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À Bozar, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, « Luz y sombra. Goya et le réalisme espagnol », l’exposition inaugurale du festival Europalia España, orchestre un dialogue fascinant entre l’œuvre pionnière de Francisco de Goya y Lucientes et celles de ses contemporains ainsi que des artistes des générations suivantes.
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À Villeurbanne, l’Institut d’art contemporain déploie la plus ambitieuse monographie institutionnelle de l’artiste Josèfa Ntjam et l’une des meilleures expositions de l’année. « Intrications » transforme les 1200 m² du lieu en un biotope spéculatif dans lequel les intrications quantiques deviennent métaphores d’une histoire diasporique en perpétuelle reconfiguration. Magistral.
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À Bordeaux, le Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA poursuit son cycle dédié aux scènes artistiques africaines avec l’exposition « Aïta, fragments poétiques d’une scène marocaine » qui s’ancre dans l’Aïta, genre musical populaire marocain, comme forme d’expression collective, mémoire vivante, instrument d’émancipation et de résistance.
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À Marseille, le Mucem invite, pour quelques jours encore, à explorer la manière dont les sociétés du bassin méditerranéen ont regardé et pensé la voûte céleste. L'exposition « Lire le ciel. Sous les étoiles de Méditerranée » déploie sur 3 000 ans d’histoire un regard terrestre sur le cosmos, palimpseste vivant de savoirs, de croyances et de rêves humains.
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Dans le cadre d’Europalia España, le Kunsthal de Malines en Belgique accueille l’exposition « Iván Zulueta : Through the Looking-Glass » qui déploie l’œuvre protéiforme d’Iván Zulueta, artiste espagnol dont la vision a marqué les intersections entre cinéma expérimental, design graphique et arts plastiques.
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Frédéric Nauczyciel s’est éteint le 16 décembre dernier à Paris des suites d’un cancer. Il avait 56 ans. Artiste inclassable, voyageur entre les mondes, préférant la marge au centre, il laisse derrière lui un corpus d’œuvres à la fois fragiles et puissantes, qui interroge la façon dont les corps, les identités et les cultures sont regardés, exposés et interprétés.
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La photographe britannique Martin Parr, figure emblématique de l'agence Magnum depuis 1994, est décédé le 6 décembre dernier à son domicile à Bristol des suites d'un cancer. Il avait 73 ans. Infatigable observateur du quotidien, il capturait des scènes de la vie quotidienne, transformant le banal, le trivial, le commun, en commentaire social.
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Odyssée hallucinante et hallucinée autour de l’intime et du désir féminin, « Occupations », la dernière création de Séverine Chavrier, s’apparente à un rituel, un exorcisme collectif, performé depuis un dispositif semblable à une chambre d’écoute dans laquelle l’action paraît contenue mais vibre pourtant de tensions internes qui finissent par déborder.
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Biyouna, de son vrai nom Baya Bouzar, s’est éteinte à Alger le 25 novembre dernier à l’âge de 73 ans. L’Algérie a perdu l’une de ses figures les plus instinctives et les plus généreuses. La comédienne, chanteuse et performeuse qui incarnait à la fois la gouaille et la tendresse populaires a rendu son dernier souffle à l’hôpital Beni Messous.
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L’arrivée des boat people fuyant la chute de Saïgon en 1975 a redessiné les contours de l’hospitalité nationale. L’autrice et metteuse en scène franco-vietnamienne Marine Bachelot Nguyen signe une fresque théâtrale qui fouille obstinément les strates de l’héritage diasporique à travers la rencontre d’une famille vietnamienne rescapée des mers de Chine avec la famille française qui l’héberge.