Alors qu'au Sud, la révolte brûle de mille feux, sur le front Est, les hommes politiques locaux brillent par leurs déclarations musclées, insinuant bien lourdement qu'un complot de la CIA visant à renverser les autorités démocratiquement élues du pays ne passera pas. « 1991, plus jamais ça », quelque chose dans ce genre.
Rédigé le 20 décembre 2010 Dimanche soir, j'ai été solidaire avec mes amis biélorusses. Ça a duré une dizaine de minutes, le temps de lire leurs statuts facebook dépités et de visionner une vidéo où les forces anti-émeute matraquaient les manifestants et tapaient dans leurs boucliers pour couvrir les appels à la raison et à la conscience.
“Plus ça change, plus c'est la même chose”En 2005, avant qu'on ne fonde les nouvelles jeunesses poutiniennes, les Nachi (« les nôtres », successeurs des Iduchtchie vmeste, « ceux qui marchent ensemble »), on aurait demandé à Alexandre Nevzorov, ancien journaliste, s'il serait d'accord pour qu'on utilise ce nom. Il ne fait plus beaucoup de vagues, Nevzorov : installé à la douma après octobre 1993 et récemment reconverti dans sa grande passion, l'élevage de chevaux, il a pris de la bidoche et troqué son blouson de cuir noir contre un costume vert olive. À l'époque, c'était autre chose. Au début des années 90, dans le cadre de dans son émission « 600 secondes », où il faisait surtout du social (« tout va mal »), du spirituel orthodoxe et du faits divers sanglant encadré de pubs pour portes blindées, viseurs laser et gants en kevlar, il avait diffusé sous le titre Nachi une série de reportages et monté en parallèle un mouvement national-populiste à base de réservistes de la figuration.
Moi, ma passion, ce sont les reprises. Et, bien évidemment, plus l'écart entre les styles de départ et d'arrivée est grand, plus la reprise aura des chances de m'intéresser. En tant que metalleux presque repenti, j'ai une faiblesse particulière pour ces chevelus qui proposent des versions des plus grands tubes de musique « populaire » liftés à coups de guitares en mitraillette et de double grosse caisse. Quelques-uns y ont consacré des albums (notamment Ludwig von 88 et leurs « 17 plombs... » qui ont inspiré le titre de ce billet), rares sont ceux à en avoir fait une spécialité.
L'était une fois Nico, l'tsar de toutes les RussiesEt même si d'gueule l'était pas vraiment réussiD'son temps y'avait plein de brochetsY'avait plein d'pourceaux au marchéY'avait à boire et puis à manger aussi
Si tu me quittes, ferme la porte,Je n'attends plus de visite, d'aucune sorte.Écoute mes sanglots, vautré sur le plancher,Suis-je saoul ou mort ? Je ne saurais trancher.
Sur la chandelle, bêtement, un papillon cramait ;Une braise ardente, des ronds de fumée.L'étoile est tombée dans une flaque sous l'auvent...L'escouade n'a pas remarqué la perte d'un combattant (bis)