Tunisie - Soutenons Emna CHARGUI, poursuivie pour atteinte au sacré

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Partageons ce pastiche joliment écrit [1]
Du début de la Sourate 50 du Saint Coran
Pour aider à lutter contre la pandémie
Dans un style aussi convaincant que percutant
Pour ceux qui se sont  montrés enclins au déni
De la dangerosité de la contagion
Qui ont fait, des alertes et gestes barrières, fi
Gestes essentiels pour lutter efficacement
Contre le désastre que traverse le pays
En affirmant cela, je crois profondément
À cause du contexte du Coran, qu’il en est ainsi
Car, auprès du Tunisien, même s’il n’est pas croyant
Les Saintes écritures jouissent d’un grand crédit
Qui plus est, Sanaa [1] a le style coranique dans le sang
Et sa musique et ses psalmodies, elle les a dans l’ouïe
Ce qui fait qu’elle a succombé à la tentation
De s’essayer à ce qu’on prétend être interdit      
Mais, la justice l’a entendu autrement  [2]
Toute seule, elle s’est auto-saisie
De l’affaire de ce pastiche, promptement
Ce qui la fait apparaître comme la partie
Plaignante, de fait, automatiquement
Ayant trouvé ce pastiche impie
Elle a  accusé Emna d’«incitation
À la violence» et l’a poursuivie
Pour «atteinte au sacré», également
Les griefs du parquet ne s’arrêtent pas ici
Et l’on dit qu’il y a d’autres chefs d’accusation
La justice a confondu pastiche et parodie
Le pastiche ne fait qu’imiter un style, communément
Mais, la parodie fait usage de satire ou d’ironie
Comme beaucoup de médias, soit dit en passant
Et politiques à l’instar d’Issam Chebbi
Ce dernier, pourtant, était un bien-pensant
Mais, aujourd’hui, l’ambition le ternit
Pour se rapprocher de l'électorat fascisant
Il pousse à ce qu’Emna CHARGUI soit punie 
En appelant franchement à sa condamnation
En se substituant même au judiciaire jury
Dans l’espoir, dit-il, « qu’elle revienne à la raison»
Car, elle a porté « atteinte au sacré », pour lui
Mais, en proposant de ne pas l’envoyer en prison [3]
Quant au journaliste de  Réalités  Khlissa Fakhri
Il accuse  Emna  de « rejet de la religion »
Tout en insistant, lourdement, que l’un des acquis
De la Révolution est « La liberté d’expression »
« Droit absolu », dit-il, qui doit être à l’abri
De tout changement, de toute mesure de restriction [4]
Est-ce ainsi qu’on apprend à raisonner à l’IPSI
Et, pourtant, il a écrit des articles intéressants
Dans Réalités, un média en ligne, très visité, qui
Est considéré moderniste, jusqu’à maintenant
Tout ce beau monde croit que c’est avec Emna CHARGUI
Qu’a commencé le pastiche du Coran
Ce genre littéraire ne date pas d’aujourd’hui
Parmi les innombrables auteurs ayant
Fait l’expérience, on peut citer Messadi
Et Al- Mutanabbi, un millénaire les séparant
Des réseaux ont fait d’Emna une de leurs convertis
En la présentant comme athée, en l’encensant
Ce qui, apparemment, est le dernier de ses soucis
Elle a d’autres chats à fouetter, pour le moment
Il faut qu’elle prépare sa défense pour le jour J
Je sais combien, est stressante, sa situation
Ayant moi-même, d’un procès injuste, pâti
Que j’ai gagné, sans appel, contre un « frère » éminent
Répondant au nom de « KHERIGI dit Rached  GHANNOUCHI »
C’est ce nom  qui est mentionné dans la convocation
Que j’avais reçue de la part du TGI de Paris [5]
Le cas d’Emna CHARGUI a intéressé divers courants
Un mouvement a fait du dit pastiche une psalmodie [6]
Il s’agit d’une organisation d’anciens musulmans [7]
Résidant au Canada et aux États-Unis
Emna subit pressions et harcèlements
Et fait l’objet de diffamation, depuis
D’insultes et de menaces de mort, régulièrement
La date de son procès a été définie
Il aura lieu le jeudi 28 du mois courant
Les juges républicains, et ils sont nombreux, les vrais amis
De la démocratie, devant cet instrumentalisation
De la religion, sont estomaqués, sont abasourdis
Et, ils connaissent, mieux que quiconque, les dessous du différend
Ces modestes vers pourraient  constituer une plaidoirie
Pour démontrer qu’il s’agit là d’une juridique aberration
Il ne faut surtout pas que cette affaire tombe dans l’oubli
Il y va de la civilité de nos institutions
Mais, où êtes-vous, femmes et hommes libres de Tunisie ?
Où sont nos efficaces veilles et mobilisations ?
Qui ont sauvé, dans le passé, plus d’une fois, la Patrie
Regardez ce qui a eu lieu au Kram, dernièrement
Où le maire issu d’Ennahdha, Fathi Layouni
A violé la civilité de la Constitution
En présence de l’ex-chef du gouvernement nahdhaoui
En inaugurant un « Fonds de la Zakat », pompeusement [8]
Mais, contrairement au dit pastiche, le parquet n’a pas réagi
Pour lui, le furetage dans les pages Facebook est plus important
Surtout s’il se donne pour mission le suivi
Des comptes des réfractaires, des récalcitrants  
C’est, en vérité, une action qui s’inscrit
Dans le protocole de l’islamisme rampant 
À l’attention de ceux qui sont atteints d’amnésie
Je rappelle que  Fathi Layouni fut le défendant
Des policiers violeurs de Meriem et de Marzouki
Celui qui a dit qu’un acte sexuel non violent  
