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En vrac

Auteur de romans,nouvelles,pièces radiophoniques, animateur d'ateliers d'écriture...
  • On n'est pas sérieux quand on est mort

    Par | 2 recommandés
    C'est un vol et du mépris. Ce que lui rabâche son fils. Très remonté contre le transfert des cendres de la gloire locale.« La seule chose qu’ils veulent c’est se faire mousser dans leur entre-soi. Tirer la couverture à eux sur le dos de deux poètes qui n’ont rien demandé. Ils veulent même nous voler nos morts célèbres.». Un lycéen de Charleville très sérieux.
  • Spectacle à domicile

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    Faire rire est un métier. C’est le sien. 25 ans qu’elle l’exerce sur toutes les scènes du monde. Mais aussi dans la rue. Malgré son succès, elle aime y retourner. Débarquant incognito avec son matériel de travail. Pour un rapport direct, avec un public non préparé. Ça passe ou ça casse. Mais jamais elle n’a eu autant le trac qu’aujourd’hui. La représentation la plus dure de sa carrière.
  • Tenue de débat

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    Révolte au lycée. Tous les deux ont contacté des journalistes. Sûrs que ça allait ricocher sur les réseaux sociaux. C’est lui qui a eu l’idée. Au début, elle n’était pas d’accord. Persuadée que ça ne servirait à rien. Pas comme ça qu’ils réussiraient à convaincre. Mais il a insisté. Jusqu’à ce ce qu’elle finisse par accepter. Prête a lancer l'opération «Tenue de débat»..
  • Bouquet d’exils

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    Combien de elle et de il en exil ? Ici ou là-bas. Au coin de la rue ou de son miroir. Lui avait la parole. Pas eux. Un homme de parole donnée à l'autre. Les laminés et méprisés avec ou sans e mais double e de colère. Méprisés à distance ou de proximité. Les exilés visibles ou invisibles. Sa parole donnée n'était pas un vain mot.
  • Sur le parking

    Par | 1 recommandé
    «50 euros la passe». Elle l’aurait bien étranglé. Le coq a souri, fier de sa saloperie. Avant de les surveiller de sa fenêtre. Pendant qu'elles travaillent sur le parking. Chacune passant d’un véhicule à l’autre. Au suivant ! Plaquer son patron les traitant comme des machines ? Passer ses nerfs sur les clients ? Au prochain ! Pourquoi avoir choisi ce boulot ?
  • Lettre à mes origines

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    Femme d’origine africaine et fière de l’être. Quelle force le jour où je me suis affirmée. « Moi, je suis une femme noire. Point barre.». Je me suis levée et j’ai pris le micro.Pour ne plus jamais le lâcher. Me libérant des chaînes les pires. Celles invisibles qu’on finit par intérioriser. Désormais je suis une femme noire libre dedans et dehors. Solide et heureuse sur mes racines.
  • Bouquet de rentrée

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    Le plus gros bouquet de fleurs du monde. C’est une idée de sa copine. Lui n’aurait pu y penser, trop bouffé par la colère. Sa copine et lui attendaient près de la fenêtre ouverte du bureau de la directrice d'école. La conversation à l'intérieur tournait autour de ses deux petites sœurs. Chaque mot de l’homme lui perçait la poitrine. Les poings comme des pierres contre ses cuisses.
  • Prise de poussière

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    N’être pas d’ici, ni d’ailleurs. Douleur ou chance ? Certains se posent la question. D'autres n’ont pas le luxe de s'interroger sur ici ou ailleurs. Ils n’ont qu’une seule réponse. Elle se trouve dans leurs bagages : la terre fuie et leurs premiers pas entre les plis de vêtements non choisis. Le choix sera pour les jours heureux. Reviendront-ils ?
  • Un tueur en vacances

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    Le ballon est tombé devant moi. Je l’ai renvoyé au type. Nous avons échangé quelques mots.Banale courtoisie teintée d’humour. « Qu’est-ce qu’il fout là ? Cet homme, avec qui vous avez parlé, est une ordure. Il a tué sa femme et il vient jouer au ballon avec son fils et des copains. Une honte ! Je me casse de la rivière !». Bref échange avec un assassin.
  • Premier de tablée

    Par | 4 commentaires | 6 recommandés
    Le raté de la famille. Comme ça qu’on le qualifie. Le repas mensuel est désormais une corvée. Un moment qu’il avait pourtant tellement apprécié. A écouter les conversations des « grands ». Suffisait d’ouvrir les oreilles pour se nourrir. Jusqu’au jour où il est devenu un de ces grands. Avec toujours la même joie d’écoute. Mais désormais le raté. Et trop fragile pour être indifférent