Hebdo du Club #84: l’histoire comme champ de bataille – réparer les oublis, bousculer les dénis

Ressusciter les exclus de l’histoire officielle, trouver inspiration dans des résistances passées, s’emparer d’archives familiales pour retisser du sens, exhiber les survivances d’un ordre colonial encore structurant… Nos usages émancipateurs de l’histoire sont multiples. Parmi ceux-ci, face aux instrumentalisations de l’histoire par les pouvoirs, le Club colmate les oublis des gouvernances mémorielles et ébranle les dénis du récit national.  

« Au moment où nos dirigeants osent invoquer l’esprit du Conseil National de la Résistance tout en détruisant son programme, il nous semble indispensable de rappeler les valeurs d’un programme dont le nom même est porteur d’espoir »: « les jours heureux ». Dans la scénographie enneigée du Plateau des Glières, un petit collectif d’opposants à la réforme des retraites s’est réuni le 16 février pour mettre en scène « le premier procès de la retraite à points », chroniqué par Thomas Gillot, dans une humeur badine malgré le sérieux du sujet et de la transposition historique, en ce lieu éminemment symbolique. Une saynète à triple emploi : rappeler les acquis historiques du Conseil National de la Résistance d’abord, pour contrecarrer les politiques qui les saccagent. Mais aussi, sans doute, trouver de la force dans le souvenir des Résistants, et puiser dans l’histoire des raisons d’espérer (« les jours heureux »…)

En direct des Glieres : le procès de la retraite à point - © WhataBeautifulWorld Youtube Channel

À l’heure où des archives de répressions coloniales deviennent inaccessibles pour cause de décision bureaucratique, mais aussi où une « digue mémorielle » cède « face à l’occultation des crimes du passé sous l’effet d’une exaltation nationaliste » comme l’écrit Charles Heimberg, historien genevois, à propos de l’Allemagne cinq jours avant l’attentat de Hanau, désencercler l’histoire des instrumentalisations et des oublis volontaires semble être un impératif. Non parce qu’il y aurait dans l’histoire des solutions consolantes toutes trouvées ou des « leçons » déjà dispensées, mais parce que l’histoire « nous émancipe », écrit Heimberg. Elle est aussi, comme le montrent nos auteurs du Club, historien·nes ou non, essentielle pour faire émerger les vies clandestines des exclus du récit historique hégémonique ou pour comprendre le ferment des rémanences coloniales qui continuent de régir des pans entiers de l’ordre social.

L'Affiche rouge - Résistants étrangers du groupe Manouchian, fusillés au Mont Valérien le 21 février 1944 au matin L'Affiche rouge - Résistants étrangers du groupe Manouchian, fusillés au Mont Valérien le 21 février 1944 au matin

Cette semaine, le bel hommage de Register au groupe Manouchian suivi de celui de Boris Carrier au Réseau de Résistants du Musée de l'homme, la reprise de la formidable édition « Nos ancêtres les gauloises », un billet qui réinsère le débat sur les retraites à l’Assemblée dans une histoire du parlementarisme, ou encore une querelle sur le goulag entre deux spécialistes de l’URSS sont autant de signes que notre rapport à l’histoire travaille inévitablement notre présent. Plurivoque, le mot « histoire » nomme à la fois la réalité passée et le savoir qu’on échafaude à son sujet. Entre les deux, se fabriquent les politiques de la mémoire, par lesquelles les pouvoirs l’accaparent, étouffant parfois ses valeurs émancipatrices.

