Livia Garrigue
Journaliste à Mediapart

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L'Hebdo du Club

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Billet de blog 24 juin 2022

Hebdo #127 – Législatives : face au front réactionnaire, quelques espoirs et mille périls

Cette semaine, les contributions du Club, travaillées par un sentiment d'urgence vitale, tissent l’écheveau de défis qui s’offrent à la gauche dans une nouvelle ère de périls. Parmi eux, mobiliser durablement des foules de citoyen·nes éloigné·es de la politique, réinvestir l'Etat comme champ conflictuel tout en cimentant le combat parlementaire aux luttes populaires. Et surtout, déjouer les ruses à venir d’un front néolibéral et réactionnaire institutionnalisé, piloté par une extrême droite encravatée qui saura se donner le beau rôle démocratique. 

Livia Garrigue
Journaliste co-responsable du Club de Mediapart
Journaliste à Mediapart

« Chaque interstice de reprise de pouvoir, chaque brèche d’alternative, chaque idée d’opposition au système qui tue doit être investie. » Cette formule, pétrie d’un sentiment d’urgence, clôt la démonstration d’amertume et de colère de Soldat Petit Pois, jeune contributrice du Club, au lendemain du second tour de l’élection présidentielle, fin d’une séquence électorale « étranglée entre de fins espoirs et les possibilités de déroute »

Face au déferlement des 89 députés d’extrême droite à l’Assemblée Nationale, la contributrice s’arroge un droit à la colère non contenue, et à une part d’irrationalité — un droit d’en vouloir à la terre entière. Dans son texte, elle tempête contre les différents groupes sociaux qui, à leur insu ou non, participent à éterniser le système écocidaire doublé d’une foule d’injustices. « Je t’en veux, toi », leur écrit-elle frontalement. L’ « adulte impassible » à l’indifférence mortifère, le « vieillard réactionnaire » qui « vote massivement pour tuer les jeunes », mais aussi la « jeunesse idiote dont je fais si souvent partie ». Elle incrimine les abstentionnistes de tous âges, blâmables pour leur immobilisme mortifère. Et enfin, pour que tout le monde prenne sa part, les plus puristes du peuple de gauche, « ceux qui veulent rester secs de toute souillure idéologique ». L’heure n’est plus à « cracher dans la soupe » — mais à souper à la table du pouvoir quand on le peut. La déconvenue face à cette stagnation politique, Soldat Petit pois semble la vivre dans sa chair.

Colère mal calibrée

En allouant à chacun·e sa portion de culpabilité, Soldat Petit Pois semble en colère contre sa propre colère. C’est « une colère mal calibrée, qui s’exprime à l’encontre de ceux qui dirigent, écrasent et oppriment, mais qui, cette fois, a l’envie malsaine de se jeter sur ceux qui n’ont pris aucun rôle dans le déroulement des drames. » Dans un texte d’Alexis Dayon dont le dosage d’optimisme semble inversement proportionnel à celui de la contributrice pré-citée (il évoque « la forêt des victoires à venir » derrière « l'arbre de la défaite »), celui-ci reconnaît avoir été aussi « travaillé par une intense déception, saisi par un élan âpre de désamour pour [ses] semblables »

Étouffeurs d'espoirs 

« Étranglement » (Soldat Petit Pois), « question de survie » (Mačko Dràgàn) ; un « un péril de survie écologique » (Margot L’Hermite) ; la colère contre les « médiocres qui empêchent d’autres possibles » (Agnès Druel), et qui asphyxient tout embryon d’espoir… Si la dynamique inespérée portée par la Nupes, saluée dans les textes, entretient une (petite) flamme d’espérance, le registre sémantique de l’urgence vitale utilisé par les contributrices et contributeurs du Club, et notamment les plus jeunes, témoigne du gouffre entre deux rapports au monde et à la politique, dans une période qui souligne et clarifie les antagonismes. Le précipice qui départage, d’un côté, les tenants confortablement installés du statu quo et du pouvoir, et ceux pour qui le relatif essor des forces de l’émancipation présageait une respiration dans un contexte de suffocation ; un espace où désirer. Ceux pour qui la politique n’est rien — ou tout au plus un jeu vide de consistance et un outil de conservation des privilèges — et ceux pour qui elle est tout. 

