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Y a-t-il une alternative à notre avilissante servitude, à l’hégémonie politique du capitalisme et à son imaginaire calibré pour enrégimenter des travailleurs/consommateurs à la gloire de sa caste dominante ? Briser nos chaînes suppose de reconquérir la liberté de penser, de gérer, de faire, dont nous ont dépossédés les propriétaires de ce monde. Une autonomie intellectuelle, politique et pratique.
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Ce n’est pas un conte de Noël. La ruée du capitalisme sur l’industrie « verte » de transition donne lieu, comme partout, à un pillage des ressources et une entropie débridée. Exemple avec la forêt pyrénéenne, dans le viseur de grands prédateurs industriels, et avec la genèse d’une usine de bûches de bois densifié. Ou comment faire des bénéfices sous couvert d’un rhabillage marketing vert forêt.
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La chienlit politique franco-française n’est qu’une minuscule bulle parmi d’autres au fond d’une casserole sur le feu, annonçant le point d’ébullition. Le réchauffement climatique, qui vient de dépasser le fatidique 1,5 °C, semble avoir ce même effet sur les sociétés humaines, échauffant les esprits, agitant les individus, annonçant le chaos des éléments lorsque ce point d’ébullition est dépassé.
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La victoire d’un Trump libidineux est l’illustration du retour d’un patriarcat brutal, sur des principes masculinistes archaïques. Des hommes qui, sous couvert de politique, de religion, de compétition économique, veulent restaurer une domination sur le genre féminin, mais aussi sur toutes les minorités. L’héritage religieux et un capitalisme de fin de règne nous plongent dans la régression.
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Dans l’affaire du Doliprane, le pouvoir français joue l’argent public sur le tapis vert d’une transaction capitaliste, aux côtés d’un fond vautour américain tout en dégainant la « souveraineté nationale ». Une opération de com’, approuvée par tout l’arc politique. Cette molécule générique a vocation à tomber dans les communs, seul gage de souveraineté et seule réelle richesse des peuples.
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Avec « l’aide de Dieu », en toute bonne foi, ils massacrent des milliers d’innocents, torturent leurs opposants, étouffent leurs contradicteurs. Nombreux sont les chefs d’états, de partis politiques, de factions armées, dictateurs de la foi, à brandir, à côté du fusil d’assaut, l’aide que Dieu leur apporte dans leurs guerres forcément saintes contre les mécréants et les impies. Dieu est trop bon.
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Elle n’a pas eu l’occasion de fêter ses 12 ans. Emmy est décédée après de longues années de souffrances, empoisonnée dans le ventre de sa mère par l’agrochimie et ses cocktails mortels épandus sur des fleurs en culture intensive et importées. L’industrie chimique ne se pose aucune limite dans sa créativité morbide et transforme notre planète, lieu de vie, en un corps mort et contaminé.
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La révolte kanake, les émeutes en Martinique et Guadeloupe, ne sont que les énièmes secousses de ces Outre-mer qui arrivent au bout du système d’administration coloniale française. Les communautés crèvent de leur mise sous tutelle économique, d’une épuration culturelle, de l’explosion des inégalités et d’une jeunesse livrée à elle-même. La France est loin d’avoir terminé la décolonisation.
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Le monde se dirige vers un « avenir dystopique », dixit l’ONU, alerte passée sous un silence pesant. L’instabilité n’est pas seulement dans le climat, elle agite toutes les régions et tous les secteurs sociaux-économiques, entraînant une inflation d’inégalités, de déplacements de populations, de victimes de conflits et catastrophes, menant inévitablement à des dystopies, voire de sombres utopies.
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Alors que les électeurs ont majoritairement balayé sa politique et mis des bulletins protestataires, du NFP au RN, dans ses urnes, Macron sort de la naphtaline un baron de la droite la plus rance, courant ultra minoritaire à l’Assemblée. Que reste-t-il au peuple pour s’exprimer devant son insupportable mépris sinon les ronds-points, les ZAD et la rue ? De Bastille à l’Élysée, il n’y a qu’un élan…