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Ni égards ni patience. Le blog de Mačko Dràgàn

Journaliste punk-à-chat à Mouais, Télé Chez Moi, Streetpress...
Nice
À propos du blog
"Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards, ni patience". René Char. « Cet éditorialiste « de la street », contrairement aux commentateurs rémunérés du petit écran, injecte de l’humour,1 de l’autodérision, du doute partout où il le peut. Travailleur de l’ironie, Mačko manie la taquinerie avec brio pour mieux chatouiller les politiques et démasquer leurs aberrations. » Livia Garrigue, « Contester l'ordre policier - Mačko Dràgàn, un anar en Estrosie »
  • Le pouvoir n’a aucun droit, que des devoirs

    Par | 5 commentaires | 11 recommandés
    -et nous c’est l’inverse. Jamais plus que sous Macron le royalisme autoritaire n’aura autant contaminé un pouvoir qui continue à se prétendre démocratique. Il est donc nécessaire de rappeler les bases : on ne doit rien à ces bourges. Ils nous doivent tout. Ce sont nos employé·e·s. Et de Attal-tu-casses-tu-répares à Oudéa-l’école-publique-connais-pas, il va falloir qu’il s’en rendent compte.
  • Une littérature molotov – Soirée aux Parleuses avec Mačko Dràgàn

    Par | 6 commentaires | 19 recommandés
    Vendredi 12 janvier 2024, nous étions foule pour le lancement de mon Abrégé de littérature-molotov, à la géniale librairie féministe Les Parleuses, et en compagnie de Maud Pouyé, qui m'a questionné sur mon travail. Retour en vidéo sur ce moment où l'on a causé ennui des bouquins inoffensifs, imaginaires de sortie du capitalisme, pop-subversion et bien d'autres choses encore.
  • Manifeste pour une infinité de voix qui brûlent

    Par | 8 commentaires | 30 recommandés
    Voici le chapitre-manifeste de mon « Abrégé de littérature-molotov », à paraitre le 12 janvier, et portant sur l'histoire de ces écrits pop-subversifs aptes à nourrir nos luttes et à donner voix à l’humain comme au non-humain. « Il y a urgence à désincarcérer nos imaginaires de la voiture capitaliste en flammes -et la regarder partir en cendre de l’extérieur, en dansant, et en l’irriguant de notre feu ».
  • 2023-2024, et un amas d’images brisées

    Par | 59 commentaires | 87 recommandés
    Le moral dans les godasses. Une de mes personnes les plus chères a basculé. Des larmes plein les yeux. 2023 a été une belle année de merde. Je ne m’attends pas à mieux pour l’année à venir. Je fouille dans ma tête, cherchant des raisons d’y croire. Rien. « Qu’un amas d’images brisées, sur lesquelles frappe le soleil ».
  • Terreur partout

    Par | 99 commentaires | 161 recommandés
    La terreur nous empêche de réfléchir. Nous dévore. C’est sa fonction première : permettre aux dominants de nous limiter au registre unique de l’émotion brute. Pas de pensée. Pas de critique. Pas d’analyse : terreur partout. Appelant la haine, qui appelle à encore plus de terreur. Je ne vois pas comment tout ça pourrait bien se terminer.
  • « La justice n’a vraiment que ça à foutre »

    Par | 2 commentaires | 23 recommandés
    Je peux le formuler avec un « ? » si vous voulez mais la réponse sera toujours oui. Et la police aussi. J’ai couvert beaucoup de procès. Mais je saurais comment désigner la mascarade à laquelle j’ai assisté hier, énième jour d’audience des « inculpé·e·s du 8/12 », qui n’est qu’une mise en accusation de nos modes de vies et de luttes d’« ultra-gauchistes ». Récit consterné d’un procès consternant.
  • Porte-toi bien, petite madame

    Par | 23 commentaires | 60 recommandés
    Pas envie de parler de ce qu’il se passe. Faites l’amour, pas la guerre. Des Gilets Jaunes jusqu’à un été de luttes, nous nous sommes aimés. Tu es partie. Rassurez-vous, rien de trop perso dans ce récit. Je veux juste causer d’amour, on en a besoin. Dresser l’anatomie politique d’un parcours amoureux. Et « porte-toi bien, petite madame, je vous rends au bonheur » (Loïc Lantoine).
  • À mon père que je n’ai pas connu

    Par | 90 commentaires | 103 recommandés
    À mon père que je n’ai pas connu
    Tu es mort quand j'étais qu’un bout’chou de 3 ans. Hier, en faisant du tri, je suis tombé sur un mot de ta main, écrit alors que tu me regardais dessiner sur le tapis de notre HLM varois. Tu parles de moi, de tes, nos rêves. Tu n’as pas vu la suite. Ça n’a pas été facile. Mais je te jure que j’essaye de toutes mes forces de faire vivre ce monde magique que tu voulais pour moi, pour nous tous.
  • L’apocalypse au fond c’est pas si grave

    Par | 64 commentaires | 91 recommandés
    Je profite d’une pause entre une canicule et de la grêle pour vous annoncer deux bad news : 1/ l’humain est con 2/ il va le devenir encore plus, à cause de la chaleur. Et une bonne : tout ça ne va plus durer très longtemps. En même temps, qui regrettera l’humanité ? À moins qu’on enraye tout ça en gardant en tête que « nous sommes les seules armes qu’ils ne peuvent pas produire »...
  • Cette dystopie nulle et moche dans laquelle nous vivons

    Par | 15 commentaires | 60 recommandés
    Ou comment de riches mégalos débiles font de notre monde un enfer. État policier, injustice partout, cybertechnologies stupides sur fond de pensée managériale autoritaire, « on vit vraiment dans la dystopie la plus nulle du monde ... sans les costumes cools et les néons partout » (Bolchegeek). Il y a urgence à revivifier nos imaginaires d’un futur désirable, et à remettre du punk dans tout ça.