-
« Ce que nous avons perdu : inutile, ou pas envie, ici, de revenir sur ces aspects... Ce que nous avons gagné : chantiers solidaires, élans autogestionnaires, des gens qui se sont parlés, aidés, une radio, des associations qui se sont créées pour remonter la Roya et tenter de reconstruire à notre image une vallée toujours verte, mais plus durable, accueillante, résiliente, comme on dit ».
-
Ou : retour sur le #daubegate. Nice, mercredi 14h, un message tourne dans nos réseaux : « Resto ouvert lycée Sasserno, présence policière, action désobéissance, faites tourner ». Alors, par habitude, et confiance au réseau, on fait tourner. On partage même sur le Twitter de Mouais, sans comprendre vraiment, mais « action désobéissance », en général, ça nous plaît bien.
-
Squares, jardins, plages… la norme à Nice est la pose de grilles de défense dans tous les espaces de station prolongée non marchande, où l'on pouvait encore exister sans consommer, où parler, rire, danser, se reposer, s'aimer, lire. Nice, une ville qui se sent perpétuellement assiégée, de l'intérieur comme de l'extérieur. Mais est-elle si différente désormais des autres villes de France ?
-
Ce samedi 9 janvier a lieu à Brignais (69) une marche en hommage à Idir, mort au mitard. L'occasion de vous livrer le témoignage de trois détenues nous parlant de leurs conditions de détention et de la prison, « un monde à part, qui échappe au respect de nos droits. Ici, nous avons découvert tout l’inverse de notre devise : liberté, égalité, fraternité ».
-
Ils sont pas contents les journalistes ! La loi Sécurité Globale, z'aiment pas, ils disent que ça les empêchera de bosser tranquillou. Alors ils signent des pétitions, ils vont dans la rue, écrivent des tribunes et nous demandent de les soutenir, comme quoi la démocratie est en danger tout ça. Mais on se demande un peu : ils étaient où, avant ?
-
Les médias sombrent dans le discrédit : trop uniformes, trop coupés du réel. De son côté, art populaire par excellence, le rap a passé le cap de la quarantaine. Comme tout quarantenaire, il a bourlingué, a eu une jeunesse pétaradante et s’interroge pour la suite. Plus vivant que jamais, le rap a endossé un rôle de documentaliste pour les opprimés, les sans-voix, les relégués.
-
Les complotistes, le succès de Hold-Up en témoigne, sont partout, pas très étonnant quand l'angoisse galope à dos de COVID vers la fin du monde. La gestion actuelle de la crise COVID en laisse beaucoup sceptiques, c'est normal, et si l'on se fie aux médias, ou tu plies sans sourciller, ou t'es comploto bon pour l'asile. Et si la zététique, l'art du doute, pouvait nous aider à sortir de l'impasse ?
-
Loi dite de « Sécurité globale » : donner plus d’impunité à la police, est-ce raisonnable ? « Interpellé devant un collège, je pars au poste avec ces messieurs CRS parce que j'ai dit “ça me glace le sang ces armes devant une école”. J'ai un enfant autiste dans la voiture qu'ils veulent amener aussi, je campe pour empêcher ça en attendant que mon chef vienne le chercher. C'est beau. »
-
C’est fini la bamboche ! Ce second confinement, dû à l’incurie de l’exécutif, est un nouveau coup fatal pour le monde de la culture. Et notamment pour les librairies, et la petite presse libre, contre-pouvoir nécessaire mais privé de ses lieux de diffusion. Comme les expulsables en attente de la fin de la trêve, et comme les p’tits rouge-gorges, nous ne sommes pas sûrs de passer l’hiver…
-
« Concrètement, les détenus fumeraient en moyenne un demi-joint à trois joints par jour. Des chiffres stupéfiants lorsqu'on sait l'interdiction de consommer du cannabis en France, qui plus est derrière les barreaux….. » : « comment pallier ce problème dans un lieu où la violence, la fracture familiale, la détresse sont cloisonnées dans ces murs ? » Aucune réponse ! Parole de détenu.