Appliquer à Louis-le-Grand et Henri IV la règle commune des autres lycées parisiens, un outrage à l « excellence républicaine » ou une mesure incontestablement républicaine ?
Le ministère de l’éducation nationale ne manque pas de services, établissements, chaires susceptibles de l’éclairer sur les évolutions du métier d’enseignant. Il a pourtant fait appel à un cabinet de conseil privé pour un demi-million d’euros. Vous avez dit « efficience de la dépense publique » ?
La ségrégation à l’œuvre dans l’Ecole française tient certes à des choix extérieurs à l’Ecole, mais tient aussi, fondamentalement, à l’organisation très hiérarchisée et cloisonnée des savoirs scolaires, qui est une pièce maîtresse de la ségrégation à l‘Ecole, grande absente de la dernière note du conseil scientifique de la FCPE.
Un livre de plus sur l’Ecole ? Non, un regard engagé sur « l’Ecole à la française », avec ses clairvoyances et son point aveugle, porté par un expert de l’éduction en France et dans le monde.
Tout le monde se désole des absences d’enseignants, sauf les élèves réunis devant le tableau ou l’écran qui annonce les professeurs absents du jour. L’occasion de réfléchir un peu plus profondément sur le sens pour les élèves de la « continuité pédagogique ».
Situation paradoxale dans certains lycées cet hiver : au nom de leur santé, on proscrit les rassemblements d’élèves à l’intérieur des bâtiments, mais on maintient l’interdiction des couvre-chefs dans la cour : de quoi la laïcité est-elle ici le nom ?
Le débat public sur l’Ecole pourrait-il sortir du cadre étriqué où on l’enferme ? C’est la question que l’on peut se poser à la lecture du dernier sondage Viavoice-Libération sur le sujet.
Innover dans la forme scolaire est sans aucun doute une priorité. Mais l’appel à projet gouvernemental dans le cadre d’investissements d’avenir épargne soigneusement de l’innovation les savoirs scolaires. Changer la forme de l’ordre scolaire, soit, mais pas ses contenus d’enseignement.