N’est pas du tout un viol, même s’il n’est pas consenti [9]
Démocrates, progressistes, modernistes de tous horizons
Que vous soyez indépendant ou militant dans un parti
Membre actif de la Société civile, d’une association
Ou citoyen lambda qui refuse de leur être asservi
Asservi à qui vous savez qui sévissent dans la région
Qui sont sponsorisés, aujourd’hui, par le Qatar et la Turquie
Présentant un double visage, l’un pacifique, l’autre effrayant
En fonction de leur rapport de force avec l'ennemi 
Le pacifique se faisant comparer aux chrétiens-démocrates allemands [10]
Alors qu’il n’en est rien, comme, avec preuve à l’appui, dans [11], je l’ai établi
Islamistes ils étaient, islamistes, ils le sont, et le resteront
Malgré les spectacles de danses du ventre variées de leur gourou Ghannouchi
Qu’un parti populiste, sans morale, absolument, ses électeurs, trahissant
Lui a donné le coup de main manquant pour qu’il soit, du perchoir, investi [12] 
Ceux-là mêmes qui ont étendu, partout dans le monde, leurs ramifications
Grâce au cartel islamiste fondé, à Doha, par Youssef Al Qaradawi
Caché sous l’appellation « Union internationale des savants musulmans »
Classé cartel terroriste par certains pays et, par d’autres, interdit
Dont ledit gourou, malgré ses nombreux démentis, est un membre influent [13]
Ils se sont étendus des Amériques aux confins de l’Asie, en passant par Paris
Paris qui fut ensanglanté par leurs fous, effroyablement
Lors des attentats du Bataclan, des terrasses et de Charlie [14]
Je disais donc, progressistes, modernistes de tous horizons
Vous qui avez réussi à relever tant de défis
Vous qui, depuis toujours, avez lutté, pour la séparation
Entre le religieux et le politique, et été épris
De liberté et d’égalité, sans aucune concession
En vous opposant à toute tentative de théocratie
À toute dérive dictatoriale, à tout régime discriminant
Devant la multiplication des provocations et interdits
Réveillez-vous, pour le devenir de la Nation
Sinon la situation évoluera de mal en pis
Ils finiront par avoir raison de notre Révolution
De notre démocratie naissante, il y va de leur survie
Leur Jebali  n’a-t-il pas prôné un Califat du ponant ? [15]
Combien de fois ai-je lancé de tels appels et à grands cris
En vers, en prose, dans tous les styles, sur tous les tons
Publiés, transmis et diffusés, de façon suivie
En toutes circonstances, à l’occasion de chaque élection
Chaque fois que sont mis à rude épreuve nos divers acquis
Obtenus grâce au sang des Martyrs de la Révolution
Dans la référence [16], 16 de ces appels sont repris
Dont 13 sont des poèmes, emportant mieux les convictions
Montrant qu’avec ces gens-là, il n’ y a pas de compromis
Seule vaille l’Union, notre union, rien que l’union
Montrant également que si la victoire nous fuit
C’est, principalement, à cause de notre désunion
Et des égos surdimensionnés qui nous asphyxient
De nos dirigeants qui, presque tous, se voient président
Et de ceux qui ont oublié les idéaux qui les ont nourris
Et cela, pour un portefeuille, un fauteuil au Parlement
À se faire retourner, dans sa tombe, Salah Zeghidi [17]
Lui qui a œuvré toute sa vie pour cette union 
Ils ont placé l’intérêt général après leurs profits
Ce que l’Histoire n’oubliera pas, ainsi que la Nation
À plus d’une occasion, l’arithmétique spécifie
Que la victoire était à notre portée, si seulement…
Par leurs irresponsables comportements, ils ont trahi
Les valeurs qui ont animé tant de générations
Qui, aussi bien sous Bourguiba que sous Ben Ali
Ont payé un prix très fort pour leur engagement
Allant de l’exil jusqu’au Bagne de Borj Erroumi
En passant par le chômage et les licenciements
Sans oublier tous ceux à qui l’on a ôté la vie
Tant à l’époque antérieure à la Révolution
Que sous la funeste parenthèse  nahdhaouie
Qui, de là-haut, nous observent, désolément
Et vivent l’envie de nous crier « Cette fois-ci, ça suffit !
Remballez vos querelles, vos cachoteries, vos affrontements
Éradiquez vos "chacun pour soi", vos autolâtries
Vos ambitions démesurées, vos petits arrangements
Arrêtez vos enfantillages, vos mesquineries
Ils sont là en embuscade, épiant nos divisions
Pensez à tous les sacrifices que nous avons consentis
Qui ont fait souffrir nos conjoints, nos pères, nos mères, nos enfants,…
Pour que le vent de la liberté souffle sur le pays
Pour que vive, debout, la Tunisie, éternellement
Si vous poursuivez dans cette direction, vous faites le lit
De ceux qui ont triomphé à Ankara et à Téhéran
Qui ont mis à feu et à sang l’Iraq, la Syrie, la Lybie,…
Il n’y a qu’un seul islamisme, qu’il soit violent ou bon enfant
La seule caractéristique qui, réellement, les différencie
C’est que le premier est impatient et le second est patient
Avec, évidemment, le choix de la stratégie qui s’ensuit
Mais, tous les deux ont le même but et les mêmes motivations»  
Lecteur, au vu du pastiche ci-dessous traduit [1]
Ne sentez-vous pas ici un air d’inquisition ?
Car, je n’y vois aucune «atteinte au sacré», pardi
Ni aucune « incitation à la violence », nullement
