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Le blog de Abacab


Dijon - France
  • Le journal d'un mendiant - Semaine douze

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    Douze semaines de mendicité et toujours aucune réponse à mes courriers envoyés aux bureaucrates de Solidaires. Force est malheureusement de constater que ces délégués généraux muets et manchots semblent démontrer chaque jour un peu plus, outre leur mépris des vrais militants, leurs accointances profondes avec le Grand Capital et ses serviteurs.
  • Le journal d'un mendiant - Semaine onze

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    Monté sur un camion-nacelle, un travailleur armé d'une tronçonneuse découpait le crâne d’un petit local avoisinant la maison du peuple. Curieusement, il ne portait pas de harnais de sécurité. Il me semble pourtant que la loi l’exige. Si tu souhaites savoir si tel est le cas, je t'invite, ô lecteur ! à poser la question aux spécialistes de la sécurité de Solidaires 21.
  • Le journal d'un mendiant - Semaine dix

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    Le monstre hurlait, vrombissait, lançait des cris vulgaires qui durant tout l'après-midi me firent regretter les jours paisibles et merveilleux de ce début de mois de février empli de douceur hibernale. Y avait-il un nid de guêpes à Solidaires ? Cherchait-il à recouvrer les valeurs perdues de Solidaires ? Je l’ignore encore.
  • Solidaires est-il devenu un syndicat d’extrême droite ?

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    S’il est bien-aisé de se prétendre antifasciste, seuls des actes militants peuvent témoigner de l'appartenance d'un individu à un tel courant ; chaque antifasciste supposé, quel qu’il soit, sera amené un jour ou l'autre à contempler son reflet, magnifique ou lugubre, dans le miroir de la lutte ou dans celui de l'inaction.
  • Le journal d'un mendiant - Semaine neuf

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    Force est de constater que Solidaires, à l'instar de l'armée, mérite d'être appelé « la grande muette ».
  • Le journal d'un mendiant - Semaine huit

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    Le journal d'un mendiant - Semaine huit
    Cette après-midi-là, l'ennui, le désespoir, l'horreur m'assaillit durant près de quatre heures : pas un client à l'horizon, à peine quelques âmes égarées qui passaient sans me voir et sans honorer ma présence de quelques centimes. Peut-être ressentaient-elles, elles aussi, les prémices du confinement, et de ses dommages collatéraux que subiront bientôt tous les mendiants : le manque de pièces...
  • Le journal d'un mendiant - Semaine sept

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    Si les deux « handicapés » – « muets et manchots » – qui régnaient naguère encore au sommet de la pyramide solidairienne n'avaient jamais pu réagir à mes courriers, ni daigné me contacter de vive voix, leurs successeurs seraient-ils, eux, doués de la parole ? Posséderaient-ils des cordes vocales, une langue, des doigts et des mains afin de leur permettre de me répondre ?
  • Le journal d'un mendiant - Semaine six

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    Quel bonheur de contempler de petits navires nuageux voguant sur une mer azurée, me dis-je, alors que je levais les yeux vers le ciel apaisé. Pas une once de pluie à l’horizon, nulle goutte capitaliste ne nuirait à mon travail, me réjouis-je avant de rejoindre la maison des syndicats.
  • Le journal d'un mendiant - Semaine cinq

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    La froidure n'est rien ; les gouttes de pluie – dès lors que l’on jouisse d’un plafond de béton protecteur –, si peu de chose ; mais les gouttes de pluie apportées par un vent ivre de rage qui se jette peu ou prou sur votre corps (paisiblement posé sur une serpillière) est une souffrance véritable qui vous force à fermer votre ouvrage et vous pousse peu ou prou vers l'ennui.
  • Le journal d'un mendiant - Semaine quatre

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    En ce premier jour d'octobre, attendu que mon interlocuteur de la semaine m'avait déclaré ne pas connaître l'ensemble de l’« affaire Ressources », mais seulement quelques bribes, je décidai de lui envoyer par mail une copie du courrier que j'avais envoyé aux co-secrétaires généraux, ainsi qu'un lien vers l'un de mes billets sur Mediapart, et un autre vers l'un de mes articles sur Dijoncter.