Le 13 septembre dernier à Roanne, cinq militants CGT ont été traduis devant le tribunal correctionnel pour avoir voulu défendre, à l’aide de tags, le droit à la retraite en marge d’une manifestation de l’année dernière. Malgré le retrait des plaintes, la procédure continue de manière totalement disproportionnée, pendant que les affaires d’Etat bien plus graves éclatent au grand jour.
Entre vignes et lavandes, du haut d'une colline perchée, la façade d'un château porte au loin la voix des comédiens. Comme un décors posé il y a près de six siècles, dans ce pays de Drôme provençale aux parfums mélangés, le château de Grignan devient pour un temps, un théâtre.
Il est plus que nécessaire de créer un dialogue qui n’a jamais eu lieu. Le nucléaire doit il être notre avenir ou notre boulet ? Les syndicalistes montrent l’exemple et apportent quelques éléments utiles à la réflexion qui sont nécessaires pour exiger un véritable débat public.
A Commentry, dans l'Allier, des salariés se battent pour changer le système de production de la vitamine A. Depuis 2003, 56 cas cancers, dont 11 mortels ont été signalés dans l'usine qui emploie 400 personnes.
Musiciens, comédiens ou danseurs, ils sont en pleine détresse. Non seulement les réformes de l'Etat réduisent leurs ressources financières, mais Pôle Emploi les prend en joue. En usant de contrôles, intimidations et radiations en tous genres, il fragilise encore un peu plus le pouvoir d'achat, de professions nécessaires à la culture générale des citoyens.
Près d’Annemasse, le chimiste Allemand Bayer, géant pharmaceutique, s’apprête à céder son activité industrielle. C’est là, sur le site historique de Gaillard que se produisent des médicaments connus de tous comme l’Aspro, le Rennie ou encore la Supradyne. Face à cette décision les salariés ripostent.
Les salariés de l’Usine Fralib à Gémenos (13) près de Marseille luttent pour sauver les 182 emplois dans leur usine de production de sachets de thé, que le groupe de grande distribution veut fermer pour mieux délocaliser. Leur première réaction: trouver une solution alternative à l’inacceptable décision d’actionnaires lointains et maintenir la pression en observant ce 4 mai une nouvelle journée d’action.
Annoncer ou proposer des exonérations de charges, pour régler le problème du pouvoir d’achat relève de la pure malhonnêteté. Dans son dernier discours de Charleville-Mézières, Nicolas Sarkozy nous fait encore le coup de la recette miracle. Outre cette histoire de prime de 1000 euros, dont personne ne comprend vraiment le mécanisme, l’idée séduisante faite aux petits patrons est scandaleusement hypocrite.