« Marine Le Pen joue la dissolution », et le Journal du Dimanche joue au con. Dans son édition du 2 novembre, l’hebdomadaire consacre ses trois premières pages à la présidente du Front National qu’il présente comme la « première opposante » à François Hollande selon un sondage IFOP.
S'agissant du chargé de la direction de la communication à l’Elysée, formé à l’école Euro RSCG, on aurait pu attendre mieux d’Aquilino Morelle que son « Droit de réponse » qui ne répond à rien. Il faut dire qu’il n’est pas aidé par les faits puisqu’il n’en conteste aucun. Il mélange quelques événements. Multiplie les approximations. Misant sur la méconnaissance de ses lecteurs. Décryptons son message point par point.
Ce matin, journaux et radios relatent les assassinats à répétition à Marseille, une tuerie dans les Alpes, le sort d’une Anglaise disparue dans l’Hérault. Et puis la mort de deux ouvriers sur le site d’Arcelor-Mittal à Gandrange. Les deux victimes, un intérimaire de 26 ans et un Alsacien de 49 ans, ont été ensevelis dans l'effondrement du toit d'un bâtiment désaffecté du site qu'ils étaient en train de démonter.
Tous les deux jours et demi, en France, un couple est le théâtre d’un meurtre. En 2011, 122 hommes ont tué leur compagne. 24 femmes ont tué leur conjoint. 1 femme a tué sa concubine. C’est moins que l’an passé. C’est même le chiffre le plus bas depuis que la délégation aux victimes comptabilise ces données. Cela reste énorme.
Mohamed Belkacemi dit avoir enregistré la conversation du 8 novembre après avoir entendu des propos «inqualifiables» au sein de la Direction technique nationale (DTN). «Inqualifiables» au sens d'indignes, d'innommables.
Si la dictature, c'est «ferme ta gueule», et la démocratie «cause toujours», on peut estimer que l'Egypte se situe aujourd'hui entre les deux, dans un régime du «Cause pas trop».
L'Insee confirme et affine ce que l'on savait déjà. Il n'empêche: à chaque lecture des chiffres du mal ou du non-logement en France, la claque est la même. L'étude Insee Première publiée ce jeudi évoque «la situation dans les années 2000», en se basant notamment sur la grande enquête Logement 2006. L'état des lieux se révèle catastrophique.
Le gouvernement s'occupe enfin de la situation des mal-logés. Mais seulement pour s'assurer qu'ils ne puissent pas squatter des logements vides, publics ou privés.
De dix portraits et quelque 350 commentaires, il n'est pas question de tirer de grandes conclusions sur les rapports entre «la société française» et «les musulmans». Quelques impressions cependant, et quelques commentaires sur les commentaires.