© Baptiste Fuchs

À cette relation sensible, épidermique et quotidienne à la politique, travaillée au corps par l’urgence climatique et la conscience des injustices sociales, s’oppose le somnambulisme collectif imposé par les dominants. Cette désillusion face à cette léthargie politique traverse les textes lus cette semaine. Mais tout l’enjeu est là, dans le combat contre la désaffection civique : cette politisation du quotidien, le souci de l’autre et du futur, doit être transmise, étendue, contagieuse aux « 0,034% qui nous ont manqué », selon les calculs rapportés par Alexis Dayon, professeur de philosophie, dans son billet. Dans son texte, il détaille l’étape qui suit la colère, dans son cheminement personnel post-électoral : « La rage commençant à retomber, il m'apparaît qu'il est idiot d'en vouloir aux gens plutôt qu'aux causes matérielles qui déterminent les gens à agir comme ils le font. »

La France qui regarde ses pieds 

Parmi l’écheveau de gageures qui s’offrent à la gauche dans une nouvelle ère de périls, la question de l’inappétence pour les urnes, si elle n'est pas forcément synonyme de désintérêt politique, figure au cœur des contributions du Club cette semaine et apparaît comme un défi majeur pour la gauche. « Cette moitié de la France qui ne s'exprime pas, qui regarde ses pieds, écrit Renald en commentaire sous le texte de Soldat Petit Pois, c'est aussi notre réservoir d’espoir ». Parmi « ceux qui laissent faire, ceux qui s’en fichent » fustigés par la contributrice, il y a là tout un peuple à arracher aux griffes du nonchaloir, à activer, politiser, remobiliser.

Pour René Monzat, spécialiste de l’extrême droite et auteur de plusieurs textes éclairants dans le Club, la question de l’enrôlement des couches populaires est décisive. Face aux alliances futures du bloc identitaire et du courant libéral, ce relais politique et idéologique du capital, « la conviction qu’on est plus fort·es ensemble ne se bâtira pas au parlement ». Elle se construira dans « des activités concrètes, dans la syndicalisation de nouvelles couches de salarié·es, des personnels des petites boîtes ». C’est valable aussi, écrit-il, « dans les quartiers où toute mobilisation sur des objectifs locaux fait tomber (ou réduit) les préventions, car elles permettent de comprendre que lutter ensemble ne relève pas de la charité, sympathie, gentillesse ou internationalisme mais de la simple nécessité, de l’efficacité. » 

Petite étape de la lutte des classes 

Face au RN, la « bataille idéologique, politique et parlementaire, syndicale et associative », qui s’ouvre, pour René Monzat, est « gagnable ». Mais à une condition : tenir un discours de classe, « antilibéral, anticapitaliste » et opérer un travail d’implantation qui revalorise peu à peu la solidarité, au ras des luttes du quotidien. C’est aussi l’analyse de Jacques Lancier, pour qui la séquence électorale prouve qu’un embryon de vote de classe — avec toutes les précautions d’usage que ce concept impose — est en germe. « Ces élections 2022, écrit-il, n’auront pas eu l’importance que certains espéraient. Cependant c’est une petite étape de la lutte des classes qui permet de prendre conscience d’où nous en sommes »

