Didier Lallement est un ancien protégé de Jean-Pierre Chevènement qui lui a offert une casquette de préfet en 2000. Il l'avait rejoint dans sa jeunesse au sein du Ceres, un ancien courant du PS. Il nous offre des vœux en citant et dénaturant un texte de Léon Trotsky.
Le 20 décembre 1963 sortait à Paris le film de Jean-Luc Godard, "Le Mépris". Seul ce titre me pousse à écrire ce billet... Et je ne voudrais pas que le souvenir de ce film admirable soit abimé par ma rage actuelle.
Depuis quelques mois, notre manque de contacts avec nos congénères, dans notre société confinée, fait que dans tous les magasins, et autres lieux où je passe, des dialogues se nouent facilement avec des inconnus... La parole circule. Comme dirait Victor Hugo: Chose vue (ou entendue)
Tout a été dit, répété, jusqu'à en vomir : "Ces images sont scandaleuses et inacceptables". Ce sont les faits qui sont répréhensibles pas les images qui n'offrent qu'un "témoignage" en enregistrant ce qui se passe devant la caméra.
Mais tout de même, il faut continuer à parler de l’agression absurde et violente qu’a subi Michel Zecler et les artistes de son studio. Alors même que les radios, les journaux et surtout les programmes de télévision diffusent en boucle des commentaires sur cette « affaire », rien n’a encore été dit de vraiment essentiel…
Opportunément nous programmons sur Tënk un film de Frederick Wiseman « In Jackson Heights » . Je vous conseille vivement de regarder ce documentaire qui démontre - s’il le fallait - combien le cinéma, la culture et la vie sociale est indispensable à notre existence.
Hier nous avons vu une très belle émission de télévision, une étrange fiction où le roi UBU régnerait en maître sur une situation qu’il maîtriserait avec élégance…Grotesque! Deux courtisans lui parlaient agréablement sans poser les bonnes questions: aucune pic, pas de boulot de journaliste… Une complaisance coupable merdre de merdre…
Notre grand Président, continue à obscurcir notre esprit avec des images, des discours et des métaphores contradictoires, alors que l'urgence du rassemblement des énergies se fait de plus en plus sentir.
Cette année le festival de Lussas se déroule aussi sur la plateforme de diffusion Tënk.
Voilà un film étonnant, et passionnant à plus d'un titre, parce qu'il démontre qu'un documentaire peut-être entièrement mis en scène comme une fiction, et qu'un documentaire de 1943 raconte aujourd'hui bien plus que son propos initial.