Et ladite confusion entre pastiche et parodie
A été décidée par la justice délibérément
Ce qui n’est pas le cas pour Khlissa Fakhri et Issam Chebbi :
L’un, par impéritie, l’autre, mû par intéressement
À se faire retourner, dans sa tombe, la regrettée Maya Jribi
Elle qui a passé le relais à Issam chebbi, voilà trois ans
Par contre,  j’y vois l’empreinte d’une main islamie
Qui a trouvé place au sein du gouvernement
Ou bien un résidu du noyautage que Bhiri [18]
Avait opéré au sein du judiciaire Département
Comme ce fut le cas au début de la décennie
Quand Ennahdha faisait la pluie et le beau temps 
Quand elle laissait les crimes de ses barb(o)u(ze)s impunis
Depuis l’attaque des universitaires établissements
Jusqu’à l’assassinat de Naghd, Belaïd et Brahmi [19]
Ils avaient les mains libres, en tout lieu, sévissant [20]
Bien que faiblement majoritaire cette fois-ci
Elle poursuit sa tentative de notre musellement
Et l’islamistisation du pays en catimini
Son immuable raison d’être, son unique mission
Modernistes de tous bords, n’avez-vous pas compris
Que le péril islamiste sera toujours présent
Il manœuvre par ballons d’essai et il épie
Nos réactions, espérant notre désengagement
S’il observe que nous sommes soudés, il se ressaisit
En changeant de dynamique et de comportement
Le "Sit-in du départ" en est un exemple précis
Qui l’a  obligé à quitter le gouvernement [21]
Sinon, il cherche à tirer, de son côté, le tapis
Pour repartir de plus belle vers d’autres provocations
Des agressions de sa part, notre jeune démocratie
En subit, de toutes sortes et en toutes occasions
Et, à chaque fois, grâce à notre éveil, elle s’en est sortie
Et, ce n’est pas demain que ses manœuvres s’arrêteront
Ils ont toujours fait passer la Patrie après leur Confrérie
«Fréros », ils étaient, « fréros », ils le sont, et le resteront [22]
Il faut que, à la civilité de la Constitution, ils se plient
Constitution qu’ils ont votée, pourtant ! Il n’ y a pas d’autre solution
S’ils n’obtempèrent pas, leur parti, de la vie publique, doit être banni
Et, il faut traiter tous les marchands de religion de cette façon
Pour ce faire, nous devons rassembler tous nos efforts et nos énergies
En nous mobilisant, par exemple, pour un « Sit-in du départ» second
Croire ou ne pas croire, c’est notre spirituelle vie
Et, de quiconque, nous n’avons pas à recevoir de leçons
Qu’ils gardent pour eux leur luxure, leurs houris et leur paradis
La religion ne doit pas être sujette à transactions
Leur but est de maintenir le citoyen à leur merci
De lui inculquer leurs fantasmes et leurs interprétations
Ne distinguant pas entre vraisemblance et allégorie
Qui caractérise les livres saints de toute religion
Que l’on puisse aimer son Dieu sans dividendes, ils ne l’ont pas saisi
Ni pouvant être athée et aimer son prochain mieux qu’un croyant
Ni laisser à chacun la liberté de croire selon son envie
Ce sont des valeurs incompatibles avec leur entendement
Ils ont une prédilection pour se mêler des croyances d’autrui
Lui refusant le « en son âme et conscience » dans ses actions
En s’ingérant dans ses choix, dans ce que, spirituellement, il vit
Lui imposant un Dieu sévère, un Dieu-juge un Dieu-carotte-bâton
Quant au Dieu en qui je crois, dans un autre poème, je l’ai décrit [23]
Il est aux antipodes de leurs chimères et élucubrations     
Rappelons-nous le procès de Jabeur MEJRI [24]
Condamné pour athéisme, voilà neuf ans avant
Écopant d’une peine de prison de sept ans et demi
Il s’est acquitté de plus du quart de cette punition
Et ce fut notre mobilisation qui avait conduit
L’exécutif de l’époque à prononcer sa libération
Aujourd’hui, ils veulent condamner Emna CHARGUI
Pour, en particulier, « atteinte au sacré », soi-disant :
Il n’en est rien, comme, de la lecture de [1], il s’ensuit
Il s’agit d’un procès, entre autres, d’opinion
C’est une justice d’un État islamique qu’il suit
Contraire à la Loi-mère et ses décrets d’application
Garantissant notre spirituelle autonomie
Ce fut ainsi depuis toujours, depuis longtemps
Aucune autorité religieuse ne nous régit
Qui plus est, le système judiciaire a pour vocation
De garantir nos libertés, chose que, souvent, il oublie
À moins qu’il interprète la Loi différemment
Auquel cas, le pays, en coupes réglées, sera mis
Par un inique troisième pouvoir, dangereusement
Et, c’est de trois ans qu’Emna risque d’être punie
Pour avoir partagé une photo, simplement
Fait qui pourrait arriver à n’importe quel citoyen psi
Il suffit qu’il partage un post qui leur semble dérangeant
Alors qu’il est explicitement dit
Dans l’Article 31 de notre Constitution [25]
Que parmi les libertés garanties
Il y a les libertés de publication
De celles qui ont trait à l’esprit
De pensée et  d’expression
Lors de l’interrogatoire qu’Emna CHARGUI a subi
Un des sept enquêteurs lui a déclaré franchement
Il faut comprendre que, quand, de religion, il s’agit
La liberté d’expression s’efface naturellement [26]
C’est en l’absence de son avocate qu’il lui a dit ceci
La justice ayant refusé sa présence, illégalement [27]

