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Inspire, ce n’est rien

  • Fernando Pessoa, inépuisé

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    Unique d’être plurielle, l’œuvre de Fernando Pessoa demande une attention extrême au dialogue instauré par le poète entre différentes voix à travers lui. Fort de cet enseignement, «Le Livre de l’intranquillité» a connu l’an passé une métamorphose éditoriale stupéfiante. Laquelle incline à se nourrir de ce «drame en personnes» revendiqué par Pessoa pour la lecture de sa poésie.
  • Libre d’entrer dans le poème: Anna Ayanoglou

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    Animatrice d’une belle émission poétique sur les ondes de Radio Panik à Bruxelles, Anna Ayanoglou publie un premier livre de poèmes, «Le Fil des traversées». S’offre à nous qui la lisons une traversée des apparences, où il s’agit de se laisser guider par le fil existentiel qu’elle met au jour dans un récit transfiguré de ses années passées dans les pays baltes.
  • Il suffit d’un poème… Jean-Luc Steinmetz

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    Il suffit d’un poème, parfois seulement quelques vers, pour avoir envie de s’attacher à la lecture d’un poète. Précisément parce qu’on y entend ce que toute langue contourne la plupart du temps. Dans son nouveau livre de poèmes, «28 Ares de vivre», Jean-Luc Steinmetz arpente notre champ des possibles.
  • S’en laisser conter au pays de Pia Tafdrup

    Par | 4 commentaires | 22 recommandés
    Pia Tafdrup, dans les années 1980. © Foto Gregers Nielsen/Gyldendals Billedarkiv Pia Tafdrup, dans les années 1980. © Foto Gregers Nielsen/Gyldendals Billedarkiv
    Au pays d’Andersen et de Kierkegaard, les poètes sont rois, et reines. Ainsi de Pia Tafdrup qui s’est engouffrée dans la voie « royale » pour la poésie danoise ouverte par son aînée Inger Christensen. Les éditions Unes publient « Le Soleil de la salamandre », un des derniers ouvrages de Pia Tafdrup, ingénieux dans sa construction et au lyrisme contrarié dans son rapport au monde.
  • Dans le repaire d’Henriette de Champrel et Claude Tarnaud

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    Henriette de Champrel et Claude Tarnaud à bord du « Queen Mary », 1962. Henriette de Champrel et Claude Tarnaud à bord du « Queen Mary », 1962.
    C’est une exposition unique, hors du circuit habituel des galeries, qu’accueille à partir du 17 mai «L’Ouragan» amarré au 53, quai du Point-du-Jour à Boulogne-Billancourt. Elle réunit pour la première fois les œuvres (toiles, objets, collages…) de deux passagers intraitables de l’aventure surréaliste.
  • Deux poètes face au sentiment de réalité : Emaz, Rannou

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    Plus que d’autres, parmi leurs contemporains, des poètes se distinguent par des signes intérieurs de résistance au monde. Cette réalité intérieure, qui vaut pour chacun, donne ici matière à l’expression de deux poètes : Antoine Émaz et François Rannou.
  • Un salut pyrénéen au poète Emmanuel Hocquard

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    Le poète Emmanuel Hocquard est mort un dimanche, le 27 janvier, à un âge indéterminé. Ceci n’est pas une annonce, ni une notice nécrologique.
  • Inaltérable Tchicaya U Tam’si

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    « Notre premier poète moderne », a dit de lui Boniface Mongo-Mboussa, l’ordonnateur de ses œuvres complètes dans la collection « Continents noirs » de Gallimard. Son œuvre et sa vie parlent pour lui. Un hommage est rendu samedi 1er décembre à la Maison de la poésie de Paris à l’écrivain congolais Tchicaya U Tam’si (1931-1988).
  • Françoise Clédat: «Ne pas oublier la poésie»

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    Plus qu’aucun autre peut-être, ce livre a tout le temps en soi, dans l’espace où il s’est mû et où il pourrait bien rester, «au fond». Qu’il soit paru en août 2017 ne change rien à l’affaire : «Ils s’avancèrent vers les villes», de Françoise Clédat, pour discret qu’ait été son accueil, n’en finira pas de longer, de toute la vie qu’il y a en lui, les murs des cimetières gardés du monde.
  • Béatrice Bonhomme: être poète comme personne

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    Imagine-t-on titre plus mystérieux sous le couvert d’un livre – même de poésie – que «Dialogue avec l’anonyme» ? Il n’est pourtant pas sans signature et ce livre de Béatrice Bonhomme nous est adressé comme à la lisière d’un monde retrouvé, qu’elle sait faire advenir comme personne.