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Les démocraties, minées par le capitalisme, sa corruption, ses inégalités, sont devenues des proies faciles pour le marketing populiste des idéologies illibérales. Une nouvelle classe d’autocrates élus, portés au pouvoir par les laissés-pour-compte de ce capitalisme, utilise une mécanique d’asservissement des démocraties pour fomenter des guerres qui ne sont pas les nôtres et servir ses intérêts.
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Ils seront 135 cardinaux électeurs, cloîtrés dans la Sixtine, tous des mâles de plus de 50 ans, à intriguer pour attribuer un pouvoir exclusif à l’un d’entre eux, celui de la seule théocratie d’Europe qui règne sur 1,4 milliards de catholiques et un gros magot immobilier et culturel. Ils sont supposés représenter « l’universalité de l’Église », mais sans les femmes.
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Ils se croyaient loin de l’agitation des hommes. Comment les coassements amoureux de batraciens ont pu précipiter leur perte et comment leurs voisins inconséquents se condamnent à errer sur une planète stérile ? C’est une histoire banale qui se déroule dans le microcosme d’un bocage de moins en moins commun face à l’avancée du désert de l’anthropocène.
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C’est la nouvelle révolution technologique qui doit combler nos temps de cerveaux disponibles avec une infaillibilité inhumaine. Pourtant, elle ne fait que reproduire les turpitudes humaines. L’IA triche, pille, pollue, désinforme, torture et bientôt tuera, toutes qualités et savoir-faire que l’homme déploie avec virtuosité. Une bombe offerte à l’humanité, accessible à tous les esprits tordus.
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Si Fnsea et gouvernement appellent à une « souveraineté » alimentaire, l’agriculture abandonne sa mission première de nourrir sa communauté. Elle promeut des agro-industriels qui confinent leurs élevages et dédient leurs terres à nourrir SUV et smartphones. Agrivoltaïsme, méthanisation, éolien, agro-carburants artificialisent, polluent, épuisent les terres et abîment les paysages.
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Alors que politiques et médias appellent à un réarmement et nous préparent à la guerre, il semble contre-intuitif de mener une charge contre le pacifisme. Pourtant, pacifisme et non-violence instillés par les dominants ont visé avant tout à étouffer les révoltes et mouvements de protestation populaires, à asseoir une domination et légitimer la violence de l’État militaro-policier.
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Trump vient de marquer son ambition de prendre la tête d’une insurrection fasciste, ou pour le moins désinhibée, contre la paix, les peuples, l’humanisme, le monde vivant. Cette internationale des despotes fonde un nouveau monde, inféodé aux diktats et aux prédations. L’Europe devient un vieux monde, à la démocratie déliquescente, minée de l’intérieur par les agents de cette confrérie totalitaire.
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Au Salon, les vaches sont lustrées et les cochons bien roses. Mais leurs congénères d’élevages industriels n’auront pas droit aux mêmes regards énamourés d’un public qui se veut ignorant de leur sort. Enfermement concentrationnaire, sévices, mépris de la vie, l’industrie de la bidoche n’a même pas la justification d’une alimentation saine et nie des millénaires de compagnonnage homme-animal.
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Le syndicat patronal de l’agriculture vient d’être débordé en klaxonnant par la Coordination rurale dont on connaît les amitiés politiques. En cogérant l’agriculture avec le pouvoir en place, comme dans toute politique libérale, il a créé inégalités, pauvreté et colère dans une agriculture à deux vitesses. Et comme dans le reste du pays, cette colère a été siphonnée par l’extrême droite populiste.
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Démocratie, environnement, droits humains, éthique, paix… tout ce qui a fait l’humanité, tout ce qui a pu être considéré comme progrès et gage de stabilité, suit aujourd’hui un chemin contraire. Trump, et sa non-idéologie, n’est que le nez de clown au milieu de la figure d’une humanité en souffrance. L’individualisme, les coalitions d’intérêts et le communautarisme triomphent. Le chaos métastase.