À partir de ce terreau encore frais, « travail de politisation de toute une frange de la population » est à opérer, ajoute Noam Ambrourousi. Il écrit, dans la droite ligne de René Monzat et Jacques Lancier : « Ceci passe par une présence accrue dans ces territoires, un travail de formation et de conscientisation, qui doit sûrement prendre d’autres formes que celles d’il y a 30 ou 40 ans, ou encore l’accompagnement et le soutien aux luttes sociales et syndicales qui ne manqueront pas de se multiplier dans le contexte actuel. » Si Mélenchon a su opérer un « coup tactique », celui-ci n’est qu’une étape, et le plus dur est à construire. La Nupes n’est, pour Stéphane Lavignotte, qu’un « brouillon » ; un premier jet, et un « trompe-l’oeil à succès ». Certes, « Mélenchon a réussi à faire renaître une gauche de ses cendres », ajoute Dario Ciprut, à « renouveler ses cadres et ses représentants, et en partie ses idées, mais pas au-delà. C’est bien en filigrane ce qui dessine les défis à venir »

Des mariages et un enterrement 

Autre enjeu pour la gauche encore pantelante qui entre à l’Assemblée : faire face au front réactionnaire et aux nouveaux avatars de la normalisation de l’extrême droite. La macronie, qui multiplie déjà des signes caressants envers le bloc identitaire qui débarque à l’Assemblée, n’éprouvera aucun remords à célébrer des petits mariages arrangés — cette « fréquentabilité » dénoncée orageusement par Coline Thiébaux, qui exprime tour à tour sa colère, son chagrin et sa peur — « Nous allons de plus en plus loin dans l’indicible ». Pour le dire avec les termes percutants de Margot L’Hermite, photographe indépendante, c’est la consolidation de « l’hypothèse fascisto-bourgeoise » qui s'intronise, mais, désormais, sous les toits honorables des institutions démocratiques. « Les intérêts du Capital, eux, n'en ont rien à battre du folklore démocratique et encore moins républicain. Si, pour maintenir leurs gains, il faut qu'ils épousent la bascule à l'extrême droite, ils s'y sentiront chez eux. »

"Compatibilité d'humeur" © Fred Sochard

La contributrice décrit parfaitement le rouleau compresseur du macronisme, ce « néo-monarchisme infatué » et son « jeu néolibéral halluciné » espérant « sauver le monde avec des licornes capitalistes écocides » indexées à « une répression méprisante et colérique aux méthodes de plus en plus illibérales », déjà acoquiné avec des paradigmes fascisants – obsession sécuritaire, répression, politique de maltraitance institutionnelle envers les migrants, loi séparatime – , pourrait-on ajouter. 

Car cette séquence politique annonce des mariages, donc, et un enterrement. Celui du fameux « Front Républicain », dont de nombreuses contributions signent l’avis de décès. À l’instar de « LeHorla » professeur de SVT. Le Front républicain, ce soubresaut d’altruisme et de sens du collectif qui aura coûté l’abnégation douloureuse des électeurs de gauche au second tour de l’élection présidentielle, considéré « comme allant de soi », a fait son temps. « La stratégie présidentielle vise à pérenniser ce duel contre l’extrême-droite afin de profiter de notre sursaut républicain » pour conserver le pouvoir, note le contributeur. Mais en balayant l’effort du peuple de gauche à exercer une fois encore le front républicain avec un dédain non dissimulé, « en refusant la réciprocité de cet acte important », — et en tirant un trait d’équivalence entre le bloc de gauche, partisans des communs et de l’émancipation, et l’extrême droite raciste —, le président Macron « portera la responsabilité de la désormais possible victoire de l’extrême droite à l’élection présidentielle », conclut-il.

