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En vrac

Auteur de romans,nouvelles,pièces radiophoniques, animateur d'ateliers d'écriture...
  • Brigade du Je

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    «Revenue de rien sans revenus. Avec le désir de continuer. Encore prête à perdre. Mais toujours en jouant. Pas prête à gagner ? Si. C’est mon objectif principal : prouver que c’est possible. Bien enracinée au présent. Qui suis-je ? Une femme désespérée. Un désespoir optimiste. Je... »Votre clavier est bloqué par nos services. Les quatre mots clignotent sur mon écran. Repéré par la Brigade du Je.
  • La beauté ne tue pas

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    Mais elle peut blesser.Toujours de la beauté même quand elle a du sang sur les mains? Non, avait affirmé un prof du collège. Avant de décortiquer le terme crime passionnel. Face à une trentaine de regards. Il nous parlait aussi de poésie. Et – déjà – du devenir de la planète. Débarquant chaque jour en bus dans un quartier isolé. Un de nos ambassadeurs de la beauté.
  • « Ya Rayah » Lovely

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    Racisé est triste. Son compagnon a fait sa valise. En lui laissant une lettre d’adieu sur la cuisine. Une poignée de mots cinglants. Toutes ses récriminations en quelques lignes. Plus violents que leurs engueulades habituelles. Depuis son départ, il sent comme un vide. Incapable de vivre sans son compagnon. Se détestant mais inséparables. Compagnons de la même impasse ?
  • Bord de lignes

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    Pour ce billet numéroté 1000, voici une fiction. Elle est inspirée d'une résidence d'auteur, dans un quartier en pleine transformation urbaine et sociale.Le récit croisé du quotidien de trois personnages sur ces lieux en suspens. Que dire pour un millième billet ? Juste un grand merci aux fidèles internautes de ce blog « En vrac » et souvent de guingois. La route continue.
  • Filles du Monde

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    Leurs regards bouffent l’espace. Elles avancent d'un pas déterminé. Comme voulant s'ouvrir de nouveaux horizons. Elles marchent le plus souvent en groupe. Des graines de femmes de France. Et d'ailleurs. D'autres graines de femmes marchent ensemble partout sur la planète. Sous un ciel amical ou mortel. La marche inexorable des « filles du monde ».
  • Montreuil-sous-Bibliothèques

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    « Chez Robert Desnos.» Ma réponse à un copain qui me demandait ma destination du jour. Nous étions face à face dans le bus descendant en centre-ville. Puis, après un bref échange, chacun s’est replongé dans ses pensées. Le monde intérieur de deux ados made in 1974. Pourquoi cette scène est remontée ?
  • Là où nos chemins se réparent

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    Pourquoi changer d'ondes ? Pour me réenchanter avec de la musique. Échapper entre autres aux sujets récurrents qui occultent - trop ? - tout le reste. Plus que le racisme, le viol, le Covid...? Sans doute pas la seule auditrice à me poser cette question. Nulle autre souffrance en notre siècle ?
  • Langue de dos

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    La phrase tourne en boucle dans sa bouche. Elle ponctue ses rares silences. Un type parfumé au pouvoir. C’est écrit sur ses yeux, ses vêtements, ses gestes. Et sur sa langue. Qui peut-être ce voyageur ? Un homme avec un masque et un chapeau. Il parle au téléphone. Debout de dos.
  • Parler à la pluie

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    Encore une bouche d'égout 2.0. Rare un tel cumul de saloperies en moins de 280 signes. Un internaute orchestre avec de très nombreux instruments. Capable de jouer du racisme, du sexisme, de l’homophobie, de l’antisémitisme… Le signaler ? Pas du genre à délater. Suffit juste de ne le pas le lire. Passer à autre chose sur la vaste toile. Pour tomber sur un joyau numérique.
  • Le printemps c'était elle

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    Absente à perpétuité. Pendant que les filles et les garçons de son âge profiteront de la lumière des jours rallongés. À chaque être son printemps. Et tant mieux qu'on goûte cette lumière. L’interrupteur doit rester sur « On ». Même si une ampoule, à peine allumée dans un coin de la planète, vient de s’éteindre à jamais. Nuit soudaine sur une histoire unique. Elle ne sera plus son printemps.