Après une autre convention citoyenne sur « le climat » qui a été organisée en 2019-2020 dont l’exécutif a largement négligé les conclusions, le Chef de l’État Emmanuel Macron vient de lancer une nouvelle convention citoyenne sur « les temps de l’enfant », notamment sur les temps de vacances et les horaires scolaires dont on peut penser qu’elle aura le même destin.
Fort imbu de sa formule qui concernait d’abord l’Ecole, Gabriel Attal en mal de reconnaissance l’a reprise et étendue sans limite, sans préciser ce que cela peut être. Sans doute un « élément de langage » en vue d’une élection présidentielle, la forme l’emportant toujours sur le fond dans l’inflation verbale permanente.
Ce serait du moins un retour à « l’esprit des écoles normales » selon la formule employée par François Bayrou en préambule de la présentation vendredi dernier dans une école primaire de Rueil-Malmaison d’un projet de formation des enseignants. Mais de quel « esprit » peut-il s’agir ? La « normalisation » ! « Esprit, es-tu là ? »
La ministre de l’Éducation nationale vient d’annoncer une mesure que l’on n’attendait pas, compte tenu des nombreux problèmes qu’elle a à envisager avec une tout autre urgence, et surtout compte tenu des annonces faites il y a déjà une quinzaine d’années par Xavier Darcos et Nicolas Sarkozy.
Elle a effectivement mis en place une circulaire qui a eu son temps de célébrité, dans un contexte historique particulier, pour s’attaquer à une certaine « culture de l’étouffement » en matière d’agressions sexuelles à l’Ecole. S‘attaquer personnellement à elle pour tenter de se défausser en dit long sur ce que François Bayrou est capable de faire dans sa situation.
C’est ce qu’a proposé la nouvelle ministre de l’Education nationale Elisabeth Borne le 15 janvier dernier, avec semble-t-il le soutien réitéré dimanche dernier du président de la République Emmanuel Macron. Mais dans notre période de montée des températures, cela peut-il vraiment tenir la route ? Retour sur un historique significatif.
Claude Allègre est parti de ce monde. Il avait été obligé de partir du gouvernement (pour ne plus jamais y revenir) à la suite de journées de grèves puissantes où le taux de grévistes déclarés par le ministère a atteint le sommet de 68 % le 16 mars 2000, jamais égalé sous la cinquième République selon les taux officiels.
En une vingtaine d’années pour l’une et une dizaine pour l’autre, la nomination à la tête du ministère de l’Education nationale d’une personne ayant fait ses études dans le privé ou du genre féminin n’a plus constitué une surprise. Il n’en va pas de même pour le va-et-vient inversé de Premier ministre vers celui de ministre de l’Education nationale.
Gloire au « pauvre Péguy » : c'est ce que réussit avec talent et justesse Jean-Michel Wavelet dans son dernier ouvrage : « Charles Péguy, le rempailleur de textes ». On sera plus réservé sur la glorification de l’aphorisme prononcé par Péguy en 1913 valorisant : « les hussards noirs de la République » (en prenant en considération la « noirceur » de leur devenir).
Le ministre délégué à la ‘’réussite scolaire’’ s’en est pris au projet de programme d’éducation à la vie sexuelle en prétendant qu’il incluait la ‘’théorie du genre’’, ce qui n’est nullement avéré. Mais en l’occurrence, c’est ‘’naturellement ‘’que ‘’la nature’’ a bon dos. Et cela vient de loin et a des racines très ‘’historiques’’ tenaces.