Par Patrice Beray
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Dans le temps physique qui s’écoule – celui de l’époque –, le poème s’accomplit à contretemps. Quand il fait retour, enfin perçu, il n’en est que plus éclatant de toute son ombre portée. Exemples avec la Catalane Maria-Mercè Marçal et l’Américaine Rosmarie Waldrop.
Par Patrice Beray
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Aujourd’hui animés par Marc Delouze et Dominique Delpirou, les Parvis poétiques ont célébré l’automne dernier leurs 30 ans d’existence. Ce dimanche, la scène de la Fondation Boris Vian dans le XVIIIe, à Paris, a vibré à des «voix de fait» singulièrement incitatives.
L’été dernier, à Lodève, j’ai croisé la route du poète roumain Ioan Es. Pop. Ce n’est qu’ensuite que j’ai su qu’il venait du pays des Maramures fabulé par son compatriote Dumitru Tsepeneag, et que j’ai pu découvrir son unique livre traduit en français, Sans issue.
Par Patrice Beray
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On connaît le mot cité en titre, il est d’Ossip Mandelstam*. Lequel ajoute : « La paix, les trêves ne surviennent qu’aux époques d’idiotisme social. » Il parle du combat que doit nécessairement mener la langue poétique. Et nous aussi, nous y sommes toujours dans ce combat. La preuve avec deux poètes de notre contemporain : Cédric Demangeot et Ariane Dreyfus.
Par Patrice Beray
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Comédienne, chanteuse, poète, faut-il s’étonner que pour son premier livre en prose, Emmanuelle Favier prête sa voix, d’un bout à l’autre des nouvelles de Confession des genres, à différents narrateurs, et qui plus est exclusivement masculins ?
Par Patrice Beray
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« Des murs, des murs, jusqu’au tombeau... », écrit James Noël, trois ans après le terrible séisme qui a frappé Haïti. « La terre qui a tremblé et qui a atteint l’épicentre de la mort le 12 janvier en Haïti ne doit pas nous faire oublier les murs », poursuit-il, tous les murs de par le monde.
Par Patrice Beray
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« Où vas-tu ? », c’est la question que pose Christian Prigent à la fin de “La Vie moderne”, son livre de poèmes paru cette année, et qui est une manière de prolongement, dans une veine épique plus familière, de son précédent et vertigineux “Météo des plages” (2010).
Par Patrice Beray
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À la manière de ce fantôme de soi, le meilleur de soi disait Marcel Brion, que chacun renfermerait par-devers soi, certains auteurs ne parlent que si on leur adresse la parole.
Ainsi semble-t-il en aller avec Jacques Dupin.
Élue « révélation jazz de l’année » à Marciac cet été, Sandra Nkaké performe sur scène exactement ce qu’elle ne cesse de répéter à son auditoire : être soi-même, c’est-à-dire comme elle au participe présent d’un creuset d’imprégnations
Comme dans ce bijou de chanson de Arlt, « Après quoi nous avons ri », il y a dans l’écriture lyrique telle qu’elle nous parvient encore un avant et un après, où le rire et la peur échangent sans que l’on y prenne garde leurs places respectives confrontés à l’état du monde qui nous entoure.