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Solo autofictionnel né de la rencontre de Dimitri Doré, adopté enfant en Lettonie puis élevé en France, avec le comédien-metteur en scène Jonathan Capdevielle, le spectacle part d’une quête d’identité et se déploie à travers la matière des « dainas », ces courts poèmes populaires lettons qui chantent l’amour, la douleur, la nature, la mémoire des ancêtres.
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À Marseille, Mathilde Aurier transforme un fait divers tragique en fresque polyphonique où l’intime se heurte au politique avec une ironie mordante. « 65 rue d’Aubagne » envisage la catastrophe comme rupture de langage, fracture entre les vivants, fissure du collectif. Ce que devient une ville quand ses murs s’effondrent.
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Au Théâtre de la Bastille à Paris, Aurélia Lüscher explore de façon audacieuse la mort dans la société occidentale contemporaine qui fait tout pour la tenir à distance. Délicate tentative de réconciliation avec le cycle de la vie, « Les corps incorruptibles » restaure le rituel funéraire en réinjectant de la poésie dans les funérailles.
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Pour le Studio 8 de l’École du Nord, Jonathan Drillet et Marlène Saldana revisitent très librement « Douze hommes en colère » de Reginald Rose, transformant le jury en autant de Donald Trump + 3. Farce hilarante sur l’absurdité du moment, « 15 Trumps en colère se noyant dans leur propre merde » confirme la résistance des auteurs-metteurs-en-scène au fascisme ambiant. Jubilatoire.
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Photo Élysée à Lausanne interroge ses collections en posant un nouveau regard sur les archives photographiques du studio Lehnert & Landrock, corpus d’images qui a façonné et diffusé l’iconographie d’un Orient fantasmé, exotique, profondément marqué par le contexte colonial de l’époque. Une relecture courageuse, à la fois critique et introspective.
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À Genève, la seconde édition de l’exposition-festival KorSonor, biennale hybride qui conjugue les arts sonores et visuels, accueille dix-sept artistes et plusieurs nouvelles productions, faisant du son, au-delà de sa célébration comme vecteur esthétique, un prisme politique, arme de résistance, miroir des enjeux socioculturels et politiques contemporains.
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À Paris, la galerie Maubert rend hommage à Sylvie Fanchon en proposant une traversée dans trente ans de création. « Expensive » explore, avec beaucoup d’humour, la valeur de l’art, le statut de l’artiste et sa désacralisation, tout en instaurant un dialogue avec des œuvres de Marcel Broodthaers et de Cathy Berberian.
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Pour sa première exposition monographique à la galerie Anne Barrault à Paris, Ibrahim Meïté Sikely invite à une plongée dans son univers personnel où se croisent le réel et le fantastique, les références culturelles populaires et les questionnements politiques. Véritable odyssée picturale « Je deviendrai ce que j'aurais dû être » dévoile une peinture à la fois douce et violente, comme la vie.
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Seule sur scène, Jessica Guilloud évoque son enfance en Isère, la maison où elle a grandi, sa famille, la salle des fêtes où l’on célèbre les anniversaires, la classe populaire rurale blanche dont elle est issue. Stand up triste co-écrit et mis en scène par Laurène Marx, « Jag et Johnny » dit la difficulté de revenir chez soi quand on est un transfuge de classe.
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À La Commune CDN d’Aubervilliers, Olivier Coulon-Jablonka et Sima Khatami s’emparent de l’affaire Rémi Fraisse en proposant le procès d’un non-procès. Avec les dix mille pages du dossier d’instruction pour scénario pris en charge par sept comédiens, « Non-lieu » mène une enquête sur l’enquête et sur le fonctionnement de la machine judiciaire.