"Démons" prend le public à témoin des errements et déchirures conduisant à la déliquescence fatale d'un couple. Malheureusement l'efficacité de la mise en scène s'essouffle vite. En supprimant de bout en bout toute distance avec le public, la performance glisse petit à petit du théâtre à la télé-réalité.
Déambulation labyrinthique dans trois récits entrelacés et leurs innombrables variantes,"The boat is leaking. The captain lied" transforme le visiteur en acteur involontaire pour lui offrir une méditation sur l'état du monde et ses faux-semblants.
L'évènement que consacre le Centre national de la danse au chorégraphe Alain Buffard permet de (re)découvrir "Good boy", manifeste coup de poing et "Mauvais genre", sa transposition plurielle, deux pièces qui résonnent comme autant de variations d'une oeuvre unique faisant voler en éclat toutes les normes.
Avec "Endgame", la plasticienne Tania Bruguera signe une première mise en scène radicale au Théâtre de Nanterre-Amandiers. Oeuvre d'art totale, elle place les spectateurs dans un inconfort à la hauteur du texte sans espoir de Samuel Beckett.
En pensant le stade de football comme un tout-monde, Mohammed El Khatib donne à voir, dans sa dernière création "Stadium", le football comme reflet de notre société et submerge la Colline d'un torrent d'humanité.
De la défense des saillies verbales du Président Macron à l'appel au bénévolat, l'expression du Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Economie, Benjamin Griveaux, s'impose comme l'archétype d'un mépris d'Etat.