La focalisation sur les « savoirs fondamentaux », confirmée en janvier, se décline désormais en feuilles de route académiques : loin d’être une perspective ambitieuse, c’est une démarche de régression, confirmant « une arithmétique politique des inégalités ».
Prescrite internationalement, la politique d’inclusion scolaire se traduit, dans l’expérience qu’en font enfants, parents et enseignants, par des difficultés diverses et des écarts entre les réalités concrètes et les objectifs universels. Le dossier consacré par la RIES à l’expérience du handicap à l’école dans des pays très différents permet d’en saisir les enjeux fondamentaux.
Quand des élèves réalisent un reportage radio, accompagnés par des professeurs et une journaliste, le lycée ne s’éloigne pas du cœur de ses missions, il crée au contraire une situation d’apprentissage qui va marquer durablement le parcours de formation des jeunes concernés.
Rien ne manque dans le discours sur la réforme du lycée professionnel : excellence, réussite. Les mots ne sont pas nouveaux, mais les discours, au fil des décennies, ne modifient pas la réalité d’un lycée professionnel chargé de prendre en charge massivement l’échec scolaire des jeunes issus de milieux populaires.
En 2007, le ministre partait à « la reconquête du mois de juin », mois de scolarité perdu pour les lycéens En 2023, avec les épreuves de spécialité de mars, la perte d’heures d’enseignement et la démobilisation des élèves ont commencé bien plus tôt.
Bien des traits de notre école d’aujourd’hui s’enracinent dans l’histoire multiséculaire de cette institution, comme nous permet de le comprendre la frise historique du CICUR.
Suffirait-il d’instiller plus de mixité sociale dans les établissements d’enseignement privé sous contrat pour réduire les inégalités scolaires ? Il faut voir, au delà des statistiques, ce qu’on enseigne, comment on l’enseigne et à qui. L’arbre de l’enseignement privé ne doit pas cacher la forêt des savoirs scolaires.
Parler au pluriel des politiques éducatives, des éducations au lieu d’en parler au singulier, c’est prendre le parti de l’éparpillement de l’action éducative si néfaste à son effet formateur sur les jeunes.
Venues de la recherche médicale, les données probantes prétendent sortir l’école de la crise en généralisant « ce qui marche ». Mais peut-on réduire la complexité de l’éducation à des chiffres ?
Aborder le genre à l’école, n’est pas qu’un exercice strictement grammatical ; l’enjeu éducatif est important, et ce d’autant plus qu’il est porté dans et hors l’école par les professionnels de l’institution dans leur diversité comme par les services départementaux concernés et l’éducation populaire.