Par Patrice Beray
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Les poètes africains contemporains le savent sans doute mieux qu’aucun autre en quelque endroit de la planète : la « muse » de l’Histoire est une bonimenteuse, qui s’y entend pour tromper son monde. Ce constat sans appel, c’est l’écrivain tchadien Nimrod qui, en d’autres termes, l’établit en introduction d’un dossier de la revue L’Étrangère réunissant quinze poètes de l’actuelle « galaxie africaine francophone ».
Les poètes ne peuvent pas avoir peur du vide, eux dont la voix risque à tout moment d’être coupée, comme suspendue sur la ligne du vers. Un mot de plus, ou de travers, et les voici qui quitteraient pour de bon la surface des choses, le domaine des vérités partagées, définies.
Par Patrice Beray
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Ekaterina est triste. L’auteur ukrainien russophone qu’elle a entrepris de traduire demeure injoignable. Dans sa Crimée profonde, il n’a pas le téléphone, peut-être pas de possibilité de liaison internet.
C’est un très beau et très sombre roman graphique intitulé La Racine de l’ombú, inédit en France, que viennent de tirer de l’oubli l’écrivain et traducteur Mathias de Breyne et le collectif d’édition toulousain CMDE. Ses auteurs ne sont autres que le peintre Alberto Cedrón (frère du fondateur du fameux Cuarteto) et l’écrivain Julio Cortázar.
Étonnante enseigne d’éditeur s’il en est que celle d’Æncrages & Co, où l’on retrouve comme un plaisir rare, reconduit de livre en livre marqué de son empreinte, le poète Matthieu Messagier.
Par Patrice Beray
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Le 16 novembre dernier, il neigeait à gros flocons sur la Tchéquie, au jour même de la mort de Zbyněk Hejda, à Prague. Moins connu que Vladimir Holan ou Jaroslav Seifert, ce poète découvert tardivement en France aurait sans doute aimé que son passage soit ainsi recouvert comme de simples traces à fleur de terre.
Entre nature et culture, parasitisme et symbiose des mondes humain et non-humain, Claude Tarnaud, l’auteur de L’Aventure de la Marie-Jeanne ou le Journal indien, évoque dans un texte plus tardif la figure du légendaire capitaine Nemo.
Par Patrice Beray
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Pour sa 31e édition, le Marché de la poésie a décidé de choyer l’Irlande, ses voix nombreuses, ses voix pleines. Le premier poète à paraître, furtivement, fut Paul Durcan, en périphérie de la place Saint-Sulpice, le 27 mai.