Économiste, sociologue et HEC à la retraite (maître de conférence à l’Université Dauphine et membre du Cabinet Syndex, expert-comptable spécialisé dans le conseil aux Comités d'entreprise et aux syndicats de salariés), il s’occupe, depuis une dizaine d’années, de promouvoir l’Indépendance de la Kanaky Nouvelle-Calédonie. Il s’est mis en outre à écrire autre chose que de savants traités...
Rien de nouveau après son 24 mai à Nouméa… Le chaos « as usual », le lendemain, le premier tir mortel d’un policier (mais pas en service) sur un Kanak et toujours les barrages ; mal parti le retour au calme « exigé » (mais non respecté) comme condition du dialogue. Les indépendantistes réitèrent leurs revendications. « Errare humanum est, perseverare diabolicum »…
Macron s’envole en urgence pour Nouméa avec le ministre de l’Intérieur accompagné de la ministre déléguée aux Outre-mer et celui des Armées (mais sans Philippe...) pour mettre en place une « Mission de dialogue » ; mais avec qui et pour quoi faire ? Ce sera difficile d’éteindre le feu pour ceux qui considèrent que c’est le pyromane qui tente maintenant de jouer le pompier…
Le Pacte nickel est fin mal barré : son opposition forme une large majorité (du FLNKS, de l’Éveil océanien et de Calédonie ensemble) contre ses soutiens, surtout l’État et les loyalistes radicaux. Ces derniers appelant à « foutre le bordel », manifs et contre-manifs poussaient cette majorité à un petit début de rapprochement. Pour au moins éviter la guerre civile ; et plus si affinités ?
Même le sage historien Louis-José Barbançon, spécialiste du bagne, sort du bois avec une sorte de « J’accuse ! » à la Zola contre les loyalistes et l’État ; son « nationalisme calédonien » centriste retrouve, enfin, le chemin d’une sorte d’indépendance-association. Il joue les Cassandre ; il n’a sans doute pas tort : quelques jours plus tard, une « disruption » dans le ronron institutionnel !
Le Maire le veut signé « tel que rédigé » avant la fin mars ! Le Président du Gouvernement dont la procrastination était une seconde nature est passé du « Sans doute Non » au « Oui ». Le Président de la Province Nord maintient depuis longtemps son « Niet ». Les loyalistes centristes de Calédonie ensemble y sont de plus en plus opposés. Les loyalistes de plus en plus radicaux sont pour. Alors ?
Deux semaines après le véritable tsunami déclenché par la PDG du groupe, la lune de miel avec l’État semble pourtant continuer : c’est une sorte d’augmentation de capital qui vient d’être accordée, mais sans sortir le chéquier (sorti auparavant). Curieuse réaction qui explique sans doute le silence après pourtant un « gros caillou dans la chaussure » du nickel calédonien ? Comprenne qui pourra…
Si l’on attend la fin de ce « roman noir » (avenir des institutions et de la « doctrine nickel » faite loi) on y est encore fin 2024 ou 2025 ; le lecteur va donc rester sur sa faim. On continuera cependant ce polar, grâce à nos « billets » à venir. Ici, il s’agit donc d’ « états d’âme » plutôt que de conclusions provisoires. Fin mal barré le Caillou ? Peut-être, mais ça peut changer, en rêvant…
Cette Saison sera très particulière, même dans sa forme : elle traitera de l’actualité (pourtant déjà ancienne : depuis 2018). Cette période est celle de la plus grande incertitude, même si juridiquement les indépendantistes ont perdu les trois référendums d’autodétermination de 2018, 2020 et 2021 ; justement ! L’histoire va-t-elle, encore une fois, bégayer ? Avec retour desdits « Événements » ?
La période autour de 2017-2018, avec le premier référendum d’autodétermination et le triptyque suivant : le tourisme des serviteurs de l’État, son président et ses ministres a repris son envol ; la révolution dans la révolution des indépendantistes de l’UNI-Palika acceptant (enfin !) la solution de l’indépendance-association ; enfin, toujours l’hégémonie de Calédonie ensemble, plus pour longtemps
La métallurgie du nickel, c’est foutu ; et pas seulement en Calédonie… À part en Indonésie où son groupe investit et investira avec de gros bénéfices ! Plus un sou confirmé pour la SLN (même dans la mine ?) et annonce qui ne va pas aider à attirer les repreneurs des deux autres usines. Christel Bories aurait pu mieux faire pour sauver le Caillou et son Pacte nickel… Le Maire, il en pense quoi ?