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Le général Macron, chef des Armées, a lancé un ordre de « réarmement » de la Nation et sa mise en ordre de bataille pour faire triompher l’ordre libéral inégalitaire. Dans un contexte de Grande guerre climatique, écologique et d’appauvrissement, il ne nous reste plus qu’à être les mutins de 2024, les refuzniks de son service obligatoire du capitalisme et à désarmer sa politique mortifère.
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Des centaines de fascistes exécutant le salut nazi dans le centre de Rome, des menaces terroristes de l’ultra droite de plus en plus présentes, l’irruption de l’extrême droite politique et de l’autoritarisme dans toutes les strates des pouvoirs, l’ombre brune du fascisme s’infiltre dans toutes les plaies sociales laissées béantes par les partis historiques. C’est la voie ouverte au « césarisme ».
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Depuis que j’ai appris que mon aïeul Homo sapiens avait folâtré avec Néandertal, qu’ils avaient coïté pour donner naissance à des petits bâtards, que je possédais donc des gènes archaïques néandertaliens, je ne cherche plus mes origines, elles sont mêlées. Je suis un bâtard comme un autre et j’ai été, durant ma vie nomade, l’immigré d’autres peuples : ils ne m’ont pourtant jamais laissé me noyer.
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La table de réveillon coûtera 25 % plus cher qu’en 2021. Ce sera pâté de foie et pétillant. Mais l’industrie agro-alimentaire nous laissera aussi des factures escamotées : pollutions, exploitation humaine, ravages sur la santé, spéculation, effondrement de la biodiversité, bombe climatique, stérilisation des terres, accaparement de l’eau, paysages massacrés… tous les convives paieront la note.
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C’est le spectacle de fin d’année, un débat sur l’immigration opposant les marioles des droites, avec le RN en arbitre. Les pitres des gauches, eux, sont aux abonnés absents, à moins qu’ils ne soient absorbés par leur commande au Père-Noël, un mandat lors d’un prochain scrutin. On peut toujours rêver. Le flambeau de l’humanisme ne fait pas gagner de voix, il n’y a que des coups à prendre.
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Contrairement au mantra libéral, le capitalisme est un monde de dealers qui fabrique des citoyens dépendants et donc des individus soumis. La COP 28, sur un des principaux points de deal de la planète, accouche d’une promesse de cure de désintox aussi solide que l’accord de Paris. L’overdose n’est pas loin dans une société qui cultive addictions et segmentations et non libertés et coopérations.
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Allez chez votre buraliste préféré, vous serez sûrs de trouver de quoi foutre en l’air votre vie ou des substituts. Cartouches de cigarettes, cartouches qui plombent, tickets à gratter et l’addiction patron ! Pour peu que ce soit un bar-tabac, un p’tit coup derrière les oreilles avant de reprendre la route. Faute d’avenir désirable, Macron offre des en-cas tel l’empereur achetant la paix sociale.
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Pays-Bas et Argentine viennent, après d’autres, de succomber aux sirènes d’alerte de l’extrême droite. Les démocraties, ou ce qu’il en reste, enfantent des monstres dédiabolisés, des porteurs d’inhumanité, qui se rejoignent en une internationale des despotes. Ils n’ont plus de chemises brunes en stock mais des costards bien coupés, des robes blanches et des tronçonneuses.
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Il est réconfortant de savoir que le livret A, ouvert par Mamie au nom du petit dernier, va financer l’industrie de l’armement. Le marmot sera sûr de trouver un fusil d’assaut dernière génération sous le sapin, puis quand il s’engagera. Le complexe militaro-industriel français est en plein boom grâce aux autocrates, ses meilleurs clients, et aux groupes terroristes tueurs d’enfants.
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L’annulation de la dissolution des Soulèvements de la terre par le Conseil d’État est un soulagement mais n’est qu’un point de passage dans un élan de résistance qui irrigue la société et qu’aucune injonction autoritaire ne parviendra à endiguer. C’est un mouvement diffus, protéiforme, positif qui fait pièce aux prédateurs des biens communs. Une propagation anarchiste par rhizomes.