Si l’antisémitisme fut bien au cœur de la politique d’épuration nazie de la modernité esthétique, il n’explique nullement les ressorts de cette censure dont bien des aspects se rejouent aujourd’hui. L’exposition sur l’art dégénéré au Musée Picasso-Paris rate, en partie, son objet.
L'art brut porte le regard du spectateur vers un site dont on n’a pas fini d’entendre les rumeurs et les craintes : celle de ces existences perpétuellement au bord de la relégation, mises au ban de la société. C'est ce dont témoigne l'exposition en cours à la galerie Christian Berst.
À la différence de la Mémoire officielle, instituée et majoritaire que peuvent conserver les livres et certaines œuvres d’art, les « petites mémoires » sont les grandes oubliées de l’Histoire.
Simon Laveuve a grandi dans le béton d’une tour de banlieue, et imagine depuis un monde rempli d’« anachitectures » comme autant de refuges poétiques aux rescapés du futur.
Delphine Grandsart revisite avec brio au Essaïon Théâtre la figure hors norme de la Goulue. Celle qui n'avait que faire du jugement des hommes préfigure le combat actuel de toutes les femmes.
L’art contemporain se meurt à force d'entre-soi et autres gentrifications. Espérons que l’exposition de Barbara Crane à Beaubourg prenne le contrepied de cette haine contemporaine du peuple !
Enkobo Bouvy revisite à la galerie Anne de Villepoix les codes du logiciel occidental de la peinture, en détournant certaines figures iconiques de son histoire - tout en les soumettant à un travail de déconstruction sans pareil. Un pur régal esthétique !
Les éditions Verdier viennent de commencer la réédition de l’ensemble des oeuvres de la grande philosophe, en commençant par son autobiographie en forme de confession sublime d’une enfance cachée, si actuelle et si proche.
L’exposition Writing to myself de Geert Goiris à la galerie Art Concept, en forme de carnet de voyage du photographe nous invite à voir le monde en adoptant un point de vue non-anthropologique ; celui des temps géologiques ou des durées écologiques menacées.
Le cinéaste signe avec son groupe Sqürl, la bande originale de la version restaurée du Retour à la raison de Man Ray. L’occasion de revenir sur la richesse du dialogue ouvert par les surréalistes entre photographie, cinema, écrits, musique et image.