 

Les résistants juifs exclus du mur du mémorial de la Shoah

Un symbole, s’il en est, d'instrumentalisation et d’oubli volontaire se loge dans la politique mémorielle de la Shoah, et plus précisément dans le mur des Noms rénové, inauguré par Emmanuel Macron le 23 janvier dernier« Les résistants juifs, morts en déportation, ont été délibérément exclus du mur », révélait Emmanuel Schwartzenberg, contributeur de longue date, dans un billet qui relate la violente invisibilisation des juifs morts après avoir été « arrêtés pour faits de résistance ». « Le Mur des Noms présente […] les noms des personnes qui ont été déportées depuis la France entre 1942 et 1944, parce qu’elles étaient juives… […] Croyez bien qu’il ne s’agit pas d’établir une hiérarchie parmi les victimes de la barbarie nazie, mais bien d’encadrer au mieux ce travail d’histoire et de mémoire », avait alors justifié le Mémorial dans un mail glacial suite aux interrogations d’E. Schwartzenberg. 

C’est en recherchant les traces de ses deux oncles qu’Emmanuel Schwartzenberg a fait cette découverte. Tout a commencé avec un billet de Laurent Mauduit, cofondateur de Mediapart, intitulé « Bertrand Mauduit, Buchenwald, matricule 30 878 ». « Les archives Arolsen viennent de mettre en ligne près de 850 000 documents concernant 10 millions de personnes victimes des persécutions nazies. » « Grande émotion », écrit le journaliste, qui y a retrouvé de nombreuses fiches sur son père (ainsi que sa « carte personnelle de détenu ») et sur son grand-père, Roger Mauduit, qui y est mort. 

Archive du fonds Arolsen - Carte de détenu de Bertrand Mauduit Archive du fonds Arolsen - Carte de détenu de Bertrand Mauduit

Ce fonds gigantesque rendu accessible, chacun.e pouvait désormais y fouiller et débusquer des archives jaunies, à portée de clic, presque dans leur matérialité, effleurant transitoirement l’expérience d’historien·ne qui découvre une archive inespérée au fond d’un carton. Cette expérience, ici personnelle, touchant à l’intime des récits familiaux soudainement tangibles, un grand nombre de personnes l’ont vécue parmi la nuée de commentateurs du billet de Laurent Mauduit. Curieusement, malgré l’effroyable réminiscence de l’expérience concentrationnaire, quelque chose de beau s’est produit dans ce partage. Une commentatrice, parmi d’autres, a relaté ce paradoxe entre douleur et gaieté de retrouver des disparus, « partagée entre l'émotion de voir ainsi "reprendre corps" le disparu d'une part, et d'autre part, l'horreur en lisant la précision quasi entomologique des fiches: forme du nez, écartement des oreilles, état de la dentition…».

Mais c’est aussi dans notre rapport au passé collectif que s’est joué quelque chose de nouveau : un moment de démocratisation et de réappropriation de l’histoire. C’était là l’intention initiale de Laurent Mauduit, outre l’hommage familial : « Je voulais signaler à toutes les familles concernées l’existence de ces archives terriblement émouvantes ».

Un exemple ici :

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Leur part de gauloise 

L’émoi des archives affleure aussi dans l’édition « Nos ancêtres les gauloises » initié par notre blogueuse Elise Thiébaut dans le sillage de son livre (lire ici l’interview dans un Hebdo de Sabrina Kassa au moment de la parution). Le dossier rallie un essaim de récits familiaux qui mettent en lumière des ancêtres oubliées, souvent féminines, dont les vies sont recolorisées par les anecdotes d’aïeux, retissées entre elles pour leur conférer un sens nouveau et les réintégrer au récit national (l’édition « redonne place à nos lignées de France et d’ailleurs » écrivait une autrice, Brahmstecus dans « Ma part de gauloise »). On découvre dans ce dossier collectif un festin de photos jaunies par les années, sorties des tiroirs poussiéreux, qui portent à notre connaissance une foultitude de visages inconnus. Le dernier en date, «Ma grand-mère, fille mère»« explore un secret de famille où la vie des bonnes «engrossées» par leur patron rencontre celle des soldats de la Guerre de 14 » résume Elise Thiébaut. Mais des épisodes « sont recouverts, entourés de tant de mystères, de zones d’ombre qu’en les racontant je suis réduit à élaborer des petites fictions en guise d’hypothèses », admet l’auteur du billet, touchant du doigt l’aspect lacunaire d’un passé que le discours national et familial a jugé honteux, sans droit de cité. Ces récits, dont les blancs sont colmatés par des conjectures incertaines, laissent place au plausible et à l’inconnu. Ils esquissent les traits d’une histoire populaire, certes non filtrée par les recoupements d’un tiers et par les méthodes et la scientificité propres à l’histoire académique, mais qui autorise, par ce rafistolage de bric et de broc, une sorte de revanche des oubliées.  

