Une soirée magique. Un auteur rare, Hans Henny Jahnn, dont on découvre une pièce « Pauvreté, Richesse, Homme et Bête » (quel titre !) jamais montée sur une scène française.
En quatre saisons, deux enterrements et un lieu unique (un restaurant provincial en basse saison), « Catherine et Christian, fin de partie » (prénoms des défunts) par le collectif In Vitro interroge le passage (et l’héritage) entre deux générations.
Tandis que Stanislas Nordey, le nouveau patron de l’établissement, joue « La Clôture de l’amour » avec Audrey Bonnet dans la salle d’à côté, Anne Théron, artiste associée (avec cinq autres) à la vie du Théâtre national de Strasbourg, ouvre une saison riche en créations avec « Ne me touchez pas ».
Après le fabuleux « Mahabharata » de 1985 qui commençait à la nuit tombante et s’achevait au lever du soleil, Peter Brook retourne au poème épique indien avec « Battlefield (après la bataille) », un spectacle qui passe comme un souffle léger en une heure quinze.
Vient de sortir le n°5-6 des « Cahiers Armand Gatti », revue annuelle, avec cette fois un numéro double consacré aux Arts. Lesquels ? Tous. Gatti est un touche-à-tout qui chahute tout ce qu’il touche. C’est un homme à tout faire autrement.
C’est une histoire d’amour. Il y aura bientôt trente ans, l’acteur Serge Merlin lisait la traduction que vient tout juste d’achever Michel Nebenzahl de la pièce de Thomas Bernhard « Le Réformateur ». Et il tombe amoureux. Tout à la fois d’une pièce, d’une écriture, d’un rôle, d’un auteur. Merlin ne quittera plus Thomas Bernhard.
L’exposition « Osiris, Mystères engloutis d’Egypte » qui vient de s’ouvrir à l’Institut du monde arabe est doublement exceptionnelle. Pour la première fois, on approche très concrètement et en détails ces fameux mystères et non plus essentiellement de façon d’abord livresque.
« Finir en beauté » est le titre du spectacle écrit et mis en scène par Mohamed El Khatib qui ouvrira la saison trouée du Théâtre de la Cité internationale (TCI). C’est un beau spectacle créé au festival Actoral. Espérons que son titre ne soit pas prémonitoire. Car le beau TCI est en danger.
La nomination de Muriel Mayette à la tête de la Villa Médicis nous inciterait à adopter un air narquois (le fait du prince, hier comme aujourd’hui), si elle n’était pitoyable et donnait un éclairage calamiteux sur la façon dont ceux qui nous gouvernent considèrent en les déconsidérant des postes comme celui où l’ex-administratrice de la Comédie française vient d’être nommée.