Dessinée par notre civilisation thermo-industrielle, cette carte donne une idée de notre emprise humaine sur la Terre. Une carte nocturne d'un monde difficile à déchiffrer. Avec les clair-obscurs, les1…
espaces éclairés paraissent dominants alors que dans le système Terre, ils sont solidaires des espaces peu denses. Comment ? Là est toute la question que nous traitons avec toutes les ressources de la géographie, qu'elle soit politique ou d'approche culturelle. Nous voulons montrer combien le concept d'espace est très riche.
Les déplacements touristiques entre Nord et Sud se font dans des territoires marqués par de fortes inégalités qui donnent lieu à des rapports de domination jusque dans l’intime. Ce qu’on appelle le tourisme sexuel n’est-il pas la meilleure approche pour désigner ces rapports de domination, quand bien même seraient-ils habillés de respect, voire d’affectivité appelée à durer ? (Gilles Fumey)
Messe des animaux à Rome, partage de la table du sacrifice avec des ours en Turquie, cérémonies au Japon pour les bactéries martyres de la science… De nouveaux rituels témoignent de nouvelles sensibilités humaines à l’égard des animaux. Une archéologie de notre futur dans des sociétés où les animaux auront conquis une nouvelle place ? (Gilles Fumey)
« Aqua », roman de Gaspard Koenig, la solidarité villageoise vole en éclats autour de la question de l’eau. Maria et Martin, personnages aux antipodes, montrent que l’eau n’est pas un simple problème technique mais un enjeu politique majeur. Un roman pédagogique qui peut donner une idée de la gravité des crises qui nous attendent. (Gilles Fumey)
Saint-Tropez est-il encore une ville ? Ou simplement une vitrine, un parc à thème pour ultra-riches, bâti sur la légende d’une femme qui, elle, n’a jamais cessé de fuir la foule qu’elle avait créée. Brigitte Bardot a voulu vivre libre. Saint-Tropez, lui, a été capturé. Histoire de ce hold-up territorial. (Gilles Fumey)
Nous avons reçu du géographe Bastien Beaufort cette tribune sur le traitement médiatique des « catastrophes » qui s'abattent sur les pays du Sud. Bastien connaît bien le Sri Lanka. Il en tire des conclusions sur ce que nous disons des quartiers et des campagnes en France.
Cela se voit difficilement sur une carte, mais la géographie ne peut exclure sa dimension verticale. L’urbanisation se fait de plus en plus en hauteur et de nombreux phénomènes ne peuvent se comprendre sans tenir compte des différences de niveaux. Focus sur un aspect parfois sous-estimé de notre discipline. (Renaud Duterme)
Simon a quitté l’Asie pour les Maures. Nous, lecteurs immobiles, sommes en plein choc au milieu de ce massif où avec Patrick Dufossé ils crapahutent, éprouvent la Terre dans sa rugosité, sa violence, sa poésie. Une rencontre physique, sans filtre. Presqu’une prise au corps. (Gilles Fumey)
La forêt amazonienne est au cœur de la COP30 et d’une exposition parisienne. Deux événements qui rappellent que l’Amazonie est un espace pluriel en perpétuelle transformation, plus qu’une forêt sauvage et isolée, figée dans un passé intemporel. (Marie Dougnac)
La veine n'est pas près de s'éteindre. Le géographe S. Tesson fait l'éloge du retrait au monde et ça plait. Ces goûts du désert mériteraient une géographie mondiale car ils existent partout. Dans l'Himalaya, au Tibet notamment, des dizaines de milliers de moines vivent aussi une réclusion choisie. Comme les chartreux qui ouvrirent plus de 200 monastères au 16e siècle... (Gilles Fumey)
Ils ne sont pas si nombreux ceux qui, venant de la finance dénoncent l’économie casino dans laquelle le capitalisme libertarien met le monde. Marc Chesney s’indigne du despotisme d’oligarques cyniques et sans scrupules obsédés par leur richesse et le pouvoir qu’elle leur donne. Un pouvoir qui pourrait plonger le monde dans une nouvelle guerre. (Gilles Fumey)