Car sans réciprocité, le front républicain n’a tout simplement plus rien de « front » ni de « républicain ». Cet évidement de la substance des mots, « La Plume de Simone », chroniqueuse du Club, le formule dans un texte intitulé « L’insulte ». « Je n'ai plus confiance dans le Gouvernement pour partager mes valeurs républicaines. S'il se dit républicain, je n'ai vraiment pas la même notion qu'eux en tête. » 

L'institutionnalisation ou le fascisme encravaté 

Dorlotés par ce travail de normalisation et de titularisation dans l’espace « républicain », le bloc identitaire peut se couler plus avant dans le moule des institutions encravatées et s’offrir un visage respectable. Outre l’effet adoucissant de la complaisance de la technocratie sans âme du macronisme pour le Rassemblement National, Paul Alliès décrit les mécanismes de leur institutionnalisation à venir. « Avec tout le pragmatisme nécessaire, les 89 députés RN vont exploiter leur mandat pour respectabiliser un peu plus leur formation. Confrontés à l’obstruction ou au vacarme des autres groupes, ils auront l’occasion de passer pour des acteurs légitimes d’une République qui leur convient parfaitement »

En plus de la légitimation institutionnelle, plus que jamais, cette clique de racistes en costume trois pièces saura se nicher dans le creux des crises et dans l’abysse des angoisses des Français. Dans un texte percutant qui réaffirme avec force l’entrelacement de l’antifascisme et des luttes pour le climat, Albin Wagener souligne combien la voracité opportuniste de l’extrême droite se glissera dans les interstices et les béances de l’inaction gouvernementale, imposant une puissante réplique, celle de l'entremêlement des luttes : « Ce qui est à craindre, c'est un vote de repli identitaire et sécuritaire face à la multiplication des crises liées au climat. Se battre pour le climat et le vivant, nécessairement, c’est se battre contre un système qui est désormais prêt à utiliser tous les ressorts à sa disposition, y compris les plus violents, pour survivre. » Ainsi, poursuit-il, « pour le climat, nous ne pouvons faire autrement que faire le choix de l’écoféminisme, de l’antifascisme, de la radicalité sociale et économique. »

Gloutonnerie de souffrances

La bataille idéologique des prochaines années s’annonce âpre, parce que l’éditocratie française, rappelle-t-il, a permis que le Rassemblement National « devienne un parti comme un autre – avec des idées comme les autres », en aidant leurs narratifs à gagner subrepticement du terrain. « L’espace médiatique a fini par faire passer la revendication de droits fondamentaux pour de simples caprices communautaristes », résume-t-il. 

Ce processus de légitimation médiatique, politique, et institutionnel de l’extrême droite s’ajoute à sa tactique opportuniste de gloutonnerie de souffrances qui lui permet de s’afficher en réponse adéquate à la pauvreté et aux périls du monde. Au Palais Bourbon, elle saura sans doute aussi se donner le beau rôle démocratique. Si la gauche peut s’engouffrer dans l’espoir qu’offre la reparlementarisation, la perspective d’une vie démocratique plus riche d’antagonismes féconds et de contre-pouvoirs efficaces, comme l’explique Paul Alliès, « le risque principal est que le Rassemblement national puisse apparaître comme un recours à la paralysie ou au désordre. » 

Marchandages et coups tordus

Qu'une gauche dynamique et revigorée remplisse les rangs du Palais Bourbon laisse espérer un surcroît de mouvement et de castagne démocratiques capable de faire bouger les lignes. Elle est la promesse encore latente que l'Etat soit réinvesti comme champ conflictuel davantage cimenté aux luttes de terrain, où les combats populaires puissent pénétrer le maillage de l'appareil institutionnel et chahuter le pouvoir avec une effectivité renouvelée.

Mais la lecture de la solide analyse de Paul Alliès dégrise l’outrecuidance des espoirs éventuels dans un parlementarisme plus vif et fructueux. Certes, le règlement de l’Assemblée est « riche d’entrelacs et opportunités pour revigorer une vie parlementaire, engloutie par le principe majoritaire et le présidentialisme. » Mais la majorité relative de Macron ne renoncera sans doute pas à l’usage de tours de passe-passe constitutionnels, de « combinaisons, de marchandages et de coups tordus » pour poursuivre son entreprise d’étranglement démocratique. Tout simplement parce que l’ossature de la Vème République l’autorise. Celle-ci est malléable, mais impossible à déficeler de son schème présidentialiste. « La période dans laquelle nous entrons n’est donc pas synonyme d’une crise ou d'une fin quelconque de la Vème République, au contraire.  Sa “plasticité” y gagnera même et peut-être un peu plus. Mais son économie présidentialiste demeure, selon laquelle le chef de l’Etat gouverne autant qu’il préside. » Aussi Alliès n’envisage-t-il aucune autre porte de sortie que celle de la VIème République — une marotte plus pertinente que jamais. 

