Blog suivi par 119 abonnés

Mayotte, c'est loin. J'y habite.

Retraité. Ancien Cpe du Lycée de Mamoudzou. Référent de la Ligue des droits de l'homme à Mayotte.
Mamoudzou - Mayotte
À propos du blog
"Si le monde social m'est supportable, c'est parce que je peux m'indigner". Pierre Bourdieu
  • Chronique de la misère en temps de confinement 8/ « une semaine sans se laver »

    Par | 2 recommandés
    Chronique de la misère en temps de confinement 8/ « une semaine sans se laver »
    Confinement semaine 7. Visite aujourd'hui à Oupi Marouzouk, un quartier de Labattoir en Petite-Terre. Pour leurs besoins, les habitants puisent une eau saumâtre dans un puits proche de la mer. La question de l’eau montre une fois de plus que les autorités éprouvent peu de sollicitude pour la population. Que durant la pandémie l’accès à l’eau n'ait été que peu facilité est en soi accablant.
  • Un appel au secours sur Radio Fréquence Paris Plurielle, de Rozemine B.

    Par | 1 commentaire | 3 recommandés
    Un appel au secours sur Radio Fréquence Paris Plurielle, de Rozemine B.
    Mercredi soir à 18 heures, Rozemine Bacar est intervenue sur Radio Fréquence Paris Plurielle. Voici le fichier audio de sa participation. Rozemine lance un appel au secours, jeté sur les ondes comme une bouteille à la mer. Au milieu de la sixième semaine d'un confinement criminel, aucune aide n'a été apportée dans les quartiers pauvres de l'habitat "illégal". Que cet appel soit enfin entendu !
  • Chronique de la misère en temps de confinement 7/ " maintenant, on fait comment ?"

    Par | 1 commentaire | 4 recommandés
    Chronique de la misère en temps de confinement 7/ " maintenant, on fait comment ?"
    Confinement semaine 6 ! A Mayotte rien ne bouge. La famine étend son emprise. Aujourd'hui reportage dans le quartier de Vetiver sur les pentes au-dessus de Cavani. Où l'on comprend que la pauvreté à Mayotte s’affermit dans le frottement de deux cultures parce que s'y jouent simultanément une aspiration à la France et une résistance à l’assimilation.
  • "On m'a considérée comme une vermine". Un billet de Rozemine B.

    Par | 2 commentaires | 5 recommandés
    "On m'a considérée comme une vermine". Un billet de Rozemine B.
    Aujourd'hui "Mayotte, c'est loin. J'y habite" poste un billet de Rozemine Bacar, jeune étudiante de Mayotte. Elle décrit de l'intérieur l'obligation d'un confinement impossible, comment le vivent les habitants de son quartier, ensemble d'habitations en tôles à l'extérieur du village de Dzoumogne, au nord de l'île.
  • A Mayotte ou ailleurs, les pauvres sous embargo

    Par | 2 commentaires | 5 recommandés
    A Mayotte ou ailleurs, les pauvres sous embargo
    À Mayotte, ou ailleurs, en métropole, en Inde, en Afrique, dans tous les pays pauvres de la planète, le confinement est une méthode de prophylaxie criminelle et insensée. Le consensus qu'il obtient dans les pays riches souligne la carence critique qui mine nos sociétés repues alors que les populations pauvres, même en France, constituent une donnée à valeur nulle dans les prises de décision.
  • Chronique de la misère en temps de confinement 6/ «délivrez-nous de ce cauchemar»

    Par | 2 commentaires | 11 recommandés
    Chronique de la misère en temps de confinement 6/ «délivrez-nous de ce cauchemar»
    Confinement J33. Sixième temps des reportages au sujet de la misère ordinaire à Mayotte, aggravée par la politique de confinement qui isole et affame les populations pauvres. Où l’on voit que dépouillées et démunies, les populations des quartiers en lisière sont accablées par une malédiction politique, sous la forme de la lutte anti-migratoire dont la barbarie est totalement assumée et affichée.
  • Chronique de la misère en temps de confinement. 5 / « si on m’aide pas, c’est mort »

    Par | 1 commentaire | 3 recommandés
    Chronique de la misère en temps de confinement. 5 / « si on m’aide pas, c’est mort »
    Confinement, J 31. Poursuite des reportages dans les quartiers en lisière du Grand-Mamouzou, Mayotte. Les appels à l’aide remontent des bas-fonds depuis une dizaine de jours ; les associations locales se démènent pour effectuer le soutien alimentaire « commandé » par la préfecture, soutien sous-dimensionné par rapport aux besoins. Une mère de famille raconte son désarroi et son impuissance.
  • Chronique de la misère en temps de confinement 4/ « L’argent est fini, y en a plus ».

    Par | 5 recommandés
    Chronique de la misère en temps de confinement 4/ « L’argent est fini, y en a plus ».
    Le confinement est une réelle souffrance pour qui se situent au bas de l’échelle sociale, ceux qui souffrent pour que la communauté soit protégée du virus. Quelle morale permet de fonder ma survie sur la souffrance et la morbidité de la moitié de la population de Mayotte ? Cette situation a-t-elle un sens ? Aujourd’hui, six habitants d’un "bidonville" de Vahibe, Mamoudzou témoignent de la misère.
  • Chronique de la misère en temps de confinement 2 « La police, elle nous prend tout ».

    Par | 1 commentaire | 5 recommandés
    Chronique de la misère en temps de confinement 2 « La police, elle nous prend tout ».
    « Quand je ne travaille pas, je n'ai rien ». Aujourd’hui , 25ème jour du confinement, le témoignage d’une vendeuse de fruits au marché alimentaire de Mamoudzou vient éclairer la misère ordinaire des gens simples de Mayotte. Et comment le harcèlement politique et policier contre les pauvres n’a pas encore trouvé ses limites. Les autorités savent sans doute qu’il faut du temps pour mourir de faim.
  • Chronique de la misère en temps de confinement 3/ "des fois, j'aime bien m'ennuyer"

    Par | 1 commentaire | 18 recommandés
    Chronique de la misère en temps de confinement 3/ "des fois, j'aime bien m'ennuyer"
    L’école sans l’école coûte que coûte malgré la faim. La continuité pédagogique renvoie la responsabilité de l’échec scolaire à venir sur les enfants, et leurs parents. Il faudrait au moins qu’il y eût continuité de l’État sur l’ensemble du territoire pour que ce dispositif ait la moindre chance. À Mayotte, un écolier de 10 ans, un lycéen, une étudiante en Lettres racontent leur confinement.