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Inspire, ce n’est rien

  • Mots de passe pour la poésie croate : Sibila Petlevski

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    À chaque plaisir de découverte d’un auteur traduit se mêle l’émotion de retrouver le pouvoir interlocutoire de la parole, sa valeur d’échange, qui « passe » d'une langue à l'autre. Il n’y va pas seulement du contenu d’un message mais du temps qu'il lui a fallu pour exister et être adressé si, comme l’écrit Sibila Petlevski, « tout ce qui aujourd’hui / nous a échappé de peu […] demain sera à portée de main ».
  • Ana Luísa Amaral parmi les hôtes du Phare du Cousseix

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    Peu traduite encore en français, la poète portugaise Ana Luísa Amaral manie jusqu’à l’extase une langue indomptée. Le Phare du Cousseix vient de la publier dans une traduction de Catherine Dumas.
  • Une sortie au jour pour Conrad Aiken

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    Ce ne sont encore que des lueurs filtrant de l’œuvre de Conrad Aiken (1889-1973) mais elles sont éblouissantes. Deux maisons d’édition indépendantes, La Nerthe et La Barque, ont en effet récemment publié, dans des traductions inédites, des poèmes et une nouvelle de l’écrivain de Savannah, dans le sud des États-Unis.
  • Frédérique Guétat-Liviani : la poésie se déplace en « zone sensible »

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    Invitée de la treizième Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne (30 mai-8 juin), Frédérique Guétat-Liviani écrit comme elle se déplace, avec les mots qu’elle « porte tous les jours ». Sinon ce serait « à côté de la vie », dit-elle.
  • L’Afrique du Sud dans le défilé de ses deux dernières générations d'artistes

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    Erik Laubscher Erik Laubscher
    Lu par Nelson Mandela en mai 1994 lors de l’ouverture de la session parlementaire du premier gouvernement démocratiquement élu en Afrique du Sud, le poème « Die Kind » (« L’enfant ») d’Ingrid Jonker (1933-1965) connaît un singulier devenir.
  • Par long-courrier : Ruy Proença et Paol Keineg

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    En septembre dernier, le poète brésilien Ruy Proença avait en quelque sorte devancé l’appel du Salon du livre de Paris 2015 à célébrer la littérature brésilienne. À l’occasion de sa venue en France, Paol Keineg (prix Max Jacob 2015 de poésie) avait traduit quelques-uns de ses poèmes et l’avait accompagné lors de lectures publiques en Bretagne.
  • Jacques Darras et le poème, ce «bon conducteur de réel»

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    Ce qui marche ensemble serait fait pour la vie. Il en irait de même pour le poème, dans ce qui serait le réel du poème, quand il s’abreuve de forces existentielles qui échangent entre elles. Pour les faire transparaître, ces forces de vie, il faut néanmoins colorer bien des sources.
  • Ulrike Draesner, à pattes de colombe

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    Intempestive, une parole poétique quand elle nous touche semble nous parvenir « sur des pattes de colombe ». C’est que la vie accomplit toujours un long voyage de retour pour être là, souffle dès son titre, Reste d’hirondelle, le premier livre de poèmes traduits en français d’Ulrike Draesner.
  • « Nous ne sommes jamais assez poète » (Esther Tellermann)

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    Tel est le titre d’un essai publié l’été dernier par Esther Tellermann, une des voix (discrète) de la poésie de langue française. Rien là dans ce titre de ce ton déclaratif dont on fait les mots d’ordre (intermittents) ou les généralités (écumantes). Il s’agit simplement de dire, pour celui qui s’y aventure, que le poème est une expérience.
  • V. comme...

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    Chère V., samedi en début d’après-midi, au moment de me joindre à la marche « silencieuse » d’une ville de province, je te voyais en pensée cheminer sans te retourner par ces sentiers en lisière des bois ou à travers champs que tu affectionnes tant.