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Ce n’est pas le Grand Satan américain ‒ ni dieu, ni diable là-dedans ‒, qui a fondu sur la dictature vénézuélienne, mais un agent orange du capitalisme et de l’impérialisme. Avec l’épuisement des ressources en horizon indépassable, les grands prédateurs marquent leurs territoires respectifs pour sécuriser leurs réserves de survie. Piétinant au passage les droits des peuples à s’autogérer.
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Saoulez-vous autant que vous voulez au réveillon de Nouvel an, ça ne fera pas disparaître notre fragile condition humaine, et les bonnes résolutions se volatilisent aussi vite que les bulles de vin pétillant. Homo consumptor ferait bien de garder les idées claires et préférer le combat plutôt que les paradis artificiels pour éviter l’obsolescence programmée d’une société qui se consume.
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Les agriculteurs sont les naufragés du rêve industriel et exportateur d’une poignée de propriétaires terriens et d’industriels. La crise actuelle n’est que l’énième convulsion d’un grand corps malade des orientations politiques et économiques de ses élites.
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Une musique de fanfare militaire monte en puissance : il faut nous préparer à la guerre et à « sacrifier nos enfants ». Macron estime la France menacée, oubliant de dire qu’en étant second exportateur d’armes au monde, qu’en vendant ces armes sophistiquées à des dictateurs, qu’en continuant de financer Poutine, lui et ses semblables font le lit des guerres présentes et futures, ici et ailleurs.
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La Chapelle, squat historique et lieu culturel unique de Toulouse depuis 30 ans, travaille depuis des années avec la mairie au rachat des murs désacralisés qui l’abritent. Après avoir répondu à toutes les exigences, un accord est intervenu et devait être officialisé fin septembre. La décision a été retirée de l’agenda du conseil municipal, sans explication. Depuis, un silence d’enterrement règne.
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Le débarquement fracassant de Shein au BHV serait, selon son patron, une preuve d’altruisme parce que « la mode doit être accessible aux plus modestes ». L’agro-industrie et la grande distribution jurent nourrir d’une main secourable les fauchés à petits prix. La Fondation Gates sème ses OGM pour prévenir la famine au Sud. Autant d’offensives charitables payées au prix fort par les plus pauvres.
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Les soldats de la gendarmerie mobile ont fourni les preuves de ce que tous ceux présents à Sainte-Soline savaient : ils ont filmé avec jouissance leurs violences volontaires, leurs insultes, leurs tirs à l’aveugle sur manifestants avec des armes potentiellement létales. Si le ministre Nuñez refuse les termes de violences policières, lui et ses soudards sont pris la main dans le sac de grenades.
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Les morts n’ont rien à voir là-dedans. Mais ils doivent se retourner dans leur tombe face au festival d’horreurs que donnent à voir les vivants : génocides, dictateurs sur leurs grands chevaux nucléaires, corruption, pollutions, etc., jusqu’aux bouches des enfants pourries par les sucreries d’un Halloween capitaliste. Enfin, scoop : le milliardaire Peter Thiel aurait identifié l’Antéchrist.
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L’attribution du prix Nobel aux économistes auteurs d’une théorie de la « croissance soutenable par le biais de la destruction créatrice » démontre l’impasse dans laquelle le capitalisme s’est enfermé et nous a enferré, avant probablement de nous engloutir. Techno-optimisme, croissance verte tirée par l’innovation… tous les poncifs du capitalisme ultra-libéral sont là et remplissent nos poubelles.
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C’est un lieu où on squatte la vie à pleines dents. Déclinaison du mouvement des Gilets jaunes, Lou Madrigal est un refuge où on accueille sans jugement, où on répare plutôt que détruit, où des vies cabossées se ménagent une pause, tout en gardant pudeur devant les blessures intimes. Ce squat réinvente une société de liens, de solidarités, de partage, de communs… pas sans obstacles.