Frédéric Moga

Dreux - France

Sa biographie
Publication Le clown et le loup, dans l'anthologie Le crépuscule des loups, éditions du Calepin Jaune.
Son blog
7 abonnés Le blog de Frédéric Moga
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  • Les châtaignes

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    Le journal déplié sur le trottoir n'en finit plus d'annoncer le chaos. C'est la fin du système bancaire et financier, la fin de l'Europe, la fin du monde tel que nous le connaissons. Nous allons rebasculer dans le Moyen Age. Les enfants de la crise ne connaîtront jamais de Trente Glorieuses.
  • Quoi de neuf, monsieur Chat?

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     Tout ce que je peux vous dire, c’est que ce matin, à une heure prématurée, alors que je descendais les escaliers d’un pas encore lourd de sommeil, je le vis.Le cadre de la fenêtre enceignait l’enchevêtrement de silhouettes familières qui, dessinées sur un papier de verre à double vitrage, se trouvaient suspendues sur le papier peint du couloir comme dans un musée. C’était la première fois que je me réveillais dans une galerie. Qui plus est, une expo à domicile. C’est étonnant, je vous l’assure.
  • Le monde est magnifique

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    Des enseignants qui s’immolent, ou bien qui attaquent des préfectures au sabre… des débats politiques interminables où l’on dit la même chose. Des nouvelles en provenance d’Israël qui n’en sont pas. Une allégeance quasi religieuse à un fabriquant d’ordinateur.C’est n’importe quoi.
  • Ciel de roses

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  • La dernière embarcation

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    Le jeudi 4 août, 300 migrants sont arrivés sur l'île italienne de Lampedusa. Ils étaient environ 400 au départ. La peur des balles. C'est certainement à cause des violences qu'elle s'est décidée à quitter la Libye pour rejoindre les côtes européennes dans une embarcation de fortune, et en premier lieu l'île de Lampedusa. C'est une sacrée motivation la peur.
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  • Édition Compliquons les intrigues

    1217

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    Mille deux cent dix-sept. J'ai retrouvé ce nombre inscrit au stylo rouge sur les pages de mon petit carnet à spirales. A l'endroit même où je plante certaines réflexions, certains événements dans le terreau blanc du papier satiné, afin qu'avec la nuit ils germent lentement jusqu'à devenir le lendemain matin un édito à détailler. Une petite coupe au traitement de texte, et voilà un arbuste de lettres qui fleurit sur Médiapart.
  • Édition Compliquons les intrigues

    Les cœurs secs

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    Il y a une fin pour chaque chose. Moi, j'aurais préféré qu'il n'y en ait pas. Mais voilà, elle est partie. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle semblait soulagée, comme si sa future solitude lui était plus agréable que ma modeste compagnie. Elle affirmait qu'être seule lui serait salutaire. De mon côté, la seule chose que je retiens, c'est l'image cruelle d'une femme qui part avec le sourire.
  • Édition La balle au bond

    Balle de plomb

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    Plan large. Nous sommes en direct d'Afrique du Sud. L'image tournoie sur ton téléviseur. Tu vois un grand stade posé sur la ville comme une énorme ruche aux alvéoles colorées.
  • Édition Compliquons les intrigues

    Entre les mondes

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    Au fond d'une bibliothèque, j'ouvre le journal en toute discrétion. Faut dire que j'ai réussi à pénétrer dans les lieux entre l'heure de fermeture et l'heure d'ouverture. Pris en étau entre le bureau et mes lunettes, je scrute impitoyablement l'actualité de ce milieu de semaine.
  • Édition Compliquons les intrigues

    Manque d'horizon

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    On ne devrait jamais tirer sur un bateau. Il vient de derrière la mer, d'un endroit que vous ne pouvez voir depuis le rivage. Il a emprunté un long chemin afin d'arriver par chez vous. Il ne faut pas tirer sur lui. S'il vient d'aussi loin, c'est qu'il a peut-être quelque chose à dire, non ?