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Alors que nous nous revendiquons intellectuellement libres et avancés, notre corps social se contente d’un simulacre d’adhésion et nous nous abandonnons à une confortable obéissance passive, pour préserver notre pactole peau-de-chagrin, aux dépens de ce que nous pourrions imaginer. Chaque jour, nous nous plions aux injonctions des dominants qui nous divisent. La révolution n’est plus à nos portes.
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Philippe Katerine/Dionysos s’est fait crucifier par des évêques pourfendeurs de l’hédonisme, qui ont confondu bacchanale et eucharistie. Absence de culture ou volonté de se victimiser, l’un d’entre eux a même commandé à tous les prêtres de son diocèse la tenue de « messes de réparation ». Il pourra en ajouter 216 000 pour les victimes directes de ses collègues ecclésiastiques.
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La démocratie des professionnels est en faillite et ses parrains sont lancés dans une pitoyable course à l’échalote dans les allées d’un pouvoir qui n’existe plus. Au milieu de ce foutoir, une voix singulière a parlé de coopérative politique, un concept que les hommes et femmes de pouvoir ne peuvent concevoir. La coopération, l’autogestion, ce serait remettre en cause leur hégémonie sur nos vies.
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Derrière leurs maîtres policés, les chiens sont lâchés. Les chiens haineux du racisme, de l’homophobie, de la xénophobie, de l’anti-féminisme. Ils apposent les marques de l’infamie sur ceux qui ne rentrent pas dans leurs standards néofascistes, les mêmes que leurs aînés. Le programme du RN n’est rien moins qu’un classement de l’humanité avec ses ignobles marqueurs.
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Un front brun-noir d’une violence inouïe envahit notre horizon et l’urgence est d’organiser une résistance massive, populaire, libertaire, face au danger d’une tempête inhumaniste. Le rassemblement de la gauche est une réaction de survie fragile, mais salutaire. Elle risque cependant d’être dérisoire si cette coalition de gauche se bat avec les armes du capitalisme dominant et du patriarcat.
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Inéluctable ! Les Bruns sont aux portes du pouvoir, le système représentatif est en faillite. La gauche-puzzle tente une Nupes de bric et de broc, mais la résistance populaire doit s’organiser dès maintenant et ailleurs. La liberté de réorganisation sociale s’invente dans le sillage des graines libertaires semées par les Soulèvements de la terre, loin d’une nouvelle guerre des chefs de partis.
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Des attaques persistantes contre la communauté des journalistes, une culture de l’homme providentiel face au « système » et, désormais, la mise en doute de la sincérité des élections à venir, Jean-Luc Mélenchon met en branle les mêmes arguments péremptoires que d’autres leaders à tendance autoritaire, Trump en tête. Un aveu de faiblesse et un sabordage du radeau de la gauche.
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Les plastiques infestent désormais l’ensemble de la planète jusque dans l’intimité de nos corps, dont aucun n’est indemne de ces nanoparticules quasi immortelles. Les chercheurs découvrent à peine leurs ravages sur notre santé, ce qui ne freine nullement les lobbies du pétrole, de la chimie et du plastique, quatre fois plus nombreux à Ottawa pour torpiller les négociations sur leur diminution.
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Emportés par nos addictions aux technologies et à la consommation, véritable toxicomanie sociétale, nous nous privons des bonheurs intenses d’une vie simple, qui n’est pas une vie de pauvreté. La simplicité permet de retrouver l’ivresse d’une liberté, perdue dans le piège lumineux des spots publicitaires. La simplicité, c’est s’enrichir de bonheurs élémentaires, comme de cultiver son jardin.
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On connaît le scandale d’un Occident qui évacue ses déchets vers des pays qu’il transforme en décharges. Il y ajoute désormais les migrants qui ne se sont pas noyés en route, quand il ne les renvoie pas à la baille comme il purge ses égouts. Le 1er ministre britannique a obtenu sa licence d’export de migrants, expédiés au Rwanda comme des ballots de fringues usagées. L’infamie est sans frontières.