Comme, en ouverture, je l’ai écrit
Partagez ce pastiche largement
Cela apporte un réel appui
À la cause d’Emna en obligeant
Le parquet à nous poursuivre aussi
Ainsi en grand nombre nous serons
Devant la Cour pour le même délit
Ce qui changera l’évènement
Puisqu’il provoquera beaucoup de bruit
Dans les médias et dans l’opinion
À l’étranger et en Tunisie
À moins qu’il retrouve la raison
En relâchant Emna CHARGUI
Ou, alors, en se faufilant
Ce qui sera un fiasco pour lui

Notes

1. Note ajoutée le 01/07/2020, parue sur ma page Facebook :

Défenseurs des droits humains, demain jeudi 2 juillet 2020, reprise du procès d’Emna CHARGUI.

AMNESTY INTERNATIONAL vous invite à « partager cette photo pour demander aux autorités tunisiennes de respecter la liberté d'Emna Chargui d'exprimer son opinion et d'abandonner les charges retenues contre elle ».

L’image contient peut-être : 1 personne, lunettes et texte 

2. Note ajoutée le 02/07/2020 :

Ce matin, après avoir entendu les plaidoiries, le Tribunal de première instance de Tunis a décidé de reporter l’annonce du verdict au 13 courant.

3. Note ajoutée le 13/07/2020 : un verdict qui tarde à venir !

Il n’y a pas eu de décision prise, aujourd'hui lundi 13 juillet 2020, dans le procès d’Emna Chargui, et cela, pour des raisons d'organisation du tribunal (!). Le verdict serait attendu avant ce mercredi. (Source : Mathieu Galtier, correspondant du  quotidien Libération à Tunis).

4. Note ajoutée le 14/07/2020 : Le verdict de la honte 

Emna Chargui a été reconnue coupable « d'incitation à la haine entre les religions et les races »  et « d’atteinte au sacré et aux bonnes mœurs », par la Chambre Pénale près le Tribunal de Première Instance de Tunis, et condamnée à 6 mois de prison ferme, sous le chef de la première accusation, et à 2 000 dinars d’amende, sous le chef de la seconde, accusations qui ne reposent sur rien. Ses avocats ont fait appel.

Pendant ce temps-là, ceux qui ont relayés sur les réseaux sociaux des appels au viol et des menaces de mort à son encontre courent toujours !

