En montant la pièce de Molière, Sivadier (artiste associé au Théâtre national de Bretagne) et ses acteurs dont l’emblématique Nicolas Bouchaud (qui est à Sivadier ce que Gérard Philipe fut à Vilar) continuent d’y façonner les habits remis à neuf d’un théâtre populaire.
Avec une belle distribution française, le metteur en scène allemand aborde la pièce du russe Tchekhov dans une nouvelle traduction signée Olivier Cadiot et une maladroite voire douteuse actualisation. Mais, à la fin, c’est toujours Tchekhov qui gagne.
En deux soirs à Tarbes, on pouvait faire le grand écart. D’un côté, goûter aux subtilités élégantes du Polonais Krzysztof Warlikowski avec « Les Français », son adaptation personnelle de « A la recherche du temps perdu» de Proust. Et de l’autre, plonger dans un univers sauvage et baroque du Russe Nicolas Kolyada avec sa vision iconoclaste du « Boris Godounov » de Pouchkine.
Le metteur en scène russe revient à la Comédie-Française pour la troisième fois. Une fois de plus, il surprend, déroute, éblouit en mettant en scène « La Musica » et « La Musica Deuxième » de Marguerite Duras. Mémorable.
Le 18e festival Artdanthé s’est ouvert à Vanves sans celui qui l’a créé, mis en retraite forcée, mais avec une jeune équipe qu’il a formée. Créations, works in progress, performances. Des artistes à découvrir ou à suivre, comme Clara Chabalier qui nous fait elle-même découvrir une pièce inédite en français de la croate Asja Srnec Todorovic et participe au projet "UFE" de César Vayssié.
Isabelle Huppert fut la première à prendre la parole lors de l’hommage à Luc Bondy qui l’avait dirigée. Sur cette même scène de l’Odéon, elle est l’omniprésente Phèdre d’un spectacle signé par un Warlikowski à genoux.
Spéculateurs d’un côté, petits éleveurs et ouvriers de l’autre. Et, au milieu, Jeanne Dark qui cherche à comprendre. Portée par une mise en scène costaude et une Jeanne phénoménale, la pièce de Brecht fait mouche et mal, là où ça fait mal.
Reprenant les personnages du « Mariage de Figaro » de Beaumarchais, Horvath fait de Figaro un réfugié malgré lui et de Suzanne une femme sans enfant malgré elle. Une mise en scène de Christophe Rauck, sa première création au Théâtre du Nord.
La nouvelle directrice du Pôle culturel d’Alfortville (Val-de-Marne) consacre la première édition d’«Effervescence » à « l’amour dans tous ses états », une façon de faire aimer à tous les Alfortvillais les artistes qu’elle aime.
« Pourquoi dans la littérature, admettre autre chose que la poésie ? – qui est pour moi saturation ? », écrit Virginia Woolf. « Les Vagues » est sa réponse. C’est cette saturation que la compagnie théâtrale Hors champ traque dans son adaptation d’une large partie de ce texte plein de brumes et d'embruns.