Retour sur la conclusion de la tribune #NoFakeScience postulant une « science sans patrie » en partant d'une citation tronquée de Pasteur. L'exemple du duel franco-américain sur la découverte du VIH invite à corriger ce postulat.
Le collectif #NoFakeScience tolère-t-il la manipulation des sciences humaines et sociales à des fins racistes ? Si non, pourquoi avoir accepté la signature de la journaliste Géradline Woessner, qui a inventé une science démographique justifiant la théorie du Grand Remplacment ?
Par Mérôme Jardin
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« L’état de nos connaissances ne saurait être un supermarché dans lequel on pourrait ne choisir que ce qui nous convient et laisser en rayon ce qui contredit nos opinions », affirme une tribune qui... fait très exactement ce qu'elle dénonce.
En dix jours, deux fondateurs du Printemps républicain, Laurent Bouvet et Jérôme-Olivier Delb, ainsi qu'une personnalité proche de ce mouvement, Françoise Laborde, ont relayé des faux montés par l'extrême-droite.
Cafouillage au gouvernement entre la porte-parole qui évoque des normes d'hygiènes, inexistantes selon le ministère des sports. Ce même ministère alerte sur les « discriminations indirectes pour des raisons religieuses » qui résulteraient d'une invocation sans preuve de l'hygiène.
Critiquer le Printemps républicain serait une atteinte à la liberté d'expression, selon Gilles Clavreul. Enième dévoiement d'un principe démocratique et d'un droit fondamental que l'intéressé et son groupe sont les premiers à malmener.
Le Printemps républicain s'assoit sur la présomption d'innocence, le droit de la défense et la liberté de la presse. Il justifie les violences policières. Il entend définir les droits et les devoirs des journalistes de façon très simple : être d'accord avec le Printemps républicain.
Ce dimanche à 14 h 30 se tient la première marche des fiertés en banlieue à Saint-Denis (place de la Résistance et de la Déportation). Voici un extrait de la charte liée à l'appel.
Le programme porté par Nathalie Loiseau et la liste Renaissance promet une plus grande indépendance des politiques par rapport aux lobbys privés. La politique française à l'Assemblée mondiale de la santé montre, s'il en était besoin, des pratiques opposées à ces promesses. Sachons nous le rappeler demain.