Géographie du déni  

Havre Dimanche - via Karfa Sirfa Diallo Havre Dimanche - via Karfa Sirfa Diallo

Comme le montre le pouvoir du Mur des Noms, pourtant tout entier dédié à la commémoration, d’effacer des vies selon des critères illusoirement arbitraires, le « devoir de mémoire », emblème de la politique hypermnésique qui rythme les ans par ses messes télévisuelles, est bien sélectif. Or si toute histoire implique de faire des tris, ces choix sont toujours politiques. C’est ce qui émerge des interpellations de Karfa Sira Diallo, fondateur de l’association Mémoires & Partages, ici concernant un autre pan de notre histoire, le passé esclavagiste. Le Havre, concède-t-il, est une ville dont le passé négrier est encore peu connu. Mais cette méconnaissance est habilement entretenue. Ce fonds d’ignorance, l’absence de « gouvernance mémorielle sérieuse » permet aux administrations de la ville de fermer les yeux : « Rien qu'entre 1679 et 1791, rappelle le blogueur, ce sont plus de 500 navires qui ont été armés dans les ports du Havre et d’Honfleur pour participer à la traite, déporter et mettre en esclavage au moins 90.000 africains. […] Tout comme Bordeaux, le Havre accueille aussi, au 18e siècle, une population noire originaire des colonies, de statuts divers, rendant nécessaire la mise en place de « "dépôts de noirs" ». Il suffit de déambuler dans les rues de la ville pour découvrir une géographie du déni présente dans son odonymie : rue Masurier, rue Begouen, rue Boulongne, rue Eyrier, rue Massieu ; ces rues célèbrent encore dans la ville les notables qui ont participé à ce crime contre l’humanité. À qui qualifierait ces enjeux de superfétatoires, Karfa Sira Diallo rappelle, s’adressant ici à Edouard Philippe, candidat à la mairie du Havre, que ces « actes manqués », ces amnésies de la gestion mémorielle « sont vécus comme des agressions qui nourrissent quotidiennement une violence psychologique que de nombreux français, de toutes couleurs et origines, subissent.» Contre ces inactions de l’histoire plus bavards que tous les discours, le contributeur propose la débaptisation ou l’apposition de plaques explicatives sur les rues qui honorent les négriers Havrais (même Alain Juppé a sauté le pas à Bordeaux).

Ces héros parfois imparfaits

Dans un autre contexte, mais dans une démarche similaire de colmatage d'oublis savamment échafaudés, Jacqueline Derens, spécialiste de l’Afrique du Sud et autrice d’un ouvrage intitulé Femmes d'Afrique du Sud, a rectifié dans un billet les révisionnismes des figures politiques du pays, ici Frederik Willem de Klerk, vice-président de la République d'Afrique du Sud, prompt à nier que l’apartheid fut un crime contre l’humanité, mais aussi à s’autoriser une « une réécriture hardie et mensongère de l’histoire de la période des négociations » en s’attribuant les mérites de l'abolition de l’apartheid. « Ce n’est pas de Klerk qui a mis fin à l’apartheid, mais la lutte acharnée du peuple sud-africain pour avoir le droit de vivre librement dans une démocratie, unie, non raciale et non sexiste », tance Jacqueline Derens en vigie. Ce sont aussi de figures occultées de l’histoire dont parle la recension par Charles Heimberg de l’ouvrage de l’italien Carlo Greppi au beau titre L'histoire nous sauvera. Ces « "héros [parfois] imparfaits", ces "partisans de l'humanité" qui ont fait le choix et pris le risque d'être des grains de sable face а la furie répressive et barbare des fascismes». Par exemple Mohamed Fekini (1858-1950), figure dissidente face aux crimes coloniaux italiens, dont les mémoires offrent une source exceptionnelle émanant du camp des opprimés. « Moi, je ne désire pas le mal, si le mal m'ignore. Mais si je le rencontre, je lui tiens tête », écrivait-il.

