Le préfet de Mayotte enchaine les destructions de quartiers pauvres. Vendredi dernier 150 habitations furent à leur tour rayées de la carte. Ces opérations répétées seraient autorisées par une loi brandie comme un talisman par les décideurs. Pourtant il s'agit de décisions fondées sur le mensonge et de tyrannie envers des populations fragiles, politiques qui salissent l’honneur de la République.
Le préfet de Mayotte a signé récemment deux arrêtés de démolition des quartiers pauvres. La série funeste se poursuit sans heurt. A présent les habitants ne se font même plus d’illusion sur les promesses de relogement. Le pouvoir ignore-t-il que la lutte féroce engagée contre les pauvres atteindra tôt ou tard les catégories les plus élevées ? Espère-t-il l’explosion comme solution définitive ?
Dernier épisode d'un feuilleton qui dure depuis le 21 juin 2021, date de l'arrêté préfectoral ordonnant destruction du quartier Karobole. Le survol du quartier nettoyé de ses habitants présente un spectacle de désolation accablant. La série se poursuivra : déjà la préfecture a publié deux nouveaux arrêtés de démolitions pour 83 habitations. A suivre ...
La visite conjointe de deux ministres a permis à l’État de réaffirmer sa volonté de poursuivre sa politique d’éradication des quartiers pauvres et d’effacer la population indésirable du territoire. Il y pratique une étrange martingale : combattre la pauvreté en congédiant les pauvres ! Les habitants vont planter leur case dans le quartier voisin. Deux mères de famille disent leur effarement.
Par daniel gros
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Mardi 17 août, à Mayotte, des agents de la police municipale marquent les habitations d’un « bidonville ». Se prépare ainsi la destruction du dixième quartier en dix mois. Sans une politique du logement social, l'éradication de l'habitat indigne met à la rue des milliers d'habitants les plus pauvres de l'île. Maître d’œuvre des catastrophes, l’État français dérègle sans répit la société mahoraise.
Tout en préparant une loi contre le séparatisme, le gouvernement poursuit à Mayotte une œuvre de séparation aux conséquences tragiques sur les populations. Il a pris le relai des meutes xénophobes en démantelant lui-même tambour battant les quartiers pauvres sans souci des habitants. Aujourd’hui le témoignage d’une mère de famille française met à jour les fondements du tri humain pratiqué.
Sous prétexte de résorber l’habitat indigne, la mise en œuvre de la loi ELAN à Mayotte provoque des drames humains odieux. La supercherie est vite démasquée : l’indignité frappe une nation orgueilleuse qui détruit la maison des pauvres sans souci des familles qui l’occupent. Dénonciation sur Radio Fréquence Paris Plurielle, émission RESF en ligne.
Mayotte est devenue folle. La mise en œuvre implacable de la Loi ELAN qui ambitionne de résorber l’habitat insalubre ne détruit pas seulement des maisons. Elle attaque les fragiles équilibres qui assurent tant bien que mal la survie de la majorité des populations en détruisant l’habitat pauvre traditionnel et les réseaux de solidarité. Un jeune homme témoigne d'un indicible désarroi.
Poursuite des chroniques sur le programme des démolitions de quartiers pauvres à Mayotte. Où l’on voit que la préfecture n’hésite pas à tordre la loi ELAN pour résorber l’habitat insalubre sans souci des populations réduites à se terrer dans les montagnes. Suivent les témoignages d’un homme et d’une femme prises dans la folie gouvernementale.
Sous prétexte de lutter contre l'habitat insalubre, une guerre contre les pauvres est déclarée. Irruption dans les maisons, lancers de bombes lacrymogènes pour extraire des familles sous le choc. Démolition sans relogement préalable. Deux habitantes témoignent du harcèlement qu'elles subissent. La responsabilité de l’État dans le niveau de violence qui secoue Mayotte est clairement engagée.