Le Conseil supérieur des programmes (CSP) publie un projet de nouvelle version du socle commun de culture. La commande ministérielle étant on ne peut plus cadrée, on ne sera pas surpris d’y lire la poursuite d’une politique des savoirs héritée du passé.
Le premier message d’une rectrice ou d’un recteur arrivant dans une académie est attendu par les personnels, qui y cherchent quelques indices sur l’avenir. Celui que certains d’entre eux ont reçu mérite qu’on s’y arrête, tant il ne dit rien, puisqu’il semble pouvoir convenir à toutes les académies.
Au colloque de l’AFAE, il a été question de liberté et responsabilités des acteurs de l’éducation, et notamment des élèves, en France et ailleurs : des témoignages et des comparaisons précieuses pour envisager l’avenir.
Un rapport publié le mois dernier alerte sur la dégradation de bien-être mental des jeunes. Une injonction à réexaminer sans attendre notre politique des savoirs, nos modalités d’évaluation et d’orientation, pour faire advenir une école du bonheur pour tou(te)s.
Que les IA bouleversent l’enseignement pour le meilleur et/ou pour le pire, c’est un débat public. Mais si les IA génératives étaient l’occasion de bouleverser notre conception même des enseignements et des apprentissages scolaires ? Le débat prend alors une autre dimension.
Les résultats de l’enquête 2004 sur la fatigue informationnelle et les comportements par lesquels elle se traduit, notamment chez les jeunes, interrogent très fortement la manière dont notre enseignement scolaire assure l’appropriation par ses élèves d’une culture des médias et de l’information.
Un retour en arrière de trente ans, éclairant la politique des savoirs mise en œuvre au sein de notre école de M. Bayrou à Mme Borne, en passant notamment par MM. Blanquer et Attal.
Si un discours international préconise l’autonomie des élèves et de leurs familles dans le choix des études, les cas présentés dans ce dossier de la Revue internationale d’éducation de Sèvres montrent l’inégale liberté de choix selon les pays mais aussi dans chaque pays, selon les milieux sociaux.
Comment sortir de « l’économie de la connaissance » qui pèse sur les enseignements et le destin des élèves et faire de l’école le lieu d’acquisition par toutes et tous des savoirs émancipateurs ? Cette question est au cœur du dernier dossier des Carnets rouges.
Confiance, niveau, exigence, les mots clés des deux derniers mandats présidentiels sont bien au rendez-vous dans les propos de la nouvelle ministre. Mais l’examen de conscience exigeant de l'injustice scolaire attendra, puisqu’on garde les mêmes recettes qui échouent à la réduire.