Des historiennes qui perdent la mémoire 

Par ailleurs, les dynamiques d’invisibilisation ne sont pas l’apanage des gouvernants en pouvoir de réécrire l’histoire officielle. Processus structurel, il peut exister même chez les plus érudits et les plus engagés sur ces sujets. En témoigne l’invisibilisation du travail de Zaka Toto, auteur d’une série d’articles dans la revue Zist sur l’histoire coloniale et la politique du sucre en Martinique, par l’historienne Laurence de Cock dans un article de vulgarisation dans Politis, suivi d’une mise au point exempte d’excuses. Le professeur des écoles Rpgsquare06 raconte l'épisode. Loin d’être une querelle purement anecdotique, il y a là une reconduction de la « violence symbolique » qui confirme l’utilité des disciplines décoloniales. On peut lire ici une autre mise au point sur ces mécanismes par Mehdi Derfoufi. 

Du Code Noir au chlordécone 

« La pollution des sols et des cours d’eau guadeloupéens au chlordécone est connue des services de l’Etat depuis 43 ans, la contamination de l’eau dite potable a été révélée il y 21 ans […] nous en sommes aujourd’hui au quatrième et aucune mesure concrète n’a été prise pour dépolluer les sols et les cours d’eau, décontaminer les populations et leur alimentation, indemniser les victimes et prendre en charge leurs frais médicaux.» La querelle sous forme de mise en abîme énoncée ci-dessous est un micro-symptôme, transposée à la production des savoirs, des persistances de logiques néocoloniales. Celles-ci président à des inégalités d’ampleur prenant racine dans une histoire jamais clôturée. Ce sont les inégalités environnementales que chronique avec méticulosité la blogueuse Canoubis dans ses longs billets-reportages (notamment son billet sur les ouvriers agricoles martiniquais) très documentés, inspirés du travail de Malcom Ferdinand.

Le processus historique qui féconde la répartition inégale des maux écologiques vient de loin. « L’article 44 de l’édit de mars 1685 - dit Code Noir - dispose que les être humains réduits en esclavage "sont déclarés être des meubles", rappelle Canoubis, or « l'iniquité qui préside à l’organisation socio-juridique des Antilles françaises est intimement liée au système esclavagiste ». A l’issue d’un long travail de restitution historique, la contributrice raconte l’intériorisation de la souffrance par les ouvriers dont les corps sont meurtris par le « continuum colonial ». Des meurtrissures qu'ils ont pris l'habitude d'euphémiser, comme le décrit Canoubis: « je suis en colère, j’ai même la rage lorsque j’entends toutes ces souffrances, y compris celles que certain.e.s refusent de nommer, préférant dire « j’ai un truc à la prostate », ou « j’ai les deux trucs dans les deux seins » plutôt que de reconnaitre qu’ils ont un cancer. Le problème n’est pas d’avoir un cancer, le problème c’est qu’il résulte d’un rapport extrêmement violent, inhumain entre "eux" et "nous"».

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Dès lors, il apparaît toute écologie doit intégrer que la décolonisation statutaire, loin d'avoir "terminé" la décolonisation comme un épisode du passé dont on aurait d'ores et déjà la conclusion, n’est pas suffisante. Des « modes d’habiter la terre » coloniaux ont été reproduits, via l’économie de plantations, modalité d’exploitation occidentale, agraire ou industrielle dont la crise du chlordécone est un symptôme (comme le sont les grands projets tueurs de biodiversité tels que la Montagne d'Or en Guyane), explique Malcom Ferdinand dans un podcast instructif, Afrotopiques.

