• Ana Luísa Amaral parmi les hôtes du Phare du Cousseix

    Par Patrice Beray | 2 commentaires | 12 recommandés
    Ana Luísa Amaral (dr) Ana Luísa Amaral (dr)
    Il est des gestes qui réconcilient avec tout un art. Écrire et lire par échappement à soi, c’est aussi cela que l’on a connu et que l’on veut redécouvrir : une voix qui parle en soi parce que c’est plus fort que tout. Peu traduite encore en français, la poète portugaise Ana Luísa Amaral manie jusqu’à l’extase cette langue indomptée. Le Phare du Cousseix vient de la publier dans une traduction de Catherine Dumas.
  • Une sortie au jour pour Conrad Aiken

    Par Patrice Beray | 4 commentaires | 13 recommandés
    Ce ne sont encore que des lueurs filtrant de l’œuvre de Conrad Aiken (1889-1973) mais elles sont éblouissantes. Deux maisons d’édition indépendantes, La Nerthe et La Barque, ont en effet récemment publié, dans des traductions inédites, des poèmes et une nouvelle de l’écrivain de Savannah, dans le sud des États-Unis.
  • Frédérique Guétat-Liviani : la poésie se déplace en « zone sensible »

    Par Patrice Beray | 3 commentaires | 13 recommandés
    Invitée de la treizième Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne (30 mai-8 juin), Frédérique Guétat-Liviani écrit comme elle se déplace, avec les mots qu’elle « porte tous les jours ». Sinon ce serait « à côté de la vie », dit-elle.
  • L’Afrique du Sud dans le défilé de ses deux dernières générations d'artistes

    Par Patrice Beray | 12 commentaires | 10 recommandés
    Erik Laubscher Erik Laubscher
    Lu par Nelson Mandela en mai 1994 lors de l’ouverture de la session parlementaire du premier gouvernement démocratiquement élu en Afrique du Sud, le poème « Die Kind » (« L’enfant ») d’Ingrid Jonker (1933-1965) connaît un singulier devenir.
  • Par long-courrier : Ruy Proença et Paol Keineg

    Par Patrice Beray | 20 commentaires | 16 recommandés
    En septembre dernier, le poète brésilien Ruy Proença avait en quelque sorte devancé l’appel du Salon du livre de Paris 2015 à célébrer la littérature brésilienne. À l’occasion de sa venue en France, Paol Keineg (prix Max Jacob 2015 de poésie) avait traduit quelques-uns de ses poèmes et l’avait accompagné lors de lectures publiques en Bretagne.
  • Jacques Darras et le poème, ce «bon conducteur de réel»

    Par Patrice Beray | 10 commentaires | 12 recommandés
    Ce qui marche ensemble serait fait pour la vie. Il en irait de même pour le poème, dans ce qui serait le réel du poème, quand il s’abreuve de forces existentielles qui échangent entre elles. Pour les faire transparaître, ces forces de vie, il faut néanmoins colorer bien des sources.
  • Ulrike Draesner, à pattes de colombe

    Par Patrice Beray | 11 commentaires | 8 recommandés
    Intempestive, une parole poétique quand elle nous touche semble nous parvenir « sur des pattes de colombe ». C’est que la vie accomplit toujours un long voyage de retour pour être là, souffle dès son titre, Reste d’hirondelle, le premier livre de poèmes traduits en français d’Ulrike Draesner.
  • « Nous ne sommes jamais assez poète » (Esther Tellermann)

    Par Patrice Beray | 20 commentaires | 22 recommandés
    Tel est le titre d’un essai publié l’été dernier par Esther Tellermann, une des voix (discrète) de la poésie de langue française. Rien là dans ce titre de ce ton déclaratif dont on fait les mots d’ordre (intermittents) ou les généralités (écumantes). Il s’agit simplement de dire, pour celui qui s’y aventure, que le poème est une expérience.
  • V. comme...

    Par Patrice Beray | 20 commentaires | 20 recommandés
    Chère V., samedi en début d’après-midi, au moment de me joindre à la marche « silencieuse » d’une ville de province, je te voyais en pensée cheminer sans te retourner par ces sentiers en lisière des bois ou à travers champs que tu affectionnes tant.
  • Les humanités par dizains de Jean-Jacques Viton

    Par Patrice Beray | 9 commentaires | 10 recommandés
    Depuis les années 1960, Jean-Jacques Viton multiplie les tours les plus entraînants et incitants qui soient dans une vie d’écriture. À cet égard, son activité immodérée, expérimentale de revuiste (Action poétique, Manteïa, Banana Split, If...) et de traducteur est si impressionnante que l’on peut prêter sans l’ombre d’une hésitation à ce bateleur né à Marseille en 1933 cette parole du cinéaste Jonas Mekas : « Vivement demain   premier jour du reste de ma vie ».