Nous avons déjà connu de tels verdicts, mais, c’était pendant la Première république tunisienne, avant la promulgation de notre actuelle Constitution, voilà six ans.

En vérité, comme il est écrit dans le poème ci-dessus :

C’est un procès, entre autres, d’opinion
Alors qu’il est explicitement dit
Dans l’Article 31 de notre Constitution
Que parmi les libertés garanties
Il y a les libertés de publication
De celles qui ont trait à l’esprit
De pensée et  d’expression

Salah HORCHANI

[1] Il s’agit du pastiche coranique reproduit dans la photo d’ouverture - qui est de la plume de Sanaa BENDIMERAD, une amie virtuelle facebookeuse d’Emna CHARGUI, domiciliée en Algérie – que cette dernière a simplement repris tel quel de la page Facebook de Sanaa et posté sur sa propre page, post qui a engendré lesdites poursuites judiciaires. C’est un texte rimé, intitulé «Sourate Corona», écrit en prose, imitant à merveille, sous la forme et le rythme, le début de la Sourate 50 du Coran (سورة ق = Sourate  Qâf ), et que l’on peut traduire comme suit :

 Covid ۝ C’est le virus exterminant ۝ Ils se sont étonnés qu'il leur soit parvenu de la Chine lointaine, directement ۝Les mécréants ont dit que c’est une maladie tenace, uniquement ۝ Pas du tout, c’est la mort certaine, assurément ۝ Aujourd’hui, Il n’y a plus de différence entre rois et esclaves, absolument ۝ Ne faites confiance qu’à la science et abandonnez les traditions ۝ Et ne sortez pas pour acheter de la semoule, spécialement ۝ C’est un mal terrible, ne quittez pas vos maisons ۝ Et lavez-vous bien les mains avec du bon savon, souvent ۝ Le Grand Djilou dit vrai et a raison.

Djilou est un « internaute par qui le scandale arriva. Il est Youtuber et détient un chaîne Youtube dans laquelle il anime des débats sans aucune retenue, y compris sur les religions dont l’islam. Connu pour son franc-parler, il a baptisé son émission : "Ahdar wach habit, dis ce que tu veux" [la seconde partie de ce titre est la traduction de la première], chose qui a probablement inspiré Sanaa»*.

* https://www.lavantgarde-algerie.com/article/la-lutte/lhumour-au-banc-des-accuses-sanaa-cette-jeune-femme-harcelee-et-menacee-de-mort-pour-avoir-publie-un-texte-satirique-en-prose-coranique-sourat-corona

Le lien de ladite chaîne Youtube de Djilou est :

https://www.youtube.com/channel/UCLKaS7c5LwkmP2-M51U86Mg/featured

[2]  Selon plusieurs médias et son avocate Inès Trabelsi Emna avait partagé le lundi 4 mai 2020 ledit pastiche sur sa page Facebook. Aussitôt, le parquet avait ouvert une enquête et elle fut convoquée le lendemain, le mardi 5 mai, au poste de police de la Kasbah à Tunis. Le Mercredi 6 mai, elle fut entendue par le procureur général du Tribunal de première instance de la capitale – en présence de 6 autres « enquêteurs » (oui, je dis bien 6) - qui a décidé de la poursuivre pour « atteinte au sacré », « atteinte aux bonnes mœurs et incitation à la violence ».

Dans la vidéo suivante :

https://www.youtube.com/watch?v=9qbmURaSsk4

je fais remarquer que Kaïs SAÏED pastiche le Saint Coran, pour une cause  (voir ci-dessous) que je ne considère pas noble, personnellement - pour ne pas dire autre chose - et il se retrouve président de la République, et Emna CHARGUI reprend un pastiche joliment écrit du Saint Coran, pour une universellement noble cause, et elle va se retrouver le 28 mai devant une Cour correctionnelle. 

Ledit pastiche de Kaïs SAÏED imite l’une des plus belles Sourates du Coran, à savoir la Sourate 81 (سورة التكوير = Sourate At-Takwîr ), principalement ses versets 8 et 9, pastiche qui énonce :

إ ذا الدساتير سئلت ۝ بأي حبر كتبت ۝ لانتفضت فصولها وصرخت بنودها ۝ بحبر مستورد من عواصم غربية

et que l’on peut traduire par :

Si, aux Constitutions, on demandait ۝ Avec quelle encre ont été écrivaillées ۝ Leurs Chapitres se seraient dressés et leurs Articles auraient crié ۝ Avec de l'encre, des capitales occidentales, importée ۝ 

Kaïs SAÏED n’a pas présenté son pastiche par le biais d’un compte des réseaux sociaux, mais, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus, lors d’une conférence publique et solennelle, qui a eu lieu à la Faculté de droit de Tunis, où étaient présents à ses côtés, sur l’estrade officielle, des sommités de l’École de droit tunisienne en habits d'apparat parmi lesquelles on peut distinguer d’anciens doyens.