Les inégalités environnementales léguées par une histoire d’oppressions non achevées sont aussi évoquées par William Acker dans sa « petite histoire de l’antitsiganisme des champs », où il retrace le parcours de racisme d’Etat et de criminalisation des comportements tsiganes qui expliquent qu’aujourd’hui encore, les aires d’accueil destinées aux "gens du voyage" soient systématiquement placées près de terrains pollués ou toxiques. 

Interdire l'imprévisible

Les inégalités, la répartition des rôles dans la société ou les dénis organisés sont autant de preuves de la nécessité du travail des historiennes et historiens, pourtant mis à mal à différents niveaux. D’abord parce que les conditions de sa production sont corrodées par la future Loi de programmation pluriannuelle de la rechercheDans un exercice de fiction rétrospective, une sorte de saut périlleux temporel, Frédéric Hélein, mathématicien, utilise justement l’histoire pour prouver l’absurdité de la future loi qui condamne les chercheurs à des CDD de longue durée, financés en « projets ». Le contributeur applique ces logiques managériales aux grandes découvertes scientifiques passées. Qu'auraient pu découvrir les découvreuses et découvreurs d'hier avec les conditions d'aujourd'hui? Le financement par « projets » interdit l’imprévisible, l'inespéré, la trouvaille qui sort du cadre des problématiques prédites, qui parfois se révèlent plus utiles lorsque l'épreuve des faits les font voler en éclats. Or « les plus grandes découvertes sont celles qui sont totalement inattendues et même parfois en contradiction avec les connaissances les mieux étayées ».

Délit de compromission

Parmi les obstacles au travail des historiens, Gilles Manceron et Fabrice Riceputi ont alerté sur une mesure gravela restriction de l’accès aux archives contemporaines concernant notamment les répressions coloniales, décision « sans doute inspirée par l’obsession sécuritaire actuelle et par la crainte d’un débat en cours sur l’enjeu démocratique que représente pour les citoyens le droit à connaître la page coloniale de notre histoire », et dont les implications sont alarmantes : de nombreux travaux de recherche historique, projetés ou entamés, sont stoppés net à cause de la mesure. « Quant à ceux qui ont pu profiter antérieurement de la libre communication ou de dérogations, leurs auteurs pourraient en théorie se voir reprocher d’avoir divulgué des secrets d’Etat, voire être poursuivis pour "délit de compromission" et encourir de lourdes peines.» 

Une crainte partagée par le Comité de vigilance des usages publics de l'Histoire, qui y voit une volonté d'étrangler les recherches coloniales en plein essor. 

Dans un autre texte de la CVUH émerge cependant un mal plus profond encore. L'organisme, créé en 2005 parce que les « les historien·nes ne vivent pas dans une tour d’ivoire », et dont la vocation était celle « d’un observatoire des usages et des mésusages publics de l’histoire » selon leur manifeste, s'alarme dans un texte intitulé «Les réformes de la start-up nation et la réécriture de l'histoire» d'une « confiscation » de l'histoire par les réformes gouvernementales, qui n'offrent comme horizon que la préconisation et la strangulation du service public. Comme l'écrit Charles Heimberg« L’histoire est politique et publique, en particulier parce que "l’historien enquête avant tout depuis et sur le présent" » (selon les termes de l'historien Guillaume Mazeau, cité dans le billet). Mais dans un contexte d'opacité des perspectives, difficile dès lors de toujours croire, à la manière de G. Mazeau, qu'« il y a toujours des raisons d’espérer ».   

Merci à Register de nous avoir fait réécouter l'Affiche rouge de Ferré © Léo Ferré

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