Mais dans le cadre qui nous est imparti, il est clair que le martèlement médiatique de l’ « ingouvernabilité » à venir, révèle l’ « accoutumance au bonapartisme » (pour reprendre la formule d’Alliès), et laisse transparaître une panique des tenants du statu quo face aux potentielles vicissitudes du conflit démocratique après des années d’atonie imposée et de césarisme irrespirable. Car pour Didier Desponds, chercheur en géographie, la séquence politique qui s'ouvre est périlleuse, mais offre bel et bien « des perspectives inédites de revitalisation des institutions démocratiques qui seront saisies, ou non, par le gouvernement et ses oppositions. » Pour ce contributeur, le résultat du vote est à interpréter comme une « volonté populaire qu’existent des contrepoids à un régime très présidentialisé » qui imposera un « art du compromis » inaccoutumé pour un gouvernement habituer à passer en force. Il y voit là une « chance historique » qui nécessitera pour la Vème République « une forme de maturité démocratique » collective. Pas gagné.

Dispersion, fusion, composition

Face au verrouillage imposé par le continuum entre bloc bourgeois et repli identitaire, les forces de gauche devront donc résister aux tentations de l’ordre dispersé. Mais pour Stéphane Lavignotte, « le succès de la Nupes tient en partie à un paradoxe : c’est parce que son unité était imparfaite qu’elle a réussi. » Exemples historiques à l’appui, le contributeur refuse de voir dans l’hétérogénéité un facteur funeste. « On oppose souvent à unité l’idée d'hétérogénéité, comprise comme négative. Il nous semble que le succès de la NUPES permet de mettre en avant, et d’expliquer, un autre contraire au concept d’unité, mais aussi contraire à celui de dispersion : celui de composition », car « la composition des forces permettant une catalyse », en dépassant les esprits boutiquiers partidaires sans pour autant effacer les dissemblances qui peuvent se révéler fécondes.

« L’union des gauches, avec son score bien-mais-pas-top, résumait Mačko Dràgàn, accouche non pas d’une souris, mais, disons, d’un marsupial de bonne dimension, mettons d’un quokka » (« afin que vous puissiez chercher ce mot sur internet et profiter de la bonne bouille de cet animal velu si adorable dont la vue adoucirait le cœur du plus bourru des chefs de clan Viking » – voir photo ci-contre pour s'épargner la recherche).  

Ceci est un quokka (« L’union des gauches, avec son score bien-mais-pas-top accouche non pas d’une souris, mais, disons, d’un marsupial de bonne dimension, mettons d’un quokka... »)

Autrement dit, la construction de la Nupes, victoire provisoire, a encore tout à accomplir. Elle doit trouver les ressources de s'arrimer et se pérenniser pour ne pas demeurer un « trompe-l'œil  à succès », selon la formule Stéphane Lavignotte. Le contributeur offre des pistes : « Qu’attend le “Parlement de la Nupes” pour s’auto-constituer en Constituante de la nouvelle composition politique et sociale ? Comment les forces de la contre-société et de l’écologie de rupture arriveront-elles à se fédérer pour peser dans la composition générale ? ». Avec la même urgence qui lancine les textes écrits à la première personne, travaillés par l'impatience d'un futur féministe, antiraciste, anticapitaliste, émancipateur et capable d'atténuer les désastres écologiques en cours, « il n’est plus question d’attendre. » 

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