Bosquet, un article faisant de la décroissance une condition de notre survie. Il reprenait ainsi des conclusions d’analyses du Club de Rome et du M.I.T., dont le rapport Meadows (1972) sur « les limites de la croissance ».