• Les «lignes de laine» de Véronique Gentil

    Par Patrice Beray | 28 commentaires | 15 recommandés
    Durant plus de deux décennies, Véronique Gentil a peint, beaucoup pour elle, et il aura fallu la parution de son premier livre de poèmes en 2007, Les Heures creuses, pour qu’elle expose ses peintures. À quelques titres et années d’intervalles, elle publie cet automne chez son fidèle éditeur Pierre Mainard Les grands arbres s’effacent.
  • Il pleut autour de Vaduz, Bernard Heidsieck...

    Par Patrice Beray | 5 commentaires | 8 recommandés
    Du moins, c’est ce que crachait le bulletin sonore du samedi 22 novembre, où il était question de la disparition du poète de Vaduz et de ses alentours, Bernard Heidsieck.
  • Le « poème des regards » de W.G. Sebald et Jan Peter Tripp

    Par Patrice Beray | 19 commentaires | 15 recommandés
    Au moment de sa mort accidentelle sur une route d’Angleterre fin 2001, l’écrivain et poète allemand W. G. Sebald a laissé trente-trois courts et derniers poèmes qu’il avait confiés au peintre Jan Peter Tripp. Les éditions Fario présentent sous la forme d’un bel album à l’italienne la version française de ce livre, où figurent ces poèmes et les gravures réalisées « en regard ».
  • Le mot et le reste (Jiří Kolář, 2/2)

    Par Patrice Beray | 22 commentaires | 23 recommandés
    Tout écrire, tout dire, puisque la solitude n’est pas en chacun mais entre tous. Publiés sous forme de samizdats, les journaux-poèmes de Jiří Kolář écrits de 1947 à 1949 (Jours de l’année, Témoin oculaire...), auxquels font écho à un demi-siècle de distance ses ultimes carnets, recèlent, dans leur forme même de « collages littéraires », un des gestes les plus inventifs des années d’après guerre.
  • Le mot et le reste (Jiří Kolář, 1/2)

    Par Patrice Beray | 26 commentaires | 29 recommandés
    Le monde ne vieillit qu’à nos yeux de spectateur. C’est pour cela que les premiers mots soudain disposés sur une page blanche s’offrent à nous de toute leur jeunesse défiant les apparences. C’est cette pensée mi-émue mi-ravie que communiquent immédiatement les carnets de Chronique du corps qui me quitte de Jiří Kolář, qui viennent d’être traduits aux éditions Fissile.
  • «Poèmes envoyés de Gaza» par Nathalie Handal

    Par Patrice Beray | 57 commentaires | 33 recommandés
    Nathalie Handal Nathalie Handal
    Marc Delouze, qui anime notamment les Parvis poétiques, nous fait parvenir des poèmes de son amie poète palestinienne Nathalie Handal qu’il a traduits de l’anglais avec Patricia Nichols.
  • Les oiseaux qui performent & Jos Roy

    Par Patrice Beray | 9 commentaires | 16 recommandés
    Danseuse, Pauline Koner, 1950 © Lotte Jacobi (photo) Danseuse, Pauline Koner, 1950 © Lotte Jacobi (photo)
    S’il y a bien des poètes qui devraient avoir droit au statut d’intermittent, ce sont les adeptes de la performance en lecture publique.
  • La mémoire dans la voix : le poème d’Afrique francophone

    Par Patrice Beray | 11 commentaires | 16 recommandés
    Les poètes africains contemporains le savent sans doute mieux qu’aucun autre en quelque endroit de la planète : la « muse » de l’Histoire est une bonimenteuse, qui s’y entend pour tromper son monde. Ce constat sans appel, c’est l’écrivain tchadien Nimrod qui, en d’autres termes, l’établit en introduction d’un dossier de la revue L’Étrangère réunissant quinze poètes de l’actuelle « galaxie africaine francophone ».
  • Jusqu’au cœur du bois (A. du Bouchet, P. Peuchmaurd)

    Par Patrice Beray | 17 commentaires | 12 recommandés
    Paru en 1953 à l’enseigne de ce merveilleux éditeur indépendant que fut GLM, Guy Lévis Mano, Sans couvercle, le deuxième recueil d’André du Bouchet (1924-2001), est heureusement réédité par les éditions Fissile. C’est heureux car l’ouvrage était devenu quasi introuvable, mais aussi parce que c’est là une pierre singulière sur le chemin de lecture d’un auteur
  • Les liens d’espace d’Alexis Pelletier

    Par Patrice Beray | 2 commentaires | 9 recommandés
     © R. Catherineau © R. Catherineau
    Les poètes ne peuvent pas avoir peur du vide, eux dont la voix risque à tout moment d’être coupée, comme suspendue sur la ligne du vers. Un mot de plus, ou de travers, et les voici qui quitteraient pour de bon la surface des choses, le domaine des vérités partagées, définies.