Une interprétation aussi fausse que dangereuse, parce qu'elle nourrit la confusion des esprits, court à propos de l'expression "sang impur" dans la Marseillaise pour faire de ce sang impur celui des des "révolutionnaires", du "peuple" sacrifié pour la bonne cause. Les textes de l'époque démentent catégoriquement cette vision sacrificielle et a-historique. Il faut assumer son passé.
L’année 2016 commence avec la disparition, en tant qu’institution, de l’Institut d’Histoire de la Révolution française au sein des organismes de recherches nationaux. L’événement est important pour la communauté internationale des historiens et pour évaluer l’intérêt porté par notre pays à son patrimoine historique. ll faut relever les enjeux que cette situation soulève.
Dans les débats qui accompagnent aujourd’hui la volonté d’inscrire la déchéance de la nationalité dans la Constitution, des polémistes n’hésitent pas à remonter aux traditions républicaines pour montrer que la gauche anti-hollandaise viole ses héritages. Il faut ramener les choses à leur réalité : elles furent moins grandioses, plus tactiques et au final désastreuses
Le livre de Johann Chapoutot interpelle, par sa méthode d'investigation, tous les historiens qui, quelques soient leurs spécialités, cherchent à comprendre comment une opinion se forme autour d'un homme ou d'un courant, comment des actes cessent d'être monstrueux, comment des individus ordinaires participent à des projets effroyables. L'exemple du ralliement à Hitler et au nazisme, tel qu'il es
Le jour où la Terreur ne fut pas mise à l’ordre du jour 5 septembre 1793 et le jour où elle devint un « système » 11 messidor an II ou de la manipulation politique
Alors que la « terreur » devient un mot à la mode, il faut rappeler que la Révolution française ne mit pas en place un "système" mais que après la mort de Robespierre, l'accusation fut portée pour couvrir ce qui venait de se produire.