Le lycée professionnel révélateur d’une injustice scolaire en amont, à l’école et au collège, voilà sur quoi un quasi consensus est possible. En revanche, en faisant silence sur les savoirs enseignés, la piste proposée de confier l’enseignement professionnel aux régions est illusoire.
Entre recruter des contractuels plutôt que des titulaires et rendre les programmes bien plus étroitement prescriptifs qu’ils ne l’étaient, le lien est systémique. Exemple avec les programmes de français en classe de première.
Le ministre veut s’attaquer au collège, "homme malade du système". Les propositions ministérielles que nous publions sont susceptibles de l’intéresser.
Le16 novembre, le CICUR a croisé les regards d’experts et de professionnels d’ici et de pays voisins sur la politique des savoirs et sa mise en œuvre : la réflexion avance, de nouvelles questions et controverses se dessinent, le débat est ouvert.
Des fermetures de lycées professionnels qui ne représentent que 1,6% de l’effectif lycéen total, mais représentent un gain de sobriété énergétique, ne faudrait-il pas admirer la grande sagesse comptable du conseil régional et de la région académique Ile de France ?
Opposer élèves et savoirs pour placer les uns ou les autres le centre de l’école n’a pas de sens. La vraie question est de s’interroger sur les savoirs indispensables à tous les élèves, qui ne peuvent être pensés qu’en fonction des missions données à l’école par les citoyens et non exclusivement à partir de savoirs scolaires établis au fil du temps.
Fermeture totale ou partielle de lycées professionnels parisiens, redéploiement des formations, des élèves et des personnels, tout cela décidé sans concertation aucune, un « parfait » contre-exemple d’école de la confiance et de gestion respectueuse des ressources humaines.
Culture coloniale, cultures autochtones, culture scolaire, cultures disciplinaires, culture numérique, culture civique : les cultures sont au coeur du dernier dossier de la RIES, intitulé « travailler en collaboration à l'école ».
L’école est le lieu de tension parfois très vives entre élèves et enseignants comme de réalisations menées dans un enthousiasme partagé. Cette réalité écartelée questionne la forme scolaire qui est la nôtre et nous interpelle sur ce que pourrait être une politique des savoirs répondant aux défis actuels et à venir, donnant tout son sens à la présence des élèves et des enseignants à l’école.