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Arbre à gammes

Auteur de romans, nouvelles, pièces radiophoniques, animateur d'ateliers d'écriture...
À propos du blog
La chair est joyeuse et il reste beaucoup de livres à lire...
  • Vaccin anti certitudes

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    Vacciné sans devenir adulte. Petit sourire après ma piqûre citoyenne. Les paroles de la chanson des «vieux amants» me sont revenues. Indéniable que nous sommes dans l’ère du responsable ensemble. Piqûres de rappel d'injonctions en boucle du métro au TER en passant par la radio dès le réveil. Des consignes désormais intériorisées. Notre bagage mental bien étiqueté ?
  • Le goût de l'avis

    Par | 1 commentaire | 1 recommandé
    Au commencement était son avis. Un grand bavard capable de donner son avis sur tous les sujets. Et au quotidien. En plus avec des arguments étayés. Un redoutable combattant du verbe. Finissant toujours par gagner aux mots. Jusqu’au soir où tout a basculé. Jesaitout devenu silence.
  • Château de Signes

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    Quelques secondes ou rien sur le réveil France-Inter ? Une question dont je connais la réponse. D’autres actualités sont prioritaires. Comment faire autrement ? Mais j’avais envie que le principe de réalité soit battue en brèche pour une fois. Et que la magie opère sur les ondes de ma radio préférée. La réal-réalité a encore gagné. Rien sur le départ d'un vieil enfant.
  • À perte de toucher

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    Comme un coup de cutter. Il grimace. Je parle des quatre saisons découpées et jetées à la poubelle. C'est ma façon de ressentir la perte de cette année. Mon explication ne le convainc pas. L’homme m’écoute sans un mot. Ma première sortie hors de chez moi depuis un an. Avec l'impression d'être très maladroite. Suis-je capable de reprendre un corps dans mes bras ?
  • Lettre à mon prof de haine

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    Des années que je vous écoute. Plus d’une décennie. Je vous suis partout. À la radio, en télé, ou sur les réseaux sociaux. Dès que vous sortez un livre, je me précipite en librairie. Tout ce que vous pensez et dites m’intéresse. Je suis fasciné par votre si grande culture. En plus un des rares à désigner notre ennemi. Et appeler à la résistance. Pour libérer notre vraie France.
  • D'origine amoureux

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    Comme sur un trottoir mouvant. Ils marchent à pas très lents. La trouille d’être aspirés dans un trou urbain ? Jetant sans cesse des coups d’œil fébriles à droite et à gauche. Ils avancent ensemble depuis quarante ans. Un couple d'amoureux. De quelles origines sont-ils ? La question posée par un copain. Je suis resté bouche bée. Sa question hors-sujet. Que répondre ?
  • Langue de buzz

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    Nul besoin d'un quelconque talent pour sortir une telle phrase. On pense d’abord à une vanne caustique. Pas du tout de l'humour noir. Affirmer qu'une chanteuse a du talent, mais trop effrayante pour se produire en public. Qui a prononcé ces mots ? Un animateur semblable à certains de ses clones cathodiques. Pas pire, ni meilleur. Le banal reflet d'une laideur contemporaine ?
  • Bord de fin

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    « Apporte-moi mon couteau.». Sam a détourné les yeux. Faire semblant de ne pas avoir entendu. «Je veux me finir vite. Apporte-moi mon couteau, fils.». Une voix déterminée. Comme persuadé que personne ne pouvait remettre en cause sa décision d'arrêter de souffrir. Que répondre à son père sur son lit de clinique ? Une solitude de souffrances. Un homme au bord de sa fin.
  • Sœurs de printemps

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    Que deviendront ces deux gamines ayant échappé à la mort ? De belle personnes. Ce qu’on leur souhaite. De futures femmes au cœur endurci par ce qu’elles ont vécu ? On ne leur souhaite pas. Sans doute des femmes banalement humaines. Comme en réalité la majorité d’entre nous. Avec nos grandeurs et petitesses. Mais place d'abord à leur jeu. Deux petites filles joyeuses.
  • Machine à vide

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    Le crabe n’a pas baissé le rideau pour cause de Covid. Toujours en service. Même en période de guerre ou de catastrophe naturelle. « Que tu sois noir ou blanc, riche ou pauvre, tous dans la «cancer culture. Mais vaut mieux avoir les poches pleines. ». La phrase d’un pochetron de bar fermé. Parfois la nuit se rapproche en soi. Elle n’est plus en arrière-plan. Proche du centre de son miroir.