Tout cela implique qu’une condamnation quelconque d’Emna CHARGUI, si minime soit-elle, montrerait, sans appel, que notre justice est une justice des deux poids, deux mesures.

[3] https://www.businessnews.com.tn/Issam-Chebbi-appelle-%C3%A0-condamner-la-blogueuse-Emna-Chargui,537,98276,3

[4] https://www.realites.com.tn/2020/05/blogueuse-condamnee-pour-blaspheme-ne-pas-confondre-laicite-et-rejet-de-la-religion/

[5] Voir à ce sujet mon article-poème intitulé «TGI de Paris – Non-lieu dans le procès intenté par GHANNOUCHI Rached à mon encontre », publié sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/111117/tgi-de-paris-non-lieu-dans-le-proces-intente-par-ghannouchi-rached-mon-encontre

[6] https://www.youtube.com/watch?v=GYhO9ETur-Q

[7] https://www.theexmuslim.com/2020/05/05/algerian-and-tunisian-free-thinkers-under-threat-for-ridiculing-quran/

[8] https://lapresse.tn/62439/inauguration-aujourdhui-du-fonds-de-la-zakat-au-kram-un-pas-vers-le-califat/

https://www.businessnews.com.tn/hamadi-jebali-et-un-eikh-de-la-zitouna-inaugurent-le-fonds-zakat-du-kram,520,98671,3

[9] https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/051214/tunisie-fathi-layouni-l-avocat-des-policiers-violeurs-est-l-avocat-du-president-candidat-moncef

Pour la douloureuse affaire de Meriem, voir mon poème intitulé « À Meriem*, la jeune Tunisienne victime de policiers violeurs», paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/250514/meriem-la-jeune-tunisienne-victime-de-policiers-violeurs

Pour aller plus loin avec Fathi Layouni, voir le lien souvent :

https://www.tunisie-secret.com/Fathi-Layouni-un-ex-rcediste-au-service-d-Ennahda

[10] https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/250516/dixieme-congres-d-ennahdha-la-nouvelle-entourloupette-de-rached-ghannouchi

[11] https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/260418/municipales-tunisiennes-monsieur-simon-slama-vous-dites-qu-ennahdha-change

[12] Voir à ce sujet mon article-poème intitulé  « Tunisie-Élections : Le deal entre Ennahdha et Qalb Tounes, les débuts de Kaïs Saïed », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/111219/tunisie-elections-le-deal-entre-ennahdha-et-qalb-tounes-les-debuts-de-kais-saied

[13] Voir à ce sujet ma vidéo-poème intitulée « Terrorisme : Preuve par vidéo du dernier mensonge de Rached Ghannouchi », parue sous le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=dbsPTPL8MxQ

Dans le lien suivant, « le directeur de la communication d’Ennahdha, Jamel Aoui, a déclaré que Rached Ghannouchi n’est plus membre de l’Union en question et ce depuis la révolution [i.e. depuis 2011]».

https://www.businessnews.com.tn/article,520,76230,3

Cette Union est décrite dans la référence [5] ci-dessus comme suit :

Cette association doit au Qatar et à ses pétrodollars sa création
C’est une secte de salafo-fréristes qui se disent oulémas savants
Qui sont, dans les mouvements islamistes européens, très présents
Qui ont pris en otage l’Islam de France avec l’aide de ses gouvernants
Qu’ils soient de droite ou de gauche, ou d’une autre idéologique direction
En les amadouant au moyen de leur double discours, en les bernant
Et dont l’un des plus illustres représentants est Tariq Ramadan
Petit-fils du fondateur de la Confrérie des frères musulmans

[14] Voir à ce sujet mes deux articles et mon poème intitulés « Hommage aux représentants de la Tunisie plurielle exécutés par la barbarie islamiste », « Pour quand un intégral bien-vivre-ensemble tunisien ? » et «Je suis Paname !», parus respectivement sous les liens suivants :  

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/110115/hommage-aux-representants-de-la-tunisie-plurielle-executes-par-la-barbarie-islamiste

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/120115/pour-quand-un-integral-bien-vivre-ensemble-tunisien

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/141115/je-suis-paname

[15] Il s’agit de Hamadi Jebali, ex-chef du gouvernement nahdhaoui, dont il fut déjà question dans [8]. Voir, à ce sujet, ma vidéo (et le texte l’accompagnant) intitulée «Tunisie - Ennahdha a annoncé le 6ème Califat, avant celui établi par Daech», paru sous le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=MnM6BJdcSzc

[16] Le lecteur trouvera ci-dessous un échantillon composé de 16 de ces appels  – dont 13 sont des poèmes - concernant, de façon non exhaustive, les années 2019, 2018, 2016, 2014, 2012 et 2011. Le dernier appel de cette liste est adressé, spécifiquement, comme son titre l’indique, aux « Révolutionnaires Tunisiens de la Vingt-cinquième Heure ».

