La laïcité, en France, est perçue le plus souvent comme nécessairement a-religieuse (sinon anti-religieuse ; mais cela n’a pourtant rien d’évident. Cette représentation concerne en particulier deux moments fondateurs, à savoir celui de l’institution d’une Ecole républicaine et laïque au début de la troisième République triomphante et celui de la Séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905.
La réforme du lycée prétend revaloriser la filière ‘'L'' , la filière dite ‘'littéraire''. Mais cette revalorisation n'est pas située au cœur même de ce qui a été classiquement l'enseignement secondaire littéraire français, à savoir la littérature et les langues anciennes.
Certaines évaluations scolaires défrayent actuellement la chronique ; et on peut penser que ce n'est pas près de finir quand on prend connaissance de certains éléments aussi disparates qu'énigmatiques.
La question de la formation des enseignants est en train de prendre une ampleur inédite. La FCPE ( la première fédération de parents d’élèves ) et les organisations lycéennes UNL et FIDL ont appelé à participer à la journée de mobilisation du 21 janvier pour la défense de la fonction publique et des services publics.
L’UMP a lancé une pétition pour une meilleure application du titre III de la loi du 31 mars 2006. Mais l’antécédent anglais, pourtant plus répressif, apparaît au total peu convaincant .
La vivacité des réactions déclenchées par l’annonce que l’histoire-géographie pourrait devenir optionnelle en terminale ‘’S’’, le prouve encore à l’évidence. D’autant qu’il a été bien peu question de la géographie, en l’occurrence… Oui, selon l’expression très juste employée il y a déjà plus de quinze ans par l’historien Philippe Joutard, en France, " l’histoire est une passion " ( cf " Une passion française : l’histoire " in "Histoire de la France. Les formes de la culture ", sous la direction d’ André Burguière et Jacques Revel, Seuil, 1993 ).