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Inspire, ce n’est rien

  • Jacques Darras et le poème, ce «bon conducteur de réel»

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    Ce qui marche ensemble serait fait pour la vie. Il en irait de même pour le poème, dans ce qui serait le réel du poème, quand il s’abreuve de forces existentielles qui échangent entre elles. Pour les faire transparaître, ces forces de vie, il faut néanmoins colorer bien des sources.
  • Ulrike Draesner, à pattes de colombe

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    Intempestive, une parole poétique quand elle nous touche semble nous parvenir « sur des pattes de colombe ». C’est que la vie accomplit toujours un long voyage de retour pour être là, souffle dès son titre, Reste d’hirondelle, le premier livre de poèmes traduits en français d’Ulrike Draesner.
  • « Nous ne sommes jamais assez poète » (Esther Tellermann)

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    Tel est le titre d’un essai publié l’été dernier par Esther Tellermann, une des voix (discrète) de la poésie de langue française. Rien là dans ce titre de ce ton déclaratif dont on fait les mots d’ordre (intermittents) ou les généralités (écumantes). Il s’agit simplement de dire, pour celui qui s’y aventure, que le poème est une expérience.
  • V. comme...

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    Chère V., samedi en début d’après-midi, au moment de me joindre à la marche « silencieuse » d’une ville de province, je te voyais en pensée cheminer sans te retourner par ces sentiers en lisière des bois ou à travers champs que tu affectionnes tant.
  • Les humanités par dizains de Jean-Jacques Viton

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    Depuis les années 1960, Jean-Jacques Viton multiplie les tours les plus entraînants et incitants qui soient dans une vie d’écriture. À cet égard, son activité immodérée, expérimentale de revuiste (Action poétique, Manteïa, Banana Split, If...) et de traducteur est si impressionnante que l’on peut prêter sans l’ombre d’une hésitation à ce bateleur né à Marseille en 1933 cette parole du cinéaste Jonas Mekas : « Vivement demain   premier jour du reste de ma vie ».
  • Les «lignes de laine» de Véronique Gentil

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    Durant plus de deux décennies, Véronique Gentil a peint, beaucoup pour elle, et il aura fallu la parution de son premier livre de poèmes en 2007, Les Heures creuses, pour qu’elle expose ses peintures. À quelques titres et années d’intervalles, elle publie cet automne chez son fidèle éditeur Pierre Mainard Les grands arbres s’effacent.
  • Il pleut autour de Vaduz, Bernard Heidsieck...

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    Du moins, c’est ce que crachait le bulletin sonore du samedi 22 novembre, où il était question de la disparition du poète de Vaduz et de ses alentours, Bernard Heidsieck.
  • Le « poème des regards » de W.G. Sebald et Jan Peter Tripp

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    Au moment de sa mort accidentelle sur une route d’Angleterre fin 2001, l’écrivain et poète allemand W. G. Sebald a laissé trente-trois courts et derniers poèmes qu’il avait confiés au peintre Jan Peter Tripp. Les éditions Fario présentent sous la forme d’un bel album à l’italienne la version française de ce livre, où figurent ces poèmes et les gravures réalisées « en regard ».
  • Le mot et le reste (Jiří Kolář, 2/2)

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    Tout écrire, tout dire, puisque la solitude n’est pas en chacun mais entre tous. Publiés sous forme de samizdats, les journaux-poèmes de Jiří Kolář écrits de 1947 à 1949 (Jours de l’année, Témoin oculaire...), auxquels font écho à un demi-siècle de distance ses ultimes carnets, recèlent, dans leur forme même de « collages littéraires », un des gestes les plus inventifs des années d’après guerre.
  • Le mot et le reste (Jiří Kolář, 1/2)

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    Le monde ne vieillit qu’à nos yeux de spectateur. C’est pour cela que les premiers mots soudain disposés sur une page blanche s’offrent à nous de toute leur jeunesse défiant les apparences. C’est cette pensée mi-émue mi-ravie que communiquent immédiatement les carnets de « Chronique du corps qui me quitte » de Jiří Kolář, qui viennent d’être traduits aux éditions Fissile.