a. « Après les élections tunisiennes 2019 : Appel aux progressistes de tous bords ! », paru le 18/10/2019, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/181019/apres-les-elections-tunisiennes-2019-appel-aux-progressistes-de-tous-bords

b. «Présidentielles tunisiennes 2019 : L’heure est grave ! Appel à tous les modernistes ! », paru le 24/08/2019, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/240819/presidentielles-tunisiennes-2019-l-heure-est-grave-appel-tous-les-modernistes

c. « Tunisie – SOS islamisme : Appel au Peuple de gauche et aux Forces du progrès », paru le 08/08/2018, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/080818/tunisie-sos-islamisme-appel-au-peuple-de-gauche-et-aux-forces-du-progres

d. « 6 mai 2018 = Élections municipales tunisiennes = Danger islamiste imminent », paru le 18/04/2018, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/180418/6-mai-2018-elections-municipales-tunisiennes-danger-islamiste-imminent

e. « Élections municipales tunisiennes : L’élection de tous les dangers ! », paru le 14/04/2018, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/140418/elections-municipales-tunisiennes-l-election-de-tous-les-dangers

f. « Appel à Nidaa Tounès et aux modernistes à l’occasion des élections locales», chapitre 3 de mon article intitulé « Tunisie - Révolution An VII : Élections locales, entourloupettes d’Ennahdha », paru le 09/01/2018, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/090118/tunisie-revolution-vii-elections-locales-entourloupettes-d-ennahdha

g. « Appel aux modernistes tunisiens : Cris pour que survive le Jasmin ! », paru le 31/05/2016, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/310516/appel-aux-modernistes-tunisiens-cris-pour-que-survive-le-jasmin

h. « Tunisie 2014 - À mes compatriotes qui sont tentés de voter Ennahdha ou appendices ! », paru le 11/10/2014, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/111014/tunisie-elections-2014-mes-compatriotes-qui-sont-tentes-de-voter-ennahdha-ou-appendices

i. « Élections tunisiennes 2014 - Mon humble consigne de vote !», paru le 03/10/2014, sous le lien suivant :

http://blogs.mediapart.fr/blog/salah-horchani/031014/elections-tunisiennes-2014-mon-humble-consigne-de-vote

j. « Tunisie-Élections 2014 : Adhérents des partis démocratiques, révoltez-vous ! », paru le 09/08/2014, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/090814/tunisie-elections-2014-adherents-des-partis-democratiques-revoltez-vous

k. « Camarades, Amis et Citoyens, réveillez-vous !», paru le 29/06/2014, sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/290614/camarades-amis-et-citoyens-reveillez-vous

l. « Démocrates de tous bords, combattez, combattez le Projet des Islamistes Tunisiens !», paru le 18/08/2012, sous le lien suivant :

https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/democrates-de-tous-bords-combattez-121339

m. « Pour que le Printemps revienne, Modernistes tunisiens rangez vos égos et rassemblez-vous !», paru le 19/04/2012, sous le lien suivant :

https://www.legrandsoir.info/pour-que-le-printemps-revienne-modernistes-tunisiens-rangez-vos-egos-et-rassemblez-vous.html#reactions

n. « Tunisie : Supplique pour tous les jours !», paru le 18/11/2011, sous le lien suivant :

https://www.legrandsoir.info/tunisie-supplique-pour-tous-les-jours.html

o. « Tunisie : Appel à mes Compatriotes qui n’ont pas envie d’aller voter», paru le 23/10/2011, sous le lien suivant :

 https://www.legrandsoir.info/tunisie-appel-a-mes-compatriotes-qui-n-ont-pas-envie-d-aller-voter.html

p. « Appel aux Révolutionnaires Tunisiens de la Vingt-cinquième Heure», paru le 18/09/2011, sous le lien suivant :

https://www.legrandsoir.info/appel-aux-revolutionnaires-tunisiens-de-la-vingt-cinquieme-heure.html

[17] https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/030418/salah-zeghidi

[18] Il s’agit de Noureddine Bhiri, dirigeant historique d’Ennahdha et ministre de la Justice quand cette dernière était au pouvoir. 

Pour ce qui concerne son « rendement » lors de son passage dans ce Département on lit, par exemple, dans le lien ci-dessous, le titre « Noureddine Bhiri prend la place de Ben Ali à la tête du Conseil Supérieur des Magistrats ». C'est tout dire !

http://nawaat.org/portail/2013/01/29/tunisie-les-juges-decretent-lechec-de-la-reforme-du-systeme-judiciaire/

On y lit aussi :

« Le Conseil national du bureau exécutif de l’AMT [l’Association des Magistrats Tunisiens], alerte la société civile et l’opinion publique de la situation détériorée de la justice en Tunisie:
- Augmentation des pressions du pouvoir politique représenté par le ministère de la Justice sur les magistrats.
- Le pouvoir politique dirige les tribunaux
- Le ministère de la Justice contrôle des carrières des juges par les mutations, les promotions, des conseils de discipline alors que c’est le rôle de l’institution judiciaire et non exécutive
 ».

Rappelons, pour les non-initiés, qu’« Ennahdha est bien la succursale tunisienne de la Confrérie des frères musulmans », comme je l’ai prouvé, sans appel, dans un article, portant ce titre entre guillemets, paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/240316/ennahdha-est-bien-la-succursale-tunisienne-de-la-confrerie-des-freres-musulmans

[19] Voir, à ce sujet, mon billet et mes deux poèmes intitulés « Message posthume de Lotfi Nagdh au président tunisien Béji Caid Essebsi », «À Chokri BELAÏD…, "le Rossignol de la Liberté"» et «À Mohamed BRAHMI», parus, respectivement, sous les liens suivants : 

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/181116/message-posthume-de-lotfi-nagdh-au-president-tunisien-beji-caid-essebsi

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/110313/chokri-belaid-le-rossignol-de-la-liberte

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/250713/mohamed-brahmi

[20] Déjà, à cet époque,

Des lieux de culture et d’art ont essuyé de graves incendies
Comme le mausolée de Sidi Bou Saïd, contemporain de Saint-Louis
Des spectacles artistiques ont été empêchés d’être produits
Comme, à Menzel Bourguiba, celui de Lotfi Abdelli
Sous prétexte qu’ils porteraient atteinte à l’Islam et au sacré , pardi !
Terrifiant inventaire, œuvre  confirmée des « Enfants de Ghannouchi»
Subventionnée par les milliards venus du sous-sol d’Arabie
Dont, particulièrement, ceux des hydrocarbures qataris
Le Qatar, sponsor des destructeurs de la Syrie et de la Libye **

** Extrait de mon poème intitulé «Mes vœux pour 2019 », paru sous le lien suivant : 

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/311218/mes-voeux-pour-2019

Rappelle-toi Ennahdha
Il pleurait sans cesse sur Zarzis ce jour-là
Et tu marchais conquérante
Hautaine, dédaigneuse, méprisante
Envers tous ceux qui ne te suivaient pas
Envers tous ceux qui ne t’entendaient pas
Quelle connerie l’islamisme, crois-moi

Rappelle-toi Ennahdha
Il pleurait sans cesse sur Zarzis
Comme il pleurait sur le Palais Abdellia
Sur Sejnane, Sidi Bou Saïd et Tunis
À la Manouba, sur le mausolée de Saida Manoubia
Au cinéma Afric’Art, sur le  chef d’œuvre d’El Fani Nadia
Sur l’Hôtel Horchani à Sidi Bouzid, etcetera, etcetera***

*** Extrait de mon poème intitulé «10 ème Congrès d’Ennahdha : un petit clin d’œil à Jacques Prévert», paru sous le lien suivant:

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/190516/10eme-congres-d-ennahdha-un-petit-clin-d-oeil-jacques-prevert

[21] Voir, à ce sujet, mon poème intitulé « Prix Nobel de la Paix 2015 : une petite pensée pour le "Sit-in du Départ" », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/091015/prix-nobel-de-la-paix-2015-une-petite-pensee-pour-le-sit-du-depart

[22] Voir, à ce sujet, mon billet-poème intitulé « Le "frère" Rached Ghannouchi troque son titre de Cheikh contre celui de Professeur ! », paru sous le lien suivant :

https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/300418/le-frere-rached-ghannouchi-troque-son-titre-de-cheikh-contre-celui-de-professeur

Voir aussi mon article mentionné dans le dernier lien de la référence [18] ci-dessus.

[23] https://blogs.mediapart.fr/salah-horchani/blog/110918/ma-profession-de-foi-et-mes-dernieres-volontes

[24] Voir, à ce sujet, mon article ci-dessous et les références qui y sont citées.

https://www.legrandsoir.info/sos-jabeur-l-un-des-deux-athees-condamnes-de-mahdia-tunisie-lance-par-leur-comite-de-soutien.html

[25] Article 31 de la Constitution tunisienne : « Les libertés d’opinion, de pensée, d’expression, d’information et de publication sont garanties. Aucun contrôle préalable ne peut être exercé sur ces libertés».

[26] https://www.hrw.org/fr/news/2020/05/12/maroc/tunisie-interdit-de-rire

https://www.youtube.com/watch?v=Vd7ImlS9zkE&t=336s

[27] https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/05/18/en-tunisie-une-internaute-accusee-d-atteinte-au-sacre-bientot-devant-la-justice_6040043_3212.html

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