Le cirque Romanès ne semble pas être le bienvenu dans le XVIe arrondissement de Paris. Portes de caravanes fracturées, fenêtres explosées, canalisations d’eau percées, branchement Internet incendié et procédure judiciaire menée par des associations du quartier pour obtenir son expulsion. Le crime : être un cirque tzigane fier de l’être.
Cinq des sept acteurs sortent de l’école nationale de Cannes, l’ERAC. Ensemble, ils ont créé en 2014 la compagnie Les Naines blanches (comme les nuits ?) et tout ce qu’ils trouvent à faire, c’est de titrer leur premier spectacle « La Fin du monde ».
Deux places fortes du théâtre français, la Comédie française et le Théâtre national de Strasbourg, vivent depuis peu une nouvelle époque pleine de promesses portées par leurs nouveaux directeurs, Eric Ruf et Stanislas Nordey.
En 2007, Joris Lacoste, entouré de quelques pointures dont Emmanuelle Lafon, s’est lancé dans la formidable aventure de « L’Encyclopédie de la parole » dont, aujourd’hui, « Suite n°2 » déploie la puissance, simple et complexe, associant haute technicité et émotion pure, rythme et montage, polyphonie et décalage. Waouhhh !
Que peut-il y avoir de commun entre « Les Parapluies de Cherbourg » et une randonnée alpestre, entre Diderot et un paquet de Pepito, entre grosso et modo ? Un drôle de zig, sorti de l’école supérieure d’expression plastique de Tourcoing : Antoine Defoort.
Une soirée magique. Un auteur rare, Hans Henny Jahnn, dont on découvre une pièce « Pauvreté, Richesse, Homme et Bête » (quel titre !) jamais montée sur une scène française.
En quatre saisons, deux enterrements et un lieu unique (un restaurant provincial en basse saison), « Catherine et Christian, fin de partie » (prénoms des défunts) par le collectif In Vitro interroge le passage (et l’héritage) entre deux générations.
Tandis que Stanislas Nordey, le nouveau patron de l’établissement, joue « La Clôture de l’amour » avec Audrey Bonnet dans la salle d’à côté, Anne Théron, artiste associée (avec cinq autres) à la vie du Théâtre national de Strasbourg, ouvre une saison riche en créations avec « Ne me touchez pas ».
Après le fabuleux « Mahabharata » de 1985 qui commençait à la nuit tombante et s’achevait au lever du soleil, Peter Brook retourne au poème épique indien avec « Battlefield (après la bataille) », un spectacle qui passe comme un